‹ Du Traitement Chirurgical De L'HydrocephalieChapitre 3 sur 20 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Nous avons intitulé notre travail « Traitement chirurgical de. l’'Hydrocéphalie » en prenant le mot Hydrocéphalie dans toute son extension.

Ce mot a malheureusement de nos jours une tendance croissante à ne réveiller dans notre esprit que l’idée de l’'Hydrocéphalie chronique qui, si elle n’est peut-être pas la plus commune, frappe le plus notre œil et notre imagination par l’aspect monstrueux qu’elle donne à une tête d'enfant, et la terminaison, le plus souvent fatale, qu’elle entraine. Cette inclination regrettable à n’entendre par « Hydrocéphalie » que lHydrocéphalie chronique, à prendre la partie pour le tout, est, nous le répétons, regrettable. Nous ne

. saurions trop insister, dès le début de notre étude, sur ce fait

qu'il existe plusieurs espèces d'Hydrocéphalies. On en a fait deux groupes principaux :

40 Zes Hydrocéphalies chroniques.

20 Zes Hydrocéphalies aiguës.

Il est indispensable que nous décrivions aussi succinctement que

possible chacune d'elles. Nous ne voulons pas faire un tableau

étiologique, symptomatologique, anatomo-pathologique, etc., complet.

Il ne serait que la copie des articles des différents traités classiques. Comme dans toutes les Hydrocéphalies possibles, le traitement

chirurgical peut se résumer à un fait : « amener par un moyen plus ou moins perfectionné, l'écoulement du liquide cérébro-rachidien en excès »; nous allons passer en revue chacun des groupes d'Hydrocéphalie pour voir comment l’hypersécrétion s’y fait, quels caractères elle affecte, quels symptômes surtout elle détermine. Ce dernier point est capital. C’est sur sa détermination que repose en principe lintervention chirurgicale. Avant de nous évertuer à amener l'issue du liquide cérébro-rachidien, il faut évidemment savoir quel mal causait sa présence et quel mieux nous avons à espérer de son évacuation.

Mais, auparavant, nous tenons à écarter complétement de notre sujet certains cas auxquels on a appliqué la dénomination générale « Hydrocéphalie » et qui ne sauraient entrer dans notre étude. Dans ces cas, le liquide épanché provient de la dissociation d’un ancien hématome. Il est séreux d'apparence, citrin, très albumineux, le plus souvent trouble, mélé de particules sanguines, altérées, maintenues en suspension, ou de caillots plus ou moins anciens et dégénérés. Ces épanchements, d’ailleurs tout extra-ventriculaïres, sont la conséquence d’une pachyméningite et ne sont donc pas du ressort de l’Hydrocéphalie proprement dite, mais de celui des inflammations de la dure-mère et des hémorragies qui se font à Ia surface des méninges.

HYDROCÉPHALIES CHRONIQUES

NA

Les Hydrocéphalies chroniques peuvent être rattachées à deux chefs spéciaux :

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