‹ Du Traitement Chirurgical De L'HydrocephalieChapitre 7 sur 20 · FRÉQUENCE DE L'HYDROCÉPHALIE DANS LA MÉNINGITE · texte numérisé non relu

FRÉQUENCE DE L'HYDROCÉPHALIE DANS LA MÉNINGITE

Depuis le travail de Robert Whytt, qui fait époque dans l’histoire des méningites, les médecins rapportèrent tous les symptômes de la méningite aiguë à l’épanchement séreux ventriculaire.

AR

Méconnaissant l’altération des membranes séreuses méningiennes, ils firent des méningites de véritables Hydrocéphalies essentielles. Le phénomène primitif pour eux, c'était l’épanchement du liquide dans les ventricules.

En réalité, l'hypersécrétion de liquide céphalo-rachidien n’est pas la manifestation primitive de la méningite; ce n’est pas elle qui est la cause première de tout le mal.

Cette altération primordiale réside dans l’inflammation des méninges, inflammation qui, toujours, est d’origine infectieuse.

Au point de vue de l’étiologie de la maladie, les anciens se faisaient done une idée bien fausse de la méningite; mais, s'ils ignoraient l’inflammation elle-même, l'exsudation qui en est la conséquence immédiate n’avait point échappé à leur observation.

Dans toute séreuse enflammée, l’exsudation est le premier phénomène que la phlogose entraine à sa suite; les méningites'ne font point exception à cette règle générale, L’Hydrocéphalie, ou exagération de la quantité de liquide céphalo-rachidien contenu dans les ventricules et les espaces sous-arachnoïdiers du cerveau, est donc la règle dans la méningite.

Les méninges sont ordinairement atteintes tout d’abord dans leur portion péri-cérébrale par le processus phlegmasique. La pie-mère, l’arachnoïde, le tissu cellulaire sous-arachnoïdien participent simultanément au processus inflammatoire. L'augmentation du liquide des espaces sous-arachnoïdiens d’abord, l’extravasation séreuse des mailles de la pie-mère et limbibition des couches corticales du cerveau ensuite en sont la conséquence fatale. L’Hydrocéphalie méningée extra-ventriculaire se trouve ainsi constituée.

Mais le processus inflammatoire ne se localise pas aux méninges extra-cérébrales ; il se propage aux méninges intra-ventriculaires, c'est-à-dire aux plexus choroïdes, à la membrane choroïdienne, à la membrane épendymaire. Il en résulte une exsudation plus où moins abondante de sérosité qui s’amasse principalement dans

Page 1