V. — Son traitement
Le traitement des goitres basedowifiés a soulevé beaucoup moins de discussions que celui du goitre exophtalmique :
1° Les indications n’en sont guère critiquées: la présence d’une lésion tumorale localisée entraîne la conviction: point n’est besoin de traitement médical, seule
l'ablation de l’adénome, cause des symptômes, peut faire cesser l'état d’hyperthyroïdisme.
2° Pas de discussion non plus au sujet du {ype opératoire: il est évident que les ligatures sont inutiles et inefficaces dans l’adénome toxique qui est en quelque sorte exclus du reste de la glande, La logique commande une opération glandulaire, mais le plus souvent on s'adresse non à une thyroïdectomie, mais à l'énucléalion qui semble indiquée par la nature même de la tumeur, Enucléalion simple en cas de nodule unique, énucléation résection si on a affaire à un goitre multinodulaire, résument la conduite restée classique chez nous depuis 1910.
3° Quant aux résullals, leur qualité s'oppose à ceux du traitement du vrai Basedow. Mortalité opératoire beaucoup plus faible d’abord, car il est très rare d’observer d’intenses réactions hyperthyroïdiennes post-opéraloires. Certitude beaucoup plus grande des résultats éloignés surlout. Tous les auteurs américains ont insisté sur la rapidité de la guérison après l’ablation de l’adénome; en deux semaines en général le métabolisme basal est ramené à sa valeur normale, les troubles cardiaques même graves régressent rapidement et l’on a vu des malades asystoliques véritablement resuscités. MM. Gallavardin, Gaté, en ont rapporté des cas frappants à la Société Médicale des Hôpitaux de Lyon. De plus, cette guérison est le plus souvent intégrale et se maintient telle ultérieurement; ainsi que le faisait remarquer M. Santy : «La guérison est beaucoup plus complète que dans les thyroïdectomies pour Basedow. Il semble que
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dans l’adénome toxique, une fois le goitre enlevé, ia guérison soit définitive et qu’il ne soit plus question ensuite d’état thyroïdien. »