CERTAINE
L'hypertrophie thyroïdienne diffuse avec périthyroïdite scléreuse et vascularisation intense est déjà une preuve que la glande est en état d'hyperactivité et doit iogiquement être considéré comme la cause des troubles d'autant plus que ces modifications existent de façon absolument constantes: « Il n’y a pas anatomiquement de goitre exophtalmique sans altérations thyroïdiennes », disait Kocher.
Mais, outre ces constations d'ordre macroscopique, les études histologiques récentes ont donné à la théorie hyroïdienne un support anatomique d’une précision absolue. Si pendant longtemps on lui opposa l'inconstance et la variabilité des lésions rencontrées au microscope, les recherches de nombre d'auteurs et surtout de Roussy et Clunet en France, ont démontré que lhyperplasie épithéliale est la règle et pour ainsi dire spécifique. D'autre part, Roussy et Clunet ont insisté sur la similitude qui existe entre l’hyperplasie du goitre exophtalmique et l’hypertrophie compensatrice expérimentale que l’on note chez l'animal sur le fragment : thyroïdien laissé en place après une ablation subtotale de la glande. Ce fail indique clairement que dans le Basedow il s’agit d'une glande en hyperactivité, donnant une sécrétion excessive, tout comme le fragment laissé après la thyroïdectomie expérimentale, La thyroïdectomie faite pour réduire la quantité de parenchyme sécréteur est une opération peut-être un peu brutale et aveugle, car on ne sail où siègent les plages maxima de lé-
sions, mais parfaitement légitime du fait de ces constatations anatomo-pathologiques. La théorie thyroïdienne est du reste la seule qui puisse prétendre à avoir un
* Substratum anatomique véritablement sérieux par sa
constance.
3° LA THYROÏDECTOMIE EST LÉGITIMÉE PAR LA QUALITÉ DES RÉSULTATS QU'ELLE PROCURE.
Sans vouloir empiéter sur l'étude des résultats de la
thyroïdectomie, il est certain que leur qualité opposée
aux échecs des autres méthodes la justifie pleinement;
“{oujours la suppression du corps thyroïde atténue dans
des proportions considérables le syndrome basedowien. Quand quelques jours après l’opération le malade se sent mieux, qu'il dit lui-même avoir une sensation de calme inconnu depuis longtemps, qu’il cesse de souffrir de palpitations, que le métabolisme basal baisse brusquement, n'est-ce pas une preuve du rôle de la thyroïde dans la pathogénie de Basedow et de l'efficacité de son
ablation? De plus, la loi de Kocher se vérifie presque
toujours et le degré de guérison dépend beaucoup de la quantité de tissu enlevé. On cite souvent en objection les cas où l'intervention ne procure aucune améliora-
tion, mais il y thyroïdectomie et thyroïdectomie, l’exé-
rèse d’une quantité quelconque de lissu ne constitue pas
une intervention suffisante et, de plus en plus, il s'avère qu'il s’agit alors de résection économique et qu'une exé-
rèse secondaire complète en général la cure. I est re-
marquable en effet de voir combien récidive ou persis-
tance de troubles résiduels marchent de pair avec la
réapparition d'une hypertrophie locale,