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En résumé, la théorie thyroïdienne reste la vraie el tous les arguments donnés contre elle sont sans valeur réelle (existence de goitre exophlalmique sans goitre, existence d'exophtalmie unilatérale, variabilité des rapports entre les troubles et la tuméfaction thyroïdinne, existence de cas à début brusque à la suite d'émotions ou de traumatisme). Ce rôle indiscutable est pour le chirurgien le fait primordial qui légitime le principe de la thyroïdectomie.
Quant à ce qui est de savoir par quel mécanisme exact agit la glande basedowienne et si elle agit seule ou en corrélation avec d’autres organes, ce sont des questions d'ordre secondaire et sur lesquelles nous ignorons beaucoup à l’heure actuelle. Il est bien difficile de préciser s'il s'agit d’hyper ou de dysthyroïdisme, si la sécrétion est normale mais en excès ou simplement altérée, car nous manquons de preuve chimique directe. Il est possible également que la glande agisse en relation avec d’autres glandes endocrines, en particulier avec la surrénale (Eppinger e£ Hess), pour engendrer le syn-. drome, mais cela ne modifie en rien les directives du À traitement.
Quel que soit le primum movens, qu'il soit dans la glande ou qu'il parte d’ailleurs, le corps thyroïde reste le centre du processus et même si on voulait prétendre que la viciation de la sécrétion n’est que secondaire, c'est encore contre elle qu’il faudrait agir puisque c’est elle qui est la cause véritable des troubles. Demain, nous serons peut-être capables d'agir par des moyens chimiques où biologiques; aujourd'hui, la thyroïdectomie reset le procédé le plus légitime et le plus efficace,
Les divers types de thyroïdectomie Evolution des idées en ce qui concerne l’étendue à donner à la résection de la glande
Dés la naissance de la chirurgie du Basedow, trois modes d’exérèse furent discutés : la résection totale de la glande, l'hémithyroïdectomie la thyroïdectomie subtotale marquant la (ransilion entre ces deux procédés. De tous temps chacune de ces opérations connut des défenseurs et des détracteurs. En 1910, l'opinion régnante au Congrès de chirurgie était nettement en faveur de l’hémithyroïdeclomie qui était déclarée l’opération de choix. Mais depuis cette époque, l’évolution s’est faite dans le sens d'opérations plus larges et radicales qui sans atteindre à la suppression de la totalité de la glande enlèvent la majeure partie du parenchyme
thyroïdien.
L’Hémithyroïdectomie
Les premières tentatives faites dans la maladie de Basedow furent des extirpalions totales de la glande, pratiquées et défendues surtout vers la fin du x1x* siècle par les chirurgiens allemands à la suite de Rehn. Mais ainsi que l'avaient fait prévoir les constatations premières de Kocher et Reverdin, les résultats en furent malheureux, marqués par l'apparition de myxœædème et de tétanie post-opératoires, par la fréquence des lé-
sions des nerfs récurrents,