‹ Du Traitement Chirurgical de la Maladie de BasedowChapitre 94 sur 110 · STONE · texte numérisé non relu

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e) 2 états stationnaires ou récidives, soit 8,5 % (obs. 11 et 25. Mais pour être exact, il faut tenir compte en plus des récidives survenues après hémithyroïdectomies et réopérés secondairement ; ces cas que nous avons fait figurer dans la statistique de thyroïdectomies subtotales sont au nombre de 3 (obs. 36, 37, 88), et portent à 5 le nombre des récidives sur 28 thyroïdectomies partielles, soit 18 %.

2° 20 thyroïdectomies subtotales, avec :

a) 2 morts, soit 10 % (obs. 39 et 51).

db) 5 guérisons soit 25 % (obs. 36, 40, 41, 46, 49).

c) 8 grandes améliorations, soit 40 % (obs. 34, 85, 37, 38, 43, 44, 47, 48). :

d) 4 améliorations simples, soit 20 % (obs. 42, 50, 52, 53).

e) 1 cas d'aggravation par apparition de tétanie secondaire mais avec amélioration lardive du syndrome hyperthyroïdien {obs. 45).

La thyroïdectomie sublotale donne donc un plus gros pourcentage de quérisons vraies, une plus forte propurtion de grandes améliorations, el une diminution des résultats imparfaits et des récidives. De plus, d’après ce que nous avons vu, nous pouvons affirmer que les résultats sont beaucoup plus rapides : au bout de 3 ou 4 mois, les malades sont grandement améliorés, beau-

coup plus qu'après les lobeetomies unilatérales,

Influence de la thyroïdectomie sur les divers symptômes hyperthyroïdiens

Tous les symptômes que présentent les basedowiens ne sont pas influencés au même degré par la résection thyroïdienne. De l’étude des résultats éloignés, nous

pouvons tirer les données générales suivantes :

1°) Les modifications les plus importantes qui surviennent chez les opérés sont relatives à l'état général.

Les basedowiens graves se présentent comme de vérilables intoxiqués : en voie d’amaigrissement progressif, parfois voisin de la cachexie, ils perdent leurs forces, sont obligés d'abandonner leur travail du fait de cette asthénie et de l’exacerbation des troubles fonctionnels qui accompagne tout effort. Or, les effets de l’iniervention sont à ce point de vue remarquables. La reprise de poids est la règle et il n’est presque pas d’opéré qui au bout d’un certain temps n’accuse un gain notable. Nous avons vu souvent des malades reprendre entre 15 et 20 kgs en l’espace de quelques mois et l’une d'elle (obs. 46) dans un état de cachexie avancé au moment de l'opération engraissa de 30 kgs en quatre mois En même temps, les opérés voient disparaître cette sensation de faiblesse, accusent un état de bien être, retrouvent leurs forces et beaucoup arrivent rapidement à mener à nouveau une vie normale et à reprendre un travail parfois pénible. Il est fréquent de voir un retour à une capacité de travail intégrale coexis-

tant avec la persistance d’autres symptômes hyperthyroidiens et plusieurs de nos malades de clientèle hospitalière qui cependant conservaient un pouls rapide, de l’exophtalmie, ont repris sans fatigue les travaux de l'usine ou des champs.

2° L'amélioration des troubles fonctionnels est également la règle.

Tous les opérés se déclarent plus ou moins libérés des troubles qui les tourmentaient avant l'opération. Les palpitations douloureuses diminuent souvent dans les jours qui suivent l’interventoin ; celte amélioration se poursuit dans la suite, mais il n'est pas rare cependant de les voir persister en partie, ne revenant alors qu’à intervalles espacés et sous l'influence de causes occasionnelles {els que émotions et travaux pénibles. La dyspnée d'effort avec sensation de constriction laryngée, les troubles vaso-moteurs et sécrétoires tels que sueurs, bouffées de chaleur, diarrhée sont tou. jours très heureusement influencés ou disparaissent complètement. Les règles fréquemment irrégulières chez les basedowiennes reprennent leur rythme et leur abondance normales. L'état de nervosité se calme ef cette tranquilité avec disparition de linsomnie est un bénéfice de l’opération sur lequel les malades insistent avec le plus de complaisance ; cependant la persistance d’un léger état d’excitation nerveuse est un fait fré-

quent.

3° Les signes physiques sont par contre moins nettement et moins constamment influencés,

Le tremblement cependant est un symptôme sur lequel l'opération agit remarquablement ; il disparait en général et s’il persiste il est toujours très léger ; telle notre malade qui avait un tremblement tel qu'elle laissait tomber tous les objets et qui après l'intervention n'en présentait absolument plus, tel encore le malade dont parlent Brodersen et Harbitz qui champion de tir et ayant du abandonner ce sport fut à nouveau plusieurs fois lauréat après l'intervention.

Si la tachycardie est toujours influencée et se réduit pour tomber au-dessous de 100, il est plus rare cependant de voir le pouls revenir complètement à la normale ; il se maintient aux environs de 80 à 90 et garde longtemps son caractère d’instabilité.

L'exophtalmie est avec la tachycardie te symptôme le plus tenace ; sa régression complète et définitive se voit, mais lexophtalmie persiste telle quelle ou atténuée dans 50 % des cas environ. Sa disparition en tous cas est plus lente que celle des autres symptômes ct à plusieurs reprises nous avons noté qu'elle n'est pas symétrique, des malades vus de façon espacée après l'intervention présentant une prédominance de l’'exorbitisme tantôt sur l’œil gauche, tantôt sur le droit, De plus après une diminution rapide dans les premiers mois, il est fréquent de la voir se stabiliser et les yeux conserver une proéminence qui ne décroit plus.

4° Influence de la thyroïdectomie sur le métabohisme basal :

Le métabolisme est toujours influencé par la thyroidectomie, C’est ainsi que Mayo le voit revenir à la nor-

male dans 50 % des cas et descendre à un taux moyen de + 14 pour 100 dans les autres cas ; qu’Elliott sur 100 cas de thyroïdectomies subtotales le trouve normal dans 87 %, de + 10 pour 100 dans 5 %, et de + 10 p. 100 dans 8 %.

Nous donnons ici les modifications imprimées au métabolisme des opérés dans les cas où il a pu être calculé.

a) Métabolisme basal dans les hémithyroïdectomies :

Avant l'opération Après l'opération.

Obs. 32: +29 % .... + 8 %, vingt jours après. Obs. 33: +72 % ....: +55 %, douze jours après.

+21 %, trois mois après.

Obs. 31 :.:+74 % .... +36 %, dix jours après. Obs. 19 : +41 % .... +10 %, dix-huit mois après. Obs. 21: +58 % .... +44 %, trois mois après.

+ 36 %, quinze mois après.

ODS 3650 TA UOTE) Six mois après.

Le malade en récidive clinique subit une résection itérative.

b) Métabolisme basal dans les thyroïdeclomies subto-

tales :

Avant l'opération Après l'opération

Obs. 35. Malade ayant eu une

récidive après des ligatu-

res avec métabolisme ‘de

BA DO NE Bot CNED IST + 7 %, dix jours après- Obs 38:75 %1:cune ré-

section partielle l’abaisse à

+56 %, mais il y a réci-

dive clinique et on fait une :

résection subtotale. Normal, un mois après,

ODS EL SEC INC RPRr EE .. +17,5 %, vingt jours après. +10 %,trois mois après.

Obs. 46: +68 % ......:..+. 144%, six mois après. Obs::48,; : FAT Do. ue +13 %, douze jours après. Obs. 49 : goitre exophtalmi-

quertyDique EAN +10 p.100, six mois après.

ODSREIEMEEAS ONCE Normal, dix jours après.

De l'étude du métabolisme post-opératoire on peut tirer les conclusions suivantes :

a) Il est un excellent index de l'efficacité du traitement et cadre assez bien avec les résultats cliniques : il baisse en même temps que s’améliorent les troubles et reste élevé s’il y a récidive (obs. 36, 38). Cependant des chiffres élevés persistants peuvent se voir avec une guérison clinique complète : c’est le cas de la malade de l’obs. 46 qui a engraissé de 30 kilos, est pratiquement guérie et garde un métabolisme de + 44 pour 100, six mois après. Le critérium clinique est encore plus sûr que l'indice métabolique.

b) Le métabolisme subit toujours une chute rapide après l'intervention et peut parfois redescendre aux environs de la normale dans les jours qui la suivent. Son amélioration se poursuit ensuite dans les mois suivants mais à un rythme plus lent. De plus il est habituel de voir persister un léger degré d’élévation de son taux, le métabolisme revenant rarement à la normale de façon complète.

c) L'amélioration de l'indice métabolique est avant tout proportionnelle à la quantité de parenchyme thyroïdien enlevé. Ceci est nettement prouvé par ce fait que les hémithyroïdectomies laissent toujours un in-

dice élevé alors que les subtotales le font regresser beaucoup plus ; de plus les résections itératives faites pour résullats incomplets des exérèses partielles le ra-

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