II. — L'INTESTIN
1° La perforation
À. — EScARRES
Parfois, la perforation n’est pas encore complète ; mais le péritoine excessivement aminci, les quelques tissus gangrenés qui subsistent seulement pour fermer l’ulcération, ne constituent plus une barrière suffisante pour empêcher les microbes et les produits toxiques du contenu intestinal typhique de passer dans la cavité péritonéale ; et c’est alors qu'apparaissent les signes de perforation. Mais on n’a pas ici cette infection massive qui suit l’écoulement abondant dans le péritoine de liquide fécaloïde, à travers un ou plusieurs orifices. Il s’agit d’une filtration lente, d'une infection progressive que le péritoine peut localiser par la production de fausses membranes ; ou qui, si elle se généralise, ne détermine en tout cas qu’une péritonite plus légère, et une atteinte beaucoup moins grave de l’état général.
Dans un cas, la chute de la portion gangrenée s'effectue d'un bloc, et une péritonite intense s'établit brusquement. Dans l'autre, l'élimination se fait petit à pelit, et avant qu’elle soit complète, une péritonite moins grave s'établit progressivement.
Cette distinction, intéressante au point de vue anatomo-pathologique, présente, au point de vue des résultats opératoires, une importance considérable.’ Car le pronostic est beaucoup plus favorable quand on peut opérer dans ce stade « préperforatif ».
16 fois dans notre statitisque (soit une proportion de 2,5 à