‹ Du Traitement chirurgical de la perforation intestinale typhiqueChapitre 269 sur 276 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — La perforation intestinale constitue une coMPLICATION TRÈS IMPORTANTE DE LA FIÈVRE TYPHOIDE. Si elle ne s'y présente que dans 3,5 à 4 0/0 des cas, elle est par contre 1 fois sur 3 à 1 fois sur 5 la cause de la mort.

II. — ELre est DUuE essentiellement à la nécrose de l'intestin, résultant de la thrombose des vaisseaux sanguins des follicules isolés ou agminés. La chute de l’escarre peut se produire spontanément, ou sous l'influence de causes occasionnelles multiples, dont les plus importantes sont celles qui agissent mécaniquement sur l'intestin (efforts, mouvements violents, etc.). À

ELLE DÉTERMINE la production d'une péritonite. La péritonite généralisée est la règle; la péritonite localisée l'exception.

III. — Toute perforation intestinale typhique commande l'intervention chirurgicale, malgré l'existence, exceptionnelle, de guérisons spontanées, et de « fausses perforations ».

Les 664 cas d'opérations pour perforations typhiques réünis par nous donnent encore une mortalité moyenne de 72,59 0/0. De 1884 à 1909, cependant, les résultats se sont améliorés graduellement : de 90 0/0 à 64,63 0/0.

IV. -— La précocité du diagnostic est ‘une cause importante de succès. |

La douleur abdominale survenant brusquement constitue le symptôme le plus fidèle du début. On peut y ajouter les modifications du facies et du pouls, la rigidité musculaire et la submatité de la fosse iliaque droite.

Le diagnostic peut être parfois difficile à affirmer. L'intervention hâtive étant la seule chance de salut du malade en cas de perforation, dans le doute on ne devra jamais s'abstenir.

V. — Le pronostic opératoire dépend de facteurs multiples : :

A. — LE TERRAIN. — Le pronostic est meilleur quand la perforation survient :

a) Le typhique.

1 Chez la femme ;

2° Dans le jeune âge ; Le pronostic est très mauvais à partir de cinquante ans ;

b) La typhoide :

1e Dans les formes bénignes ;

2° Dans la typhoïde ambulatoire :

3° Au début de la maladie ;

4° Dans une rechute ;

9° Dans la convalescence.

Les hémorragies précédant la perforation constituent un signe pronoslique grave.

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