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Sur la musculature lisse, les extraits d’ail à forte concentration produisent une stimulation de la contractibilité et du tonus, bientôt suivie d’une hypotonie durable et d’une disparition des contractions. Ces propriétés hypotonisantes peuvent constituer un des fac-
teurs de l’action hypotensive de l’ail .
SWETSCHNIKOW et BECHTEREWA ont contrôlé l’action de l’ail sur le système cardio-vasculaire de différents organes isolés (oreille, rein, cœur de lapin, cœur de grenouille) d’après le procédé de LANZENDORF, et des vaisseaux coronaires d’après le procédé de KRAw- KOW. Ils faisaient passer une solution d’ail à 40 Z dans de l’alcoo!l à 95 % puis dans les mêmes conditions de l’ail en solution de Ringer-Locke. Ces auteurs
purent mettre en évidence les faits suivants :
1°) Une modification faible et inconstante de la lumière des vaisseaux périphériques, de même que
dans les organes internes;
2°) une augmentation du débit des vaisseaux coronaires du cœur, ce qui explique son action favorable
dans la sclérose cardiaque;
3°) une action imhibitrice sur le cœur de la grenouille et du lapin, en même temps que l’amplitude des contractions et le rythme du cœur se ralentissent;
les systoles diminuent et le tonus du myocarde s’affai-
blit ;
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4 ) une excitation des terminaisons du vague et
une faible action sur le sympathique:
5°) en outre des actions variables sur les mêmes
organes. <
Dans l’appréciation de ces expériences, il faut tenir compte que l’action de l’ail sur l’organisme peut se différencier aussi bien qualitativement que quantitativement de l’expérience portant sur un seul organe isolé; car dans ce premier cas il faut tenir également compte de l’action réciproque sur les autres organes.
GUILLOT, ayant repris ces expériences, en se servant d’un extrait aqueux comprenant 0,50 ctg. d’ail frais pour 1 cm3, confirme les constatations des auteurs précédents.
Il a relevé :
a) une baisse immédiate de la pression carotidienne;
b) une augmentation de la pression veineuse;
c) une légère hypertension rachidienne.
Dans une autre série d’expériences, il a observé la persistance de l’effet hypotensif de l’extrait aqueux d’ail après vagotomie bilatérale, de même qu'après atropinisation. Il semble donc que l’effet de l’ail ne met pas en cause la voie vagale, mais qu’elle constitue le résultat d’une vasodilatation périphérique, ce
qui paraît être confirmé par les observations cliniques.
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GUILLOT arrive ainsi à la conclusion que l’hypoæ
tenssion alliacée dépend d’une vasodilatation périphérique et non pas d’une action directe sur le myocarde. Il reste indécis en ce qui concerne le mécanisme de la bradycardie hypotensive, mais il peut affirmer qu’elle n’est pas l’indice d’un effet dépresseur de l’ail sur
l’énergie contractile du myocarde.
On a également cherché à étudier l’action de l’ail sur les vaisseaux à l’état pathologique, en provoquant
une sclérose vasculaire artificielle.
Chez des chats, après production d’altérations artério-scléreuses par l’ergostérine irradiée, SIEBER a tenté de prolonger la durée de survie de ces animaux par de l’ail. Ses résultats furent variables. Ils s’expliquent du fait des différences quantitatives des substances actives contenues dans l’ail, aux conditions du terrain, du fumage, du climat. D’autre part, il faut également tenir compte du stade évolutif des processus pathologiques, en rapport avec l’intoxication par l’ergostérine irradiée, productrice de troubles de métabo-
lisme calcique.
En soumettant des souris à une alimentation régulière, riche en albumines, donnant lieu, suivant Lo- WENTHAL, à une sclérose cholestérinique, HINTZEL- MANN a cherché à prouver l’influence anti-scléreuse de
l’ail. En recevant une pareille alimentation, associée
en outre à une dose quotidienne de 0,3 cm3 de Vigantol, la durée de la vie de la souris comportait 12 jours. Sous l’influence d’une quantité quotidienne de 0,5 cm3 de suc d’ail donnée simultanément, HINTZELMANN observa une prolongation de la survie de 132 % par rapport aux autres souris témoins, et sans constater de dépot de chaux quelconque. Cet auteur confirma ses expériences avec diverses préparations alliacées. Reprenant ces essais, KocH arrive aux mêmes résul-
tats.
De toutes ces expériences il s’ensuit que dans la pathologie vasculaire, la thérapeutique alliacée exerce une action heureuse, se manifestant par :
1°) une meiHeure vascularisation coronaire;
2°) un ralentissement du pouls;
3°) une chute de pression artérielle.
Applications cliniques.
En clinique, l’ail fut prescrit dans diverses formes d’hypertension : hypertension pure, hypertension avec participation rénale, chez les syphilitiques, à la ménopause.
La technique suivie par GUILLOT, est la suivante : essence d’ail en injections intra-musculaires profondes, répétées tous les jours ou tous les deux jours;
jusqu’à concurrence de 5 à 6 ampoules pour une cure,
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