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également des cas de reins parfaitement intacts avec une tension élevée et inversement des néphrites sans hypertension. Les deux processus, néphrite et hypertension, peuvent évoluer indépendamment l’un de l’autre. On arrive finalement à la conclusion, que c’est l'hypertension qui constitue le phénomène initial et essentiel, tandis que les altérations rénales ne survien-
nent que secondairement.
2°)Théorie surrénalienne ou chromaffinienne.
C’est la théorie qui fût soutenue par Vaquez : l’hypertension serait due à une hyperactivité du système surrénalo-chromaffinien avec production d’adrénaline. Les quelques cas de tumeurs de surrénales semblent confirmer cette théorie. Cependant l’adrénaline n’est pas seule à provoquer l’athérome; d’autre part, tous les hypertendus n’ont pas tous un excès d’adrénaline et à part les tumeurs de la médullaire, toutes les tumeurs de la surrénale ne provoquent pas l’hypertension. En outre l’activité surrénale ne donne lieu qu’à
une forme hypertensive paroxystique et non durable.
3°) Théorie artérielle.
Celle-ci se base sur la résistance périphérique. L’hypertension serait la conséquence d’une artérite chronique, d’une artério-capillarite. Dans ce cas, il devrait
exister une capillaropathie aiguë généralisée et cela ne
tr
se produit qu’exceptionnellement, la sclérose étant le
plus souvent l’effet et non la cause.
4) Théorie nerveuse ou neuro-humorale.
Elle s’appuie sur le médanisme régulateur de la pression sanguine, dépendant du système neuro-végétatif et d’autre part du système humoral, des hormones et des électrolytes. L’hypertension serait dûe à un déséquilibre neuro-végétatif provoqué par un trouble humoral. Il y aurait un débordement ou un déréglement
du mécanisme régulateur.
Laugry et DOUMER en analysent les facteurs :
Le débordement est exceptionnel, survenant seulement en cas de capillarite généralisée. Par contre, le
déréglement serait dû à de nombreux facteurs :
a) Facteur neuro-endocrinien, dont une partie
forme l’hypertonie essentielle ;
b) Facteur de cause toxique, exogène, connu dans le saturnisme; endogène, connu dans la goutte et le
diabète.
c)La sclérose rénale secondaire entretiendrait et
fixerait l’élévation de la tension.
d) L’hypertension primitive de la cinquantaine, ou l’on aurait à envisager les lésions des centres de régu-
lation, leur imprégnation toxique, des altérations glan-
dulaires (pancréas et foie), des troubles humoraux, se
révélant par exemple par des œdèmes.
A l’heure actuelle, la pathogénie de l’hypertension semble se rattacher autour du mécanisme régula-
teur de la tension et de ses centres.
Si nous envisageons maintenant la thérapeutique
de l’hypertension, nous constatons qu’elle tend à un
double but :
1°) Débarrasser de son trop plein la circulation
embarrassée ;
2°) Lutter contre l’hypertension en diminuant les spasmes vasculaires et favoriser la vaso-dilatation arté-
rio-capillaire.
Les principes d’hygiène et de diététique restent toujours valables : repos, éviter le surmenage, les soucis, les émotions, obtenir le calme. Le régime, dans ses grandes lignes sera hypotoxique, en grande partie fructo-végétarien; chez les obèses et les pléthoriques,
restriction alimentaire quantitative.
Parmi les diverses médications, on pourra envisa-
ger successivement :
1°) La médication déplétive, qui comprend la sai- P ,
gnée n'ayant qu’une action transitoire sur le taux de
la pression, utile dans les crises paroxystiques. Les pur-
gatifs et les diurétiques; les premiers consistent en pur-
pass
Es
gatifs salins donnés a de petites doses. Parmi les diu-
rétiques, on peut citer la théobromine et la scille .
2°) La médication hypotensive proprement dite, qui englobe :
a) les hypotenseurs directs, tels que les nitrates aicalins (nitrite de soude), les nitrites organiques (trinitrine, nitrite d’amyle, etc), le gui, le benzoate de benzyle, l’insuline;
b) les hypotenseurs indirects, tels que les sédatifs ou hypnotiques généraux (bromure, valériane, chloral, les dérivés de l’opium, ete...) les sédatifs à action vasomotrice plus élective, tels que l’ésérine et surtout le
gardénal, dont nous parlerons plus loin.
L'effet thérapeutique de la médication hypotensive
est médiocre; elle n’agit en réalité que sur l’hyper-
tension de luxe, dont elle arrête les progrès et prévient les poussées paroxystiques.
Les vaso-dilatateurs et les anti-spasmodiques se montrent les plus utiles. Dans de pareils cas, le nitrite de soude, le benzoate de benzyle et le gardénal se trouvent indiqués comme traitement continu. Le nitrite d’amyle et la trinitrine, associés ou non aux opiacés, trouvent leurs indications quand il s’agit de faire cesser un spasme dangereux; ils calment les maux de tête, les vertiges, les insomnies.
La médication iodée. Celle-ci présentée sous forme
opte
de teinture d’iode, de iodure de potassium ou de composés organiques. L’iode constitue un lymphagogue énergique, agissant sur la viscosité sanguine; retarde l’apparition de la sclérose, particulièrement utile chez
les syphilitiques.
3°) Médication étiologique. Elle comprend chez les hypertendus d’origine endocrinienne, un traitement hormonal amenant une amélioration fonctionnelle auquel, suivant les cas on associera un traitement calcique. Chez les syphilitiques, on s’adressera de préférence aux traitements spécifiques et aux iodures
comme adjuvants.
4°) Le traitement physiothérapique, pourra être employé sous forme de massages doux, de gymnastique suédoise, de bains tièdes. L’électrothérapie pourra être utilisée en prescrivant des courants de haute fréquence, qui ont une action sédative. La radiothérapie sera indiquée dans quelques eas d’hypertension paro-
xystique.
9°) Le traitement climatique et hydrominéral consistera en indiquant aux hypertendus un climat tempéré de faible altitude; cures de bains carbo-gazeux,
par exemple à Royat.
6°) Le traitement chirurgical, indiqué dans certains cas d’hypertension grave et d’artérite, sortant du ca-
dre de notre sujet, ne sera que mentionné.
LT
Cliniquement, du point de vue thérapeutique, nous devons avoir en vue, en résumé deux sortes d’hyper-
tension :
a) L’hypertension artérielle simple des pléthoriques ou des athéromateux;
b) l'hypertension artérielle compliquée des lésions rénales.
De tout ce qui précède, nous pouvons déduire qu'avec une médication tendant d’une part à abaisser la tension d’une manière constante (Aïl), d’autre part antispasmodique et calmante (Phényléthylmalonylurée) et finalement diurétique et désintoxicante (Orthosiphon stamineus), nous aurons une association médicamenteuse des plus efficace, qui offrira un moyen thérapeutique puissant pour lutter contre les manifestations de l’hypertension. Dans les pages qui suivent, nous analyserons les effets physiologiques et thérapeutiques de chacune des substances composant cette asso-
ciation et en y apportant des observations personnelles.