INTRODUCTION
On désigne, dans les auteurs, sous le nom d’obésité ou polysarcie un état morbide caractérisé par une accumulation de graisse dans les différentes parties de l’organisme, amenant avec elle un désordre notable dans les dispositions matérielles des parties constituantes du corps, et dans l'exercice des fonctions.
Pour nous, nous consacrerons le nom d’obésité à la première période de la maladie, période pendant laquelle la graisse n’est pas encore en quantité suffisante pour entraver d’une façon sérieuse les fonctions des organes, el nous réserverons celui de polysarcie à la seconde période, qui est caractérisée par des troubles fonctionnels graves.
L'obésité, au début, ne paraît pas être un état morbide; par l'hygiène seule on peut en arrêter le développement. Lorsqu'elle est arrivée à l’état de polysarcie, une médication énergique est nécessaire, car 1l peut survenir des accidents que nous étudierons plus loin et qui entraînent rapidement à la mort les malades qui en sont atteints.
Nous empruntons à M. Foubert les considérations suivantes sur l’état de la graisse dans l’économie.
« Dans sa période d'état, la graisse existe dans l’économie à différents degrés. |
DU 1 degré. — Physiologique , évalué au ving-
tième du poids du corps.
Es. che degré. — Hypertrophique : la graisse a pris
un développement exagéré. Là où la graisse existe
ordinairement, il y a surcharge. Ailleurs, il se
Êr fait de nouvelles formalions, mais la graisse 2
h'existe encore que comme lissu d'interposition entre les différents organes.
: - 3° degré. — Pathologique : dans ce cas la graisse
3 n’est plus seulement intérposée entre les viscères - D etles muscles, elle les pénètre eux-mêmes, elle | à s’infiltre entre les fibres ou éléments anatomiques È qui les constituent, embarrasse leurs fonctions et | ; entraîne de graves désordres. »
Nous donnerons donc le nom d’obésité au de-