CHAPITRE PREMIER
L’obésité, ne gênant en rien l’action des organes, est facilement supportée dans les premiers temps par le sujet qui en est atteint. Comme il n'éprouve aucune souffrance, il ne se préoccupe pas de son état, et, s’il ne cherche pas par une hygiène appropriée à combattre cette tendance, l'affection, faisant des progrès, peut devenir la polysarcie.
De là, le devoir pour le médecin, chaque fois.
qu'il est consulté par un obèse, de le prévenir du danger qui le menace , et dont il ne se doute pas ; car, dans le monde, l'habitude est de considérer l'obésité comme un signe d'excellente santé.
Il y a une forme de cette affection qui se montre dans la période moyenne de la vie, après 40 ans, chez l’homme ; elle est alors le résultat d’un changement d'hygiène, d'exercice moins fréquent, de
confortable plus grand. Chez la femme, elle arrive
le plus souvent après la ménopause; toutefois, elle peut se montrer avant ce moment. Cette obésité cesse généralement avec la vieillesse, et donne rarement lieu à la polysarcie.
L'obésité a généralement son origine dans l’excès de la nourriture. L’homme engraisse quand
21 fait un usage peu modéré d'aliments nutritifs
#4 et de boissons, telles que bières fortes et liqueurs,
Le changement de position, amenant une diminution dans l’exercice, l'habitude d’aller en voi: ture, le séjour dans des appartements peu aérés : Te encore occasionner l'obésité.
De tout temps on a parlé aussi de l'exercice du ‘4 cheval. Nous croyons que cette cause agit nds rectement. | En effet, les personnes qui engraissent de cette façon sont celles qui perdent l'habitude de faire des courses à pied.
On a dit que les bouchers, les HRANRTE en- graissaient par suite de la respiration des prin- cipes émanés des viandes. Morgagni attribuait son embonpoint au séjour dans l’amphithéâtre.
Les chimats ont été signalés comme cause d’obésité. Cela tient au genre d'alimentation que sont obligés d'avoir les habitants. En effet, dans les #1 pays froids, l'homme est forcé de produire beau- D once, Pour cela 11 mange beaucoup d’ali- : ments thermogènes, et boit des liquides très-alcoo- liques.
E. L'amputetion d'un membre a aussi élé indiquée ; 4 comme cause d'obésifé. | Indépendamment de ces causes, il y à aussi 4 | l'hérédité et la constitution des sujets. | Ceux qui ont un tempérament lymphatique,
__ coup de chaleur pour résister à la température”
teints, les gens nerveux, à passions vives en sont exempts.
La première difficulté que l’on rencontre dans le traitement de l'obésité est l'obligation que l’on impose aux malades de changer leurs habitudes.
Ils viennent demander au médecin le moyen de maigrir, tout en continuant leur genre de vie habituel, Aussi ne faudra-t1l pas agir brusquement etarriver peu à peu à changer la manière de vivre.
Il faut dans le traitement une grande persévérance. Combien voit-on de malades qui, après avoir maigri, reprennent leurs anciennes habitudes et engraissent de nouveau. La volonté ‘est le meilleur aide de l'hygiène, mais elle fait souvent défaut.
Dans le traitement de l'obésité il y a deux buts principaux à remplir : le premier, c’est de favoriser l’élimination de la graisse qui existe déjà dans l’économie ; le second, d'empêcher qu'il s’en forme de nouvelle.
On saitqueles graisses sont des substances combustibles qui, en brûlant, donnent de l’eau et de l’acide carbonique. Pour obtenir cette combustion, il faut faire respirer "aux malades le plus possible d'oxygène. Pour cela, il faudra qu’ils soient exposés à l'air extérieur le plus souvent possible.
La chambre à coucher doit être très-aérée, très -
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