OBSERVATIONS
Mme M... L..., 28 ans.
Examinée le 4 novembre 1931. Fosses-navales béantes, bourrées de croûtes épaisses, sèches, verdäâtres, d’une odeur infecte, siégeant surtout dans les méats moyens, le long du bord inférieur des corvets moyens et sur la paroi postérieure du cervum sur lequel l’atrophie considérable des cornets inférieurs permet une vue directe. La charpente nasale est respectée. Le Wasserman est négatif.
Les badigeonnages à à l’acécoline n’ayant donné aucun résultat, le 14 novembre nous lui commençons un traitement par l’anatoxine diphtérique.
Ce traitement est très bien supporté par la malade et dès la 6° piqûre une amélioration sensible est constatée. Les croûtes sont moins volumineuses, moins sèches, sentent moins mauvais et sont expulsées beaucoup plus facilement. La fétidité de l’haleine a diminué.
Le 26 décembre, presque plus de croûtes, la fétidité de l’haleine a complètement disparu.
Le 20 janvier fin du traitement. Plus de croûtes, plus de fétidité de l’haleine. Odorat en partie revenu. 4 mois après la cessation du traitement. Améliora-
tion très grosse a persisté.
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Examinée au début d’octobre 1931. Présente les signes d’une rhinite atrophique ozéneuse typique. Fétidité très grande de l’haleine. Atrophie considérable des cornets moyens et surtout inférieurs donnant un large jour sur le cavum qui apparaît sec et tapissé de volumineuses croûtes jaunes verdâtres, sèches, épaisses et d’odeur infecte; ces croûtes engainent par ailleurs les cornets moyens et tapissent la muqueuse du méat moyen, enlevées avec un stylet elles montrent une muqueuse sèche, pâlet et ne saignant pas. Tous
ces signes sont surtout marqués à gauche.
Nous commençons chez cet enfant le traitement à l’anatoxine. 3 semaines après le début de ce traitement, les croûtes ont diminué d’abondance et de volume. La fétidité de l’haleine a presque totalement disparu. |
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Le 9 janvier, la fétidité de l’haleine a totalement disparu, il n’y a plus de croûte à droite.
Le 28 janvier, cessation du traitement. Presque plus de croûtes à gauche. Plus du tout à droite. Plus de fétidité de l’haleine.
3 mois après l’arrêt des piqûres, l’amélioration a persisté totale à droite, très marquée à gauche.
Mile H... M..., 19 ans.
Vue pour la première fois le 9 novembre 1931. La rhimoscopie montre une rhinite atrophique surtout marquée à droite, le cavum et le plancher du nez sont tapissés de croûtes sèches, verdâtres. volumineuses, d’odeur infecte. Les cornets inférieurs et moyens sont également recouverts de croûtes; l’abondance de
celles-ci est telle que la respiration est gênée.
L’haleine est fétide. La malade se plaint ce céphalées fréquentes.
Le traitement par l’anatoxine institué à cette jeune
fille n’apporte qu’une légère amélioration.
Un mois après en effet, si les céphalées ont beaucoup diminué et si la fétidité de l’haleine s’est nettement améliorée, les fosses-nasales sont encore encombrées de nombreuses croûtes volumineuses, mais ne présentant presque plus d’odeur.
Au bout du deuxième mois de traitement, l’état est le même. Presque plus de céphalée. Plus de fétidité de l’haleine, mais encore de nombreuses croûtes dans les fosses-nasales. En raison d’un Wassermann douteux nous lui conseillons un traitement anti-syphilitique qui n’apportera du reste aucun changement dans l’état de cette jeune fille.
MES ECS ARS
Examinée pour la première fois au début de novembre 1931. Haleine particulièrement fétide. Fossesnasales bourrées de croûtes jaunâtres, sèches, volumineuses et d’une odeur extrêmement désagréable.
L’odorat est notablement diminué. La malade se plaint de céphalées violentes et fréquentes.
Le 26 novembre, première piqûre d’anatoxine est faite à cette jeune fille.
Au début de ce traitement on note quelques petites poussées de température, mais dans l’ensemble celuici est bien supporté. L'amélioration se fait rapidement sentir et le 4 janvier la fétidité de l’haleine a totalement disparu. Il n’y a plus de croûte à gauche; on en trouve encore quelques-unes à droites au niveau du plancher et de la cloison, celles-ci sont molles, blanch tres, se détachent facilement et ne sentent plus. Les céphalées ont beaucoup diminué.
Fin février on cesse le traitement, plus de croûtes, plus de fétidité de l’haleine, presque plus de céphalées. Amélioration très nette de l’odorat.
Le 1° juin, la guérison s’est maintenue.
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Examiné pour la première fois le 26 novembre 1931. Les fosses-nasales sont bourrées de croûtes jaunâtres, dures, d’odeur infecte et adhèrent fortement au niveau des cornets, des méats moyens et du plancher, ainsi que du cavum sur lequel la beance des fosses-nasales permet une vue directe. L’haleine est très fétide. L’odorat presque complètement disparu.
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Les piqûres d’anatexine sont bien supportées par ce jeune homme. Très rapidement une amélioration sensiblé est observée. Le 11 janvier la fétidité de l’haleine a complètement disparu, les croûtes sont moins nombreuses, sont expulsées plus facilement, sentent moins mauvais. L’odorat n’a subi aucune modification.
À la fin du deuxième fois de traitement, cette amélioration s’est maintenue, mais n’a pas progressé et on continue les piqûres.
A la fin du deuxième mois de traitement, cette améble, plus de fétidité de l’haleine, presque plus de croûtes. Odorat en partie revenu.
Au début de mai l’amélioration s’est maintenue.
Mille G... G..., 13 ans.
Jeune fille vue pour la première fois par nous fin novembre 1931. Rhinite atrophique typique. Haleine extrêmement fétide, cornets inférieurs et moyens très atrophiés, fosses-nasales bourrées de croûtes très volumineuses, verdâtres, se détachant difficilement, sentant très mauvais et en abondance telle que la vue du cavum est impossible. L’odorat est disparu.
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On commence aussitôt les piqûres d’anatoxine et
au bout de 3 semaines l’amélioration est très sensible.
Malheureusement à ce moment apparaissent des céphalées intenses et fréquentes, des poussées de température et une altération de l’état général qui obligent à abandonner le traitement.
Mile F... F.., 30 ans.
En 1930, cette malade fait une rhinite aiguë qui dure environ deux mois. A la fin de cette même année, elle fait une broncho-pneumonie à la suite de laquelle elle commence à moucher des croûtes assez volumineuses, mais non fétides. Un érysipèle de la face survenant chez cette malade au mois de novembre 1931, aggrave la rhinite atrophique et nous voyons cette jeune fille pour la première fois le 2 décembre. Elle présente une rhinite ozéneuse typique avec haleine fétide, fosses-nasales bourrées de croûtes volumineuses, jaunâtres d’odeur infecte tapissant le cavum, la cloison, le plancheur et les cornets inférieurs et moyens qui sont très atrophiés. L’odorat a
disparu.
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Le traitement à l’anatoxine institué aussitôt chez cette femme amène très rapidement une grosse amélioration. Fin décembre la fétidité de l’haleine a disparu, les croûtes se mouchent plus facilement, elles sont moins grosses, moins nombreuses et surtout sentent moins mauvais. Fin janvier l’amélioration s’est poursuivie, il n’y a presque plus de croûtes, l’odorat
est en partie revenu.
Le 15 février on arrête le traitement. Plus de croûtes, plus de fétidité de l’haleine. L’odorat est complètement revenu. Au début de mai l’amélioration est conservée.
Mile: MT. eT/sans
Est venue consulter à l’hôpital Saint Joseph en 1929 pour une rhinite ozéneuse. Des badigeonnages à l’acécoline d’abord, à l’acide lactique ensuite n’ont amené chez cette jeune fille qu’une amélioration très légère et de très courte durée.
Au mois de décembre 1931 elle vient à nouveau dans cet hôpital où nous la voyons pour la première fois.
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La fétidité de l’haleine est très marquée, l’odorat par contre n’est que peu diminué. À l’examen en note des cornets moyens et inférieurs considérablement atrophiés permettant une vue directe sur toute l’étendue du cavum qui est tapissé d’une épaisse couche muco-purulente jaune verdâtre; le plancher du nez et les cornets sont également tapissé de grosses croûtes épaisses, sèches, verdâtres et d’odeur infecte.
Le 20 décembre, la première piqûre d’anatoxine est faite à cette jeune fille. L’amélioration se fait très lentement. Au bout d’un mois de traitement, seule la fétidité de l’haleine a disparu, mais les croûtes sont toujours nombreuses et sentent toujours très mauvais.
Durant le second mois de traitement les croûtes perdent leur mauvaise odeur, mais leur nombre n’a que peu diminué et à la fin de ce second mois la continuation de ce traitement est décidée. Le 12 mars les croûtes ont presque disparu. Au début d’avril il n’en reste plus.
Un mois après l’amélioration a persisté.
ND; T7ans.
Vu pour la première fois par nous le 27 décembre 1931. Rhinite atrophique typique avec fétidité de l’haleine marquée, cornets inférieurs et moyens très
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atrophiés, fosses-nasales bourrées de croûtes volumineuses, sèches, se détachant difficilement et sentant très mauvais. L’odorat est sensiblement diminué.
Les piqûres d’anatoxine amènent chez ce malade une amélioration rapide. La mauvaise odeur des croûtes et de l’haleine diminue considérablement. Après deux mois de traitement plus de fétidité de l’haleine, plus de croûte à droite. Amélioration très nette de l’odorat. En raison de la persistance des croûtes à . gauche on poursuit les piqûres pendant un 3° mois, au bout duquel les croûtes qui restaient disparaissent et l’atrophie des cornets diminue.
Fin avril, l'amélioration a persisté.
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Enfant vue pour la première fois fin décembre 1932. Rhinite ozéneuse surtout marquée à gauche. Haleine fétide, cornets atrophiés, nez bourré de croûtes jaun tres d’odeur infecte. Les piqûres sont très bien supportées par cette fillette et une amélioration sensible ne tarde pas à se faire sentir. Fin janvier la fétidité de l’haleine a presque disparu. Les croûtes
sont un peu moins nombreuses, se mouchent plus facilement, sentent moins mauvais. Au bout de deux mois de traitement, grosse amélioration, plus de mauvaise odeur. Beaucoup moins de croûtes. Un troisième mois de piqûre achève l’amélioration et fin avril il ne reste plus de croûte, la disparition de la fétidité de l’haleine s’est maintenue.
Mile Y... P..., 19 ans.
Examinée pour la première fois le 11 janvier 1932. Rhinite atrophique avec haleine particulièrement fétide, diminution notable de l’odorat et céphalées fréquentes.
L’examen montre des cornets moyens et inférieurs très atrophiés et tapissés de croûtes jaunâtres et fétides, le cavum et le plancher du nez sont recouverts d’une épaisse couche de muco-pus. Le sinus maxillaire gauche est légèrement obscur.
Au bout d’un mois de piqüres, cette jeune fille respire beaucoup plus facilement par le nez, elle expulse plus facilement ses croûtes qui sentent moins mauvais, l’haleine n’est plus fétide, l’odorat s’est amélioré; les céphalées par contre sont toujours aussi fréquentes.
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céphalées presque disparues. À la fin du traitement plus de fétidité de l’haleine, plus de croûtes, plus de céphalées. odorat nettement amélioré.
2 mois après la fin du traitement amélioration persiste.
D. F5 7 ans:
Enfant vu pour la première fois le 20 janvier. Haleine fétide. Diminution de l’odorat. Cornets atrophiés, fosses-nasales pleines de grosses croûtes diffi-
ciles à expulser et sentant très mauvais.
Les piqûres d’anatoxine n’amènent chez cet enfant qu’une amélioration insuffisante. Au bout de deux mois de traitement, en effet, l’haleine n’est plus fétide, les croûtes ne sentent plus mais sont encore très nombreuses et rendent la respiration difficile par
le nez.
Un troisième mois de traitement est décidé, mais l'amélioration ne s’accentue pour ainsi dire pas et fin
avril les croûtes sont encore nombreuses.
Amélioration nette, mais insuffisante.
Mme M... R..., 35 ans.
Il y a 3 ans, sinusite fronto-maxillaire gauche, accompagnée de fétidité de l’haleine et d’expulsion de grosses croûtes putrides.
Des inhalations amènent en partie la guérison de
la sinusite, mais l’ozène qui accompagne cette sinusite persiste.
Nous voyons cette femme fin janvier 1932.
Elle présente une fétidité intense de son haleine, des céphalées assez fréquentes. Des cornets atrophiés et tapissés de croûtes sèches et dures qui sentent très mauvais.
Les sinus maxillaire et frontal gauches sont légèrement obscurs. L’odorat est presque disparu.
Un mois de piqûre amène une amélioration sensible et à la fin du traitement : plus de fétidité de l’haleine, plus de croûtes, plus de céphalées. Sinus clairs. L’odorat par contre n’a subi aucune amélioration.
Le 15 mai, l’amélioration s’est maintenue.