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dans le but d'enlever les larmes et le sang qui peuvent s’écouler. On instille en général dans l’œil deux ou trois gouttes d’une solution à un pour deux cents de sulfate d’atropine ou de sulfate de duboisine. Ces précautions prises, on exerce sur l'œil une légère compression à l’aide de petites rondelles de ouate et d’une bande de flanelle. Le pansement sera appliqué sur les deux yeux, et on devra surtout le faire avec un soin tout particulier sur les enfants dont les efforts et les cris seraient capables de déterminer un prolapsus de l'iris si leurs yeux n'étaient soumis à une certaine compression. Pendant quatre ou cinq jours après l'opération, on instillera dans l’œil quelques gouttes de collyre d'atropine ou de duboisine. Quant au bandeau compressif, il sera enlevé toutes les douze heures pour voir dans quel état est l’œil et, quand tout marche bien, on peut au bout de quarante-huit ou cinquante-six heures le rem placer par un carré flottant de soie noire maintenu au devant de l’œil.
Si à la suite de l’opération le malade se plaint de dou leurs plus ou moins vives siégeant dans le globe de l’œil et s’irradiant parfois autour de l'orbite, on prescrira des compresses trempées dans une décoction de pavot, une injection de morphine. Si l’on observe de l’inflammation de l’œil, de la rougeur périkératique, on ordonnera des frictions d’onguent napolitain simple ou belladoné sur les régions sus-orbitaires et temporales, on pourra conseiller en outre un purgatif salin. Enfin contre la photophobie on fera prendre du sulfate de quinine. Il est très rare que les moyens que nous venons d'indiquer ne triomphent pas rapidement de la douleur et de l’inflammation qui peuvent survenir à la suite de l’opération.