‹ Du Traitement de la Cataracte Molle Par La Méthode De L'AspirationChapitre 14 sur 29 · IIT. ACCIDENTS OU DIFFICULTÉS POUVANT SURVENIR PENDANT L'OPÉRATION · texte numérisé non relu

IIT. ACCIDENTS OU DIFFICULTÉS POUVANT SURVENIR PENDANT L'OPÉRATION

Les accidents qui peuvent survenir dans le cours de l’opération elle-même sont peu nombreux.

L'iris peut faire hernie à travers la plaie; pour cela i! faut généralement que le chirurgien ait méconnu la nécessité d’éloigner suffisamment la section externe de l’anneau sclérotical, ou que le malade, en contractant fortement les muscles de l'œil, ait rapidement évacué la chambre antérieure au moment du retrait de l’instrment tranchant. On devra d’abord chercher à réduire la procidence, et si, après une ou deux tentatives, on voyait l’ac— cident se reproduire de nouveau, on ne devrait pas hésiter à pratiquer l’excision du lambeau hernié pour éviter que. restantenclavé dans la plaie, iln’y détermine uneirritation permanente. Pour une cause ou pour une autre, la capsule postérieure peut être rompue, et le corps vitré s’avance alors dans la chambre antérieure; dans ce casil est presque impossible d'enlever les masses cristalliniennes complètement; car lorsqu'on fait l'aspiration, c’est l'humeur vitrée qui pénètre dans l’instrument et non les masses cataractées. On pourra cependant, en dirigeant habilement la curette, en retirer une certaine partie, mais mélangée d’une petite quantité d'humeur vitrée. Il peut même arriver, en pareille circonstance, que le prolapsus ait pour effet de faire paraître immédiatement la pupille d'un noir foncé, pour y laisser apercevoir, un ou deux jours après, des opa cités cristalliniennes abondantes, refoulées ou dissimulées

en arrière de l'iris au moment même de l'opération. Ausset, 6

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Pendant l’opération, la curette peut être obstruée par des masses cristalliniennes un peu trop consistantes, on doit alors augmenter un peu la force aspiratrice, mais si elles ne cèdent pas vite, il vaut mieux ne pas insister et retirer l’instrument. On débarrasse alors la curette et on l’introduit de nouveau pour terminer l'aspiration.

Enfin, nous devons signaler la possibilité d’une erreur de diagnostic, en vertu de laquelle on aurait méconnu la consistance de la cataracte et on aurait pris pour une cataracte molle une cataracte plus ou moins dure ou du moins présentant un noyau consistant. Dans cette circonstance, on ne pourrait agir plus sagement que de s’en rapporter au conseil que donne M. de Wecker (1). « Si pareille chose nous arrivait, dit-il, nous ne croirions pas devoir suivre le conseil donné par M. Zehender, dans son excellent traité, d'abandonner le noyau à la résorption. [Il nous semble bien plus expéditif et moins dangereux d’agrandir la section à l’aide d’un couteau mousse, d'exciser une portion de l'iris et d’évicuer le noyau avec une curette de Critchett. On échappera ainsi aux inconvénients que la rétention du noyau détermine presque toujours et l’on évitera une seconde opération qui, autrement, deviendrait en genéral

urgente. »

$ VI Soins IcONSÉCUTIFS A ÎL'OPÉRATION.

Après l'opération, on essuiera légèrement le bord des paupières avec une éponge fine et un peu humectée d’eau

(1) De Wecker, Tr. th. et prat. des mal. des yeux, Paris, 1868, t. IL, p. 183.

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