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$ IIT. EXTRACTION LINÉAIRE.
Nous ne traiterons que de l'extraction linéaire simple, car c’est surtout elle et non l'extraction linéaire avec iridectomie que presque tous les auteurs conseillent d’employer quand on se trouve en présence de cataractes molles.
Loin de nous la pensée de prétendre que ce procédé est mauvais et ne donne pas dans certains cas de bons résultats: mais nous croyons qu’on peut en obtenir encore de meilleurs par l'aspiration, surtout si nous remarquons la grande fréquence des cataractes molles ch z les enfants qu'on a beaucoup de peine à tenir tranquilles, ainsi que l'exige l’extraction linéaire pendant les soins consécutifs.
Voici les principales objections que nous adresserons à l'extraction linéaire simple. Et d’abord pendantl’operation la fréquence relativede la procidence del'iris. Bauzon rapporte que sur vingt cataractes moiles qu’il a vu opérer au moyen de l'extraction linéaire simple par le Dr" Sichel, <sept fois la procilence iridienne a empêché le résultat d’être aussi parfait qu il eût dà l’être (1). »
La difficulté d'enlever toute la substance cristallinienne est la nécessité, quand les masses sont glutineuses, d’introduire plusieurs fois la curette. Nous trouvons à ce sujet dans Nélaton : « Lorsqu'on pratique l’extraction dans le cas de cristallin mou, on est souvent obligé pour compléter l’opération d'aller chercher les fragments de la lentille et pour cela il faut introduire la curette à plusieurs re-
(4) Bauzon. Thèse de doctorat. Paris, 1864,
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prises ; il arrive même souvent que l'opérateur n'y parvient pas et dans ce cas, s’il est vrai que l’absorption fasse justice des fragments laissés dans l’œil, ne doit-on pas éprouver le regret d’avoir une opération qui offre toujours une certaine gravité pour un résultat incomplet. »
Les cataractes secondaires sont assez fréquentes à la suite de l’extractionlinéaire. Nous avons pu nous assurer de ce fait par la lecture d'un certain nombre d’observations rapportées par Hulke (1).
L’extraction linéaire donne lieu, plus souvent que l'aspiration, à des accidents inflammatoires consécutifs. nous avons pris, dans diverses thèses inspirées par le Dr Sichel, les cas de cataractes molles opérées par l'extraction linéaire et nous en avons formé un tableau, pensant que ce serait le meilleur moyen de prouver la vérité de notre assertion. (Voir le tableau ci-dessous, pages 70 et 71.)
Pour terminer, nous ne pourrions mieux faire que de rapporter l'opinion de Carter et celle de Teale au sujet de la valeur de l’aspiration dans le traitement des cataractes molles. Nous reproduisons avec d'autant plus de plaisir les idées de ces deux chirurgiens, qu’ils ont eu recours un très grand nombre de fois au procédé opératoire qui nous occupe et peuvent par conséquent mieux que personne le juger en connaissance de cause.
Je crois dit Carter (2), en parlant de l’aspiration: « que c'est la meilleure méthode d’opérer les cataractes molles, et sans prétendre qu'elle est absolument dépourvue de tout danger, je pense toutefois qu’elle en offre bien moins
(1) Hu!ke, Oph. hosp. Reports, 1865, (2) Carter, Lancet, 1880, p. 29.
que tous les autres procédés que l’on pourrait mettre ne usage. »
Quant à Teale, voicice qu’il a écrit dans le(British medical journal) (1). « Les résultats que j'ai obtenus au moyen de l’aspiration ont égalé et même surpassé toutes mes espérances, par la rapidité avec laquelle les malades ont recouvré la vue, la netteté de la vision et de la pupille, et l’absence de complications inflammatoires. » Nous trouvons encore de lui dans la (Lan cet)(2) le passage suivant. « Pour opérer les cataractes molles il n’y a pas à mon sens de procédé plus simple, plus rapide, plus efficace, plus sûr et moins passible d’être suivi d’opacités secondaires que celui de l’aspiration,»
(1) Teale, Brit. med, journ., 1865, p, 301.
(2) Teale. Lancet, 1880, p. 91.
o ee NATURE s0| SEXE. | AGE. | ,PUX de COMPJ-ICATIONS.
45 CPÉREEE la cataracte.
Ge) 55 ns 1 H | 30 ans 0-10 Lenticulaire molle dé-| Rétinite chronique. hiscente.
2 F 9 O0. G. » Conjonctivite.
3 H 30 OU: » Conjonctivite chronique.
4 H D4 CRC »
5 H 52 OMDAOAC Lenticulaires molles.
6 H 27 OMC Lenticulaire molle déhiscente.
7 H. 31 DMC »
8 H 21 0, G. Lenticulaire molle.