‹ Du Traitement de la Péritonite appendiculaire « Péritoine fermé, paroi ouverte »Chapitre 13 sur 44 · LE TRAITEMENT «PÉRITOINE FERME, PAROI OUVERTE · texte numérisé non relu

LE TRAITEMENT «PÉRITOINE FERME, PAROI OUVERTE

Dans les pages qui précèdent, on s’est efforcé de souligner les inconvénients et les risques, dans l’opération pour appendicite aiguë, du drainage du péritoine et de la fermeture plus ou moins hermétique de la paroi musculaire et cutanée. Il en découle assez naturellement l’idée de parer à ces divers dangers par la mise en œuvre d’une technique inverse. La méthode sera de fermer régulièrement la séreuse péritonéale et de laisser au contraire, largement béante la paroi.

Ce n’est point là une idée neuve. Bien des chirurgiens ont eu souvent recours à une conception technique de cet ordre. Dans la série des 40 appendicites aiguës présentée par OLaverin à la Société de Chirugie en 1995, 9 fois le péritoine ayant été complètement refermé, on ne ferma pas les parties molles. Au cours de la discussion du rapport sur le drainage de (CaDEnaT et Parez au Congrès de Chirurgie de 1927, le chirurgien russe Diraxsky, de Kharkoff, a relaté 19 cas d’appendicite purulente dans lesquels 15 fois le péritoine a été

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hermétiquement clos « avec la conviction qu’il pourrait se défendre lui-même contre les germes d’infection y restant », tandis que la paroi a toujours été laissée ou- . verte, « car les tissus cellulaires se défendent moins bien que le péritoine ». En essayant de fermer la paroi, l’auteur avait observé des phlegmons, une fois même un phlegmon gazeux très grave. Sa conclusion était la suivante :

« Dans toutes les appendicites aiguës, y compris les purulentes :

1° L’appendice doit être enlevé; 2° le grand épiploon doit être appelé vers le champ opératoire pour exercer son rôle de protecteur; 3° Le péritoine doit être fermé hermétiquement à quelques rares exceptions près; la paroi reste ouverte dans les cas purulents ».

C’est une méthode analogue à laquelle, depuis quelques années, s’est rallié notre maître, le Professeur MourGus-Morrxes. D'abord utilisée avec hésitation, la technique a été plus tard plus largement employée, pour devenir le procédé habituel dans toutes les péritonites appendiculaires rencontrées. Les résultats ont confirmé la valeur de la méthode. Notre Maître en a petit à petit amélioré la technique, de manière à préparer une réparation plus rapide et meïlleure que la cicatrisation par seconde intention habituellement obtenue. Frappé par la facilité avec laquelle les bandages adhésifs se détachent des surfaces cruentées à bourgeons charnus, äyant constaté qu'il était parfaitement possible de les appliquer directement sur les plaies sans risques d’infection, il songea à les utiliser comme la vieille chirurgie employait le diachylon, pour le rapprochement des bords de la plaie demeurée ouverte. Cette pratique

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montra qu’il est possible d'obtenir de la sorte une fermeture étonnamment rapide et une cicatrisation linéaire et solide, tout à fait CHARME à une cicatrice par première intention.

Le professeur Mourcue-Morines a bien voulu nous confier les observations de ses malades. Elles sont au nombre de 13. Ce n’est pas un nombre considérable, mais il faut dire que le plus grand nombre des appendicites aiguës traitées ont été refermées sans drainage “en totalité (péritoine et parties molles). C’est que la méthode » péritoine fermé,. paroi ouverte » ne s’adresse bien évidemment qu’à des cas avec réaction péritonéale franche, à des péritonites appendiculaires. Se

Nous donnerons ces 13 observations, de la plus récente à la plus ancienne. Lés cas étant sensiblement superposables, les premières seules seront exposées avec quelque détail. Les autres seront résumées et réduites à l’essentiel.

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