VI. — DRAINAGE DE LA PAROI OUVERTE
Si, comme l’a écrit Paucrær, « l'infection musculaire est plus grave que l’infection péritonéale », il importe de laisser béante la paroi et de panser à plat. Ilest facile d'y parvenir après dissociation musculaire. Les écarteurs ayant été enlevés, les deux lèvres musculaires dissociées tendent à se rapprocher; on insinue entre elles et l’on tasse modérément au-dessous des fibres du transverse, au contact du péritoine, une mèche de gaze. La seconde portion de cette mèche est ensuite étalée, au-dessus du plan du petit oblique, entre ce muscle et. l’aponévrose du grand oblique. Enfin, sortant entre les bords de la brèche aponévrotique, la mèche vient com-
bler les berges cutanées, en s’appliquant Se le tissu cellulo-graisseux.
Ce tamponnement oi une fois assuré, la obe est. coupée au ras des teguments, de manière qu’elle n’occupe que la surface cruentée de la plaie.
Quand on a dû recourir à la section transversale des muscles, on procèdera de même. La mèche sera tassée
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entre les fibres charnues sectionnées, au contact de la suture péritonéale; puis elle s’étalera au-dessous de l’aponévrose, qui a, du reste, été peu décollée en pareil * cas. Enfin, la mèche comblera l’espace sous-Cutané, sans dépasser les lèvres de la’ pre