‹ Du Traitement de la Péritonite appendiculaire « Péritoine fermé, paroi ouverte »Chapitre 37 sur 44 · PS · texte numérisé non relu

PS

ON

rience montre cependant, que F péritoine pelvien, dont -on sait le hant pouvoir de défense, est presque toujours capable de résorber lui-même l’épanchement et. que l’absence de drainage n’entraine pas la production d’abcès résiduel du Douczas. Nous ne croyons pas qu'il y ait là un risque important. Toutefois, lorsque le toucher, rectal ou vaginal, a montré avant l'intervention une réaction vive du pelvis, avec « eri du Doucras », il nous parait préférable de drainer celui-ci. C’est sans doute, ce qui aurait dû être fait chez la malade de l’observation HI, chez laquelle existait probablement un début d’abcès pelvien. Mais cette observation est démonstrative des capacités de défensé du péritoine refermé et montre que le risque d’un abcès résiduel du Douglas est relativement minime, puisque l’ouverture secondaire, par colpotomie, a été rapidement suivie d’une guérison complète.

La décision de fermer complètement le péritoine, dans les divers cas que nous venons d’envisager, peut être prise d’autant plus volontiers aujourd’hui que l’on dispose de l’action bactériostatique des sulfamides. - Après avoir longtemps pratiqué des arrosages à l’éther, puis, plus tard des instillaions systématiques dans le péritoine de sérum antigangréneux ou de bouillon-vacein, le Professeur Mourcus-Morines a renoncé à la fois aux lavages antiseptiques et aux médications biologiques, pour les remplacer par un poudrage sulfamidé abondant. Il utilise le 1162 F - de préférence, le produit cristallisé américain qui a l’avantage de se répandre uniformément et de ne pas s’agglomérer en grumeaux. Deux paquets de 5 grammes sont habituellement largement suffisants pour saupoudrer abondamment la cavité enflammée.

La fermeture du péritoine est réalisée très simplement, en rapprochant les lèvres péritonéales par quel- | ques points lâches au catgut fin. — Il vaut mieux éviter les fils non résorbables — on a ainsi une suture parfaitement suffisante et cependant moins hermétique fne celle que donneraït un surjet. |

On répond ainsi à l’idée, sans doute très théorique, que si une rétention purulente venait à se produire, elle pourrait s’extérioriser facilement. En fait, l'expérience montre que le péritoine est ainsi complètement et rapidement elos et que sa réouverture n’est jamais observée

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