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puis, le 40° jour, la crise se fit, et les accidents pulmonaires entrèrent en voie normale d'amélioration. :
Pendant les derniers temps de sa convalescence, il. eut une otorrhée droite, ce qui, dit-il, lui était déjà arrivé à plusieurs reprises. Son voile du palais avait été autrefois détruit par des perforations, probablement de nature spécifique. Son otorrhée le tourmentait du reste fort peu, et il continua à bien se porter jusqu'au soir du 24 février, où satempérature s’éleva à 103° 6, el le lendemain à 105°4. Vive douleur d'oreille du côté droit, douleur au niveau de la région pariétale et constriction frontale. Dans les viscères, aucun signe qui pût expliquer cette élévation de température. L'écoulement cessa complètement. Un peu de sensibilité à la pression au-dessous de la mastoïde, sans empâtement. La fièvre prit un caractère franchement hectique ; toutefois, le 12° jour de la maladie, la température s'éleva à 103° le matin, et ne dépassa pas 98°. Le soir, le 14° jour, la température s'éleva à 104%; frisson. L'état du malade était de plus en plus mauvais. Il était hébété, ne se réveillant un peu que lorsqu'on lui parlait ; il avait un peu de photophobie, sans rien d'anormal à l'ophtalmoscope. Un peu d'empâtement au-dessous . de la mastoïde. Pensant à une thombose du sinus latéral, on proposa une opération qui ne fut acceptée que le 26, un mois et deux jours après le début des accidents. L'empâtement sous-mastoïdien, qui s'étendait le long du cou sur le trajet des gros vaisseaux, était maintenant considérable, œdémateux, très sensible au toucher. On décida de trépaner, non directement sur:
les cellules mastoïdiennes, mais un peu en haut et en arrière, pour attendre le sinus au moment où il arrive au niveau du rocher. Ce fut fait sans difficulté, et le sinus fut ponctionné avec une aiguille hypodermique. Il sortit un peu de liquide séro-purulent ; il y avait bien un thrombus ramolli. Une incision d'un demipouce fut faite dans la paroi sinusale. Une petite quantité de liquide, semblable au précédent, s'écoula, et fut suivie d’un flot de sang veineux. L'hémorrhagie fut arrêtée par compression, les parties molles rapprochées, et un pansement antiseptique placé.
Le soir même, le malade semblait beaucoup mieux. La douleur d'oreille avait tout à fait disparu, et il se sentait bien. La température continua à être élevée le soir pendant quelques jours. Le 7°, tous les symptômes avaient disparu.
La guérison fut parfaite, et l'otorrhée n'est pas revenue.
OBSERVATION XXVIIL (Grünhert).
Gehalter Fall von Pyoemia ex otitider ; Underbindüng der Vena jugularis, Durschs-neidring chrer peripheren Endes und des inus transvesus. Archiv. f. Ohrenheilkunde, 1593, t. XXX:II, p. Î
F..., 10 ans, à la suite d’ablation de végétation a 'é- D. 4
e 4 50 rt noïde, otite droite, paracentèse du tympan, cinq jours plus tard, mastoïdite. Antrectomie.
Frissons, métastase.
Le 7° jour, mise à nu du sinus, dont la paroi est infiltrée de pus. Ligature de la jugulaire, ouverture et curetage du sinus.
Guérison, malgré un abcès du cou au dessus de la ligature.
OBSERVATION XXIX (Vickery).
Seplic thrombosis of the lateral sinus, operationrecovery. British. m. J., 1893, II, 144. (Résumée).
Garçon, 8 ans.
Otorrhée droite, intermittente. Le 8 juin 1893, à la suite d’un arrêt de l'écoulement, douleurs d'oreilles, empâätement de la région parotidienne. Le 12, frissons, douleur à la nuque, rotation de la tête à droite.
Le 19, ligature de la -jugulaire au niveau du cricoïde ; elle n’est pas thrombosée, mais son bout supérieur s'affaisse dès après la ligature. Ouverture du crâne à l'angle postéro-inférieur du pariétal. Le sinus jaunâtre est incisé. Hémorrhagie abondante, tamponnement ioduformé.
Amélioration qui s'accentue après l'ouverture d'un abcès métastatique de la main, guérison.
ts ER
OBSERVATION XXX (Pritchard).
Pyœmic thrombosis of the latéral sinus following acute otiis; sinus opened and internal jugular vin dissected out, recovery, remarks. (Lancet, 1893, t. 471. Résumée). UNE
Femme, 13 ans. S
Otorrhée double infantile; depuis 8 jours, douleurs de tête et d'oreille du côtè gauche, de plus en plus intenses ; douleurs à la partie supérieure de la nuque ; vomissements, 2 à 3 frissons par jou: ; pas de névrite optique ; pas de symptôme local mastoïdien ; à 2 pouces en arrière de la pointe, légère douleur à la percussion digitale ; douleu* plus vive au palper de la partie supérieure de la nuque; vaisseaux du manche du marteau congestionnés ; pas de saillie du tympan. Température 104.
Après avoir hésité pendant 24 heures, à cause d’une apparence d'amélioration, on ouvre l'an:re mastoidien au ciseau et au maillet, après incision courbe de 2 pouces de long à 1/4 de pouce en arrière de l’insertion du pavillon de l'oreille gauche. On trouve seulement quelques débris caséeux quine peuvent expliquer l'état général ; incision à angle droit de la première et agrandissement de l'orifice cranien en haut, en arrière et en bas. Comme la dure mère saillait considérable-
Ages ment au niveau du lobe temporal, elle fut incisée, et une aiguille soigneusemeat aseptisée plongée dans Ja substance cérébrale sans trouver de pus; fermeture de l'ouverture durale par une suture au catgut fin. L'ouverture gauche, légèrement agrandie, met largement à découvert le sinus, que l’on ponctionne avec l'aiguille d'une seringue hypodermique, sans amener ni pus, ni sang’; mais on remarque que l'aiguille retirée était extrêmement fétide. Le sinus fut incisé longitudinalement, et en enlevant son contenu, s'échappèrent des gaz très odorants. Une sonde poussée du côté du pressoir d'Hérophile, puis du côté de la veine jugulaire, ne ramena pas de sang.
Après incision allant de l'angle des maxillaires au cartilage cricoïde, puis agrandie à cause de la présence de ganglions volumineux et enflammés, la jugulaire très affuissée fut divisée entre deux ligatures. <
L'opération ayant déjà duré 2 h. 1/2 fut rapidement terminée par le curelage du sinus et son lavage avec une solution de bichlorure à 1/3000.
Le lendemain, la douleur persiste ; urticaire.
Trois Jours après la première opération, l'ouverture cranienne est agrandie, le sinus est cureté, et l'hémorrhagie par son bout central arrêtée seulement au bout de quelques minutes, pour permettre au courant sanguin de nettoyer complètement ce foyer; par la plaie cervicale, on résèque le plus que l’on peut de la Jugulaire et l’on fait un énergique lavage, du sinus à la veine, avec une solutio1 bichlorurée à 1/2000, qui
PR es entraine de nombreux débris infects; suture de la plaie cervicale.
A partir de ce jour, les symptômes s’améliorent progressivement, sauf une alerte causée par une rétention de pus dans la plaie cervicale, qui dut être rouverte. Sortie guérie de l'hôpital, au bout de 2 mois 1/2.
La nécessité de nous restreindre nous oblige à passer sous silence les observations de Lane (8 guérisons sur 10 cas), de Weiïis (une guérison), de Parker (2 cas, 2 guerison), de Hugh Jons (1 cas, 4 mort}, de Bennett (2 cas, 2 guérisons), de Adams 1 cas, 1 mort), de Af. Forselle (3 cas, 3 morts), qui de même qu: les précédentes, nous avaient été indiquées par M. Chipault, et dont le nombre montre combien ce mode d'intervention a de vogue à l'étranger.
Ces observations dont nous donnons seulement le résultat, ne nous en serviront pas moins dans l'établissement de nos conclusions.
MEL CRE Na TE
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