‹ Du traitement de la phlébite du sinus latéral d'origine auriculaireChapitre 16 sur 18 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Résaltats, Indications. Manuel opératoire.

Si, au point de vue du résultat, nous résumons les observations précédentes, nous sommes frappés de ce fait, que les interventions ont donné un résultat bien supérieur à l’expectation, et que, d'autre part, leur résultat a été d’autant plus brillant qu’elles ont été plus hardies. En effet, sur 32 cas traités par la trépanation simple de la mastoïde, nous trouvons 15 guérisons et 17 morts; sur 24 curetages du sinus, 12 guérisons et 12 morts : sur 33 curetages du sinus avec ligature de la jugulaire, 22 guérisons et 11 morts.

Cette proportion de succès est vraiment énorme, si lon songe à ia léthalité presque constante des cas de phlébite des sinus abandonnés à eux-

mn OU E mêmes, et si l’on réfléchit que ces cas guéris spontanément restent toujours d’un Roue douteux, tandis que dans les cas opérés on à trouvé et enlevé le thrombus.

Les insuccès s'expliquent par la période tardive à laquelle on est intervenu : d’où cachexie du malade qui n’a pu résister à l'opération; existence à côlé de la phlébite de méninzite où d abcès encéphalique. Nous n’oserions même pas dire que celte coexistence soit une rais n asolue de ne pas opérer. Il est des cas où le chirurgien a eu l’audace, à côté du curetage du sinus, d'ouvrir un abcès encéphalique a guéri son malade. Il en est de plus nombreux où l’existence de nevrite optique, de paralysie occulaire, plaidait pour l'existence d'une meningite basale et où le malade à également guéri. On trouvera ces observations dans notre chapitre précédent.

Le succès particulièrement grand des interventions biencomplètes, autorise à être le plus hardi possible.

Aussi, acceptons-nous absolument la description du « Manuel opératoire », telle qu es est nue par M. Chipault, et que voici :

Nous pensons, dit ce chirurgien, qu on devrait

tenter, plus encore qu’on ne l’a fait jusqu’à pré sent, et pour isoler aussi complètement que possible le foyer septique, de fermer systématiquement, non seulement Ja veine jugulaire au dessous

de lui, mais aussi le sinus latéral en arrière, et dès lors faire l'intervention en trois tems : 1° double.

ligature de la jugulaire interne, avec section de la

veine entre les deux fils et fixation du bout supé-

rieur dans l’angle de la plaie cervicale ;2 ligalure

du sinus transverse, tout près du réservoir d'Hérophlile; 8° ouverture par la voie mastoïdienne du sinus, résection aussi complète que possible de ses

parois, désinfection de la loge sinusale, établis-

sement du drainage sinuso-jugulaire.

« Ges trois temps devront toujours être pratiqués dans l’ordre même que nous venons d'indiquer : c'est le seul moyen d'éviter sûrement la dispersion des embolies septiques que le traumatisme opéra-

loire peut détacher du caillot ou de la paroi :

malade.

« Ajoutons que, chezles sujets très affaibl's, inca-

pables de résister à une longue opération, ou systématiquement dans quelques cas de pyohémie

olitique sans sinusite, l'intervention pourrait peulêtre se limiter, dans une première séance, aux :

ligatures veineuses ; mais on ne doil pas ouolier

que, ceci fait, le foyer septique peut encore infec-

ter l’économie par l'intermédiaire des veines de

second ordre qui en partent entre les points liés :

veine masloïdienne, dont la thrombose se mani- D. ()

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