‹ Du traitement de la phlébite du sinus latéral d'origine auriculaireChapitre 18 sur 18 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

4° La phlébite du sinus latéral, consécutive aux affections infectieuses de l'oreille et plus particulièrement à l’otite moyenne, sans être fatalement mortelle, est du pronostic le plus grave;

20 La mort survient, soit par suite de l’extension locale des lésions aux méninges et au cerveau, soit par infection généralisée : dans ce second cas on trouve des infarctus septiques dans les poumons, la rate, les articulations, etc. ;

3 11 semble donc très logique, dans les cas de ce genre, d’alier à la recherche du foyer Sinusal pour le désinfecter, après avoir pris toutes les précaulions possibles pour que les produits septiques, ébranlés par le traumatisme opératoire, ne se répandent pas dans l’économie : la ligature de la veine jugulaire interne et du sinus transverse,

LHORpreS principale voie de passage de ces produits, doit donc précéder les autres temps de l'intervention ;

4 Puis, pour ouvrir le sinus, on atlaquera la mastoïde dans son quadrant posléro-supérieur et de la manière que nous avons indiquée, on ouvrira la paroi osseuse de la loge sinusale, en grande parlie nécrosée, transformée en un clapier rempli de pus et de débris infec!s. On devra surtout bien mettre à nu: 1° Le coude sinusal antérieur au niveau duquel arrivent, trouant la paroi osseuse, les veines venues de l'anlre et des cllules masloïdiennes ; 2 le bulbe jugulaire infecté par l’intermédiaire des veines venues du plancher de la caisse. Toutes ces parties seront curetées et pique drées d’ ASUS énergiques ;

50 L'opération sera terminée par l ones # la jugulaire au dessus de sa ligature, et par l’établissement du drainage sinuso-jugulaire, destiné, aux pansements ultérieurs, à faire des lavages sur toute l'étendue du tr ajet Sinuso-veineux malade ;

6° 11 va de soi que le traflement du foyer Se ne devra point faire nég iger le lraitement des lésions de la caisse et de l’antre qui en sont le poiut de départ, ni celui des abcès exlraduraux, des abcès cérébraux, qui peuvent en être la conséquence ou l'accompagnement. On aura même parfois à inciser des collections purulentes arliculaires dues à la pyohémie ;

RSR:

7 Cette intervention hardie et largement faite que nous proposons d'appeler opération de Chipault, du nom du chirurgien qui en a le premier donné une descriplion complète) a donné deux tiers de guérisons, tandis que, nous le répétons, les cas non opérés sont presque fatalemernt mortels, constamment même, suivant bien des auteurs.

Vu : par le Président. Vu : le Doyen,

Page 1