A PES
3° Des plaques cicatricielles régulières, rétractiles, à bords pigmentés, sur la face postérieure de la cuisse droite et sur le genou droit;
4° Une tuméfaction rouge sombre de la région sternoclaviculaire gauche.
Toutes ces lésions sont peu douloureuses, mais la malade déclare être réveillée la nuit par des douleurs diffuses parfois à caractère fulgurant.
L'’aorte n’est pas perceptible à la palpation.
Il existe un souffle au deuxième temps au foyer aortique; le premier bruit est sourd à la pointe.
A la date du 21 novembre 1922, la séro-réaction est fortement positive.
Le traïtement à l’iodure de potassium est institué à la dose de 3, 4, 5 et 6 grammes pendant dix jours et détermine une amélioration sensible avec début de cicatrisation et sédation des douleurs nocturnes.
Le 5 décembre 1922, la malade recoit la première injection de bismuth précipité en solution huileuse, d’une série de neuf injections jusqu’au 6 janvier 1925. L'amélioration se poursuit, mais ne paraît pas plus rapide qu’avec l’iodure de potassium. Ce dernier médicament est repris à raison de 6 grammes par jour pendant dix jours et lorsque la malade sort, le 20 janvier 1993, il n’y a plus d’ulcérations; les gommes sont en voie de ramollissement et celle de la région sterno-claviculaire, en particulier, s’est résorbée. Les douleurs des membres inférieurs ont disparu. | |
OBSERVATION VII. — K'.., sexe masculin. Ce malade eut un chancre il y a dix ans, avec roséole probable. Il recut alors une seule injection de 606.
[ y a trois ans, il eut de l’iritis de l’œil gauche; il con serve encore une certaine paresse de la pupille.
PLAT 1e
Actuellement l’examen du malade fait constater une glossite scléreuse superficielle avec de la trémulation et des contractions fibrillaires.
La séro-réaction est fortement positive.
Le traitement au bismuth métal précipité, en suspension huileuse, commencé le 5 décembre 1922, n’a pas donné de meilleurs résultats que les traitements habituels qui auraient pu être pratiqués en pareil cas, et qui d’ailleurs ont été institués par la suite.
Dans un autre cas de leucoplasie avec lésions laryngées syphilitiques, le traitement au bismuth institué fut très bien toléré, sans avoir déterminé une amélioration appréciable des lésions.
Ces deux observations ne nous permettent pas d’affirmer rien de précis sur l’action du bismuth à cette période de la syphilis.
Elles nous ont montré seulement une certaine efficacité du bismuth sur les lésions tertiaires, les gommes en partieulier et les douleurs nocturnes, maïs ne paraissant pas être supérieure à celle de l’iodure de potassium en cette circonstance.
La plupart des auteurs. cependant, donnent des résultats plus favorables dans les principales manifestations de cette période protéiforme de la syphihis.
D’après eux, les syphilides ulcéreuses, tubereulo et ulcéro-croûteuses. disparaissent dans un laps de temps variant de quatorze à vingt jours; les gommes non ulcérées guérissent après dix jours de traitement, alors que les gommes ulcérées nécessitent une moyenne de vingteinq jours.
Les lésions osseuses, les ostéo-périostites sont heureusement influencées. Ainsi, M. Clément-Simon cite:
Un cas de syphilome diffus de la cloison du nez avec
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perforation et élimination de séquestres, cicatrisé en six semaines ;
Une gomme de la cloison du nez avec périostite des os propres du nez rapidement guérie par le bismuth;
Un cas de syphilide tuberculeuse de la joue où l’iodure de potassium parut doubler l’action du bismuth; ,
Trois cas d’aortite syphilitique, dont deux furent rapidement soulagés, alors que le troisième ne hénéficia aucunement du nouveau traitement maïs fut influencé par le cyanure de mercure;
Quelques cas de syphilis oculaire qui, traités par le bismuth, donnèrent des résultats inconstants.
M. Bénech dit avoir obtenu la guérison rapide d’une ostéo-périostite crânienne, réfractaire à l’arsenic et au mercure, avec des injections intra-veineuses de sels solubles.
D.'—— ACTION DU BISMUTH SUR LA SYPHILIS QUATERNAIRE ET LA SYPHILIS NERVEUSE
Nous donnerons seulement deux observations résumées qui, malgré leur conclusion défavorable au traitement bismuthique dans certains cas de syphilis nerveuse, n’infirment en rien les résultats favorables obtenus par divers auteurs dans les mêmes circonstances.
OBSERVATION VIII. — K.., sexe masculin.
Tabétique évoluant vers la paralysie générale qui recut de très nombreux traitements à l’arsenic, au mercure et à l’iodure de potassium.
On lui fit un traitement à l’iodo-bismuthate de quinine qui fut assez bien supporté mais ne donna pas de résultats appréciables,
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Osservarton IX. — '. L.., sexe masculin; âge: 59 ans. Entre le 6 juin 1921 pour pédiculose et pyodermite avec taches de vitiligo.
Le 24 juin, la séro-réaction est fortement positive.
À partir du 28 juin 1921, traitement au cyanure de mercure à 1 p. 100, trente injections; puis, benzoate de mercure. Ù
Le malade sort le 4 octobre. |
Il rentre le 10 juillet 1922, atteint d’aphasie motrice pure datant de quelques jours.
Le 11 juillet, la séro-réaction est positive.
Le 12 on lui fait suivre un traitement au cyanure de mercure.
Le 17 une légère stomatite apparaît qui s’accentue de plus en plus et oblige à suspendre le traitement mercuriel le 28 juillet.
Le 20 août, ia stomatite est guérie et le malade, légèrement amélioré, peut prononcer quelques paroles, le vocebulaire demeurant très restreint.
Après lui avoir fait une série de dix injections de métarsénobenzol de 0 gr. 10 chacune, il reçut, à partir du 11 septembre, dix injections de iodo-bismuthate de quinine de 0 gr. 10 chacune, tous les deux jours. Elles furent très bien supportées sans avoir apporté, cependant, une accentuation nette dans l’amélioration du malade.
Dans le tabes et la paralysie générale, les auteurs donnent des résultats variables.
Dans dix cas de paralysie générale, traités par le bismuth, Marie et Fourcade déclarent avoir eu des résultats à peu près nuls.
MM. Clément-Simon, Fournier et Guénot accusent un échec complet dans le traitement de la paralysie générale par le bismuth.
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Cependant, Smilyanitch, dans sa thèse, cite un cas de paralysie générale amélioré par le traitement bismuthique, et MM. Fourcade, Jaloustre et Lemay notent également de leur côté quelques cas d’améklioration dans la même maladie. IL est difficile de dire si les faits favorables seront constants.
Dans le tabes, les auteurs ont remarqué l’inconstance des résultats obtenus avec le bismuth et n’attribuent pas à ce dernier une valeur supérieure à l’arsenic dans cette forme de la syphilis
Par contre, certains cas de syphilis nerveuse sont notés par les auteurs comme fort améliorés et même guéris par le bismuth, surtout les lésions localisées, alors que les lésions diffuses paraissent plus rebelles.
MM. Marie et Fourcade donnent dix cas de syphilis nerveuse localisée, encéphale et moelle (gommes, artérites, myélites, états démentiels), heureusement traités par le tartrobismuthate de K et Na.
À cet effet, M. Marie note le contraste entre l’action du tartrobismuthate de K et Na dans les lésions cérébrales localisées (gommes, par exemple) et dans les périméningoencéphalites, ces dernières échappant à l’action du médicament comme à celle du mercure et du 606.
Dans les névrites et radiculites, MM. Fourcade, Jaloustre et Lemay ont observé. après une ou deux séries d’injections, une amélioration considérabie des phénomènes douloureux.
Ainsi done, et c’est l’opinion de presque tous les auteurs, le bismuth agit bien contre les lésions jeunes de la syphilis nerveuse, lésions évoluant depuis peu de temps et n’ayant pas créé de désordres définitifs. Et même, d’après M. Lortat-Jacob, le bismuth serait la meilleure thérapeutique pour lutter contre les localisations nerveu-
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ses de la syphilis: le quinio-bismuth, en particulier, aurait le plus d’action pour modifier favorablement le liquide céphalo-rachidien. A ce propos, M. Apert cite un cas où ce produit a fait mervealle: en moins d’une semaine, les lymphocytes ont baissé de 300 à 6 par millimètre eube.
Mais il ne serait pas meilleur que le mercure ou l’arsenice dans les syphilis nerveuses anciennes.