E. — ACTION DU BISMUTH SUR L'HÉRÉDO-SYPHILIS
Les observations concernant ce sujet sont peu nombreuses; personnellement nous n’en avons recueilli aucune; aussi, est-il difficile d’émettre une opinion précise, à l’heure actuelle, car les essais sont encore trop restreints.
1° Hérédo-syphilis précoce. — Dans un cas d’hydrocéphalie, Dupérié, de Bordeaux, aurait obtenu un arrêt des lésions avec l’iodo-quinate de bismuth. |
Rocaz, dans un cas de maladie de Parrot grave, obtint une guérison rapide.
Dans la méningite syphilitique, Ribadeau-Dumas dit avoir eu de bons résultats avec le tartrobismuthate de K et Na.
2° Hérédo-syphilis tardive. — Tixier rapporte le cas d’une enfant de 12 ans, ayant une syphilis héréditaire nerveuse, traitée depuis quatre ans par le mercure, l’arsenice et l’iodure de potassium, à qui l’on fit dix injections intra-museulaires de tartrobismuthate de K et Na. Vers la troisième injection l’on remarqua une atténuation des accidents et la disparition complète à la cinquième injection. La ponction lombaire faite après la dixième injection donna un liquide céphalo-rachidien normal.
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Malheureusement, cette guérison ne s’est pas maintenue et l’enfant est redevenue réfractaire comme elle l'était au mercure ét à l’arsenic.
MM. Fourcade, Jaloustre et Lemay donnent deux observations: l’une, d’ostéite du maxillaire supérieur avec ulcération chez un sujet de 20 ans et guérie avec quinze injections d’hydroxyde de bismuth; l’autre, de surdité progressive par sclérose labyrinthique, chez un sujet de 25 ans, considérablement améliorée par le même traitement.
Tous ces faits sont intéressants gt méritent d’être signalés, mais, comme nous l’avons dit précédemment, des observations plus nombreuses sont nécessaires pour qu’une opinion définitive puisse être exprimée.