I. — AGOCIDENTS LOCAUX
Au début de l’application du traitement par le bismuth, certains auteurs ont observé des accidents locaux très désagréables déterminés par les injections intra-musculaires des divers produits alors utilisés:
Douleur locale très vive et persistant de quelques heures à un ou deux jours.
Réactions congestive, kystique ou inflammatoire.
Ce sont précisément ces manifestations qui avaient fait porter, par M. Carle (de Lyon) un réquisitoire un peu dur contre le nouveau traitement. œ
Mais ces accidents, dus, certains à une faute de technique, les autres à une posologie encore mal étudiée, tâtonnante, sont actuellement très atténués depuis l’emploi de doses moins massives et plus espacées.
Demelin dit en substance dans sa thèse:
« Les injections intra-musculaires de tartrobismuthate de K et Na sont généralement bien supportées. » Telle est l’opinion de MM. Emery et Morin, Smilyaniteh et Wallon.
Dans notre observation I, la douleur fut toujours très supportable, et si, dans l’observation II, la douleur de l'injection a toujours été très vivement ressentie, cet inconvénient ne vaut pas contre la médication bismuthée elle-même.