‹ Du traitement de la syphilis par le bismuth: Quelques Observations et Résumé de l'État actuel de la QuestionChapitre 23 sur 31 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

De contre-indications absolues, il n’en est pas qui soient spéciales au bismuth, car les états cachectiques, les lésions avancées du rein, du foie ou du cœur contre-indiquent aussi bien tout autre moyen de traitement.

Par contre, les lésions peu profondes du foie, du rein ou du cœur ne paraissent pas être un obstacle définitif à l’emploi du bismuth, car M. Azoulay publie quelques observations typiques à ce sujet (rapportées dans la thèse de M. Smilyanitch) : un cas d’albuminurie de 2 à 6 gram- : mes par jour; un cas de lésion mitrale d’origine rhumatismale; un cas de sclérose rénale; un cas d’aortite avec ictère infectieux bénin.

Chez aucun de ces malades le bismuth n’a déterminé ni une aggravation, ni une prolongation des lésions.

Ces faits indiquent que devant une lésion organique moyenne, ne présentant pas de caractère accentué de gravité, le médecin ne doit pas rester inactif contre une maladie aussi sérieuse que la syphilis, et qu’il doit employer les armes qu’il possède pour lutter contre elle, mais alors la plus grande prudence doit être sa règle de

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