‹ Du traitement de la syphilis par le bismuth: Quelques Observations et Résumé de l'État actuel de la QuestionChapitre 27 sur 31 · MP VAS · texte numérisé non relu

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une grosse molécule pour en diminuer la’ toxicité, il n’est pas nécessaire de recourir à œet artifice avec le bismuth, car tous ses composés sont insolubles et par conséquent absorbés lentement ».

Ils eurent alors recours à l’oxyde de bismuth, à petite. molécule et plus facilement absorbable, et sur plus de cent malades traités par ces auteurs, aucun accident local, ni de stomatite, ni d'intoxication générale ne serait survenu.

D'ailleurs, voici leurs conclusions, que nous trouvons résumées dans la thèse de M. Wallon: |

« L’oxyde de bismuth est moins toxique parce qu'aucun acide combiné ne vient ajouter sa toxicité.

Il contient deux fois plus de bismuth que le tartrobismuthate, à égalité de poids, ce qui permet d’employer des doses moindres.

La tolérance locale est bonne, jamais l’oxyde de bismuth ne provoque de nodosités, ni de douleurs, par suite de sa rapide absorption et de la réaction neutre du produit.

I! ne détermine qu’un liséré gingival, jamais de stomatite vraie. » |

D'autre part, MM. Emery et Morin ont poursuivi leur expérimentation de la médication bismuthée presque exclusivement avec ce composé, qui leur a donné toute satisfaction.

Todo-bismuthate de quinine ow quinio-bismuth

Produit rouge, contenant 30 p. 100 de bismuth, employé en suspension huileuse à 10 p. 100 et en injection intramusculaire aux doses de 0 gr. 20 à 0 gr. 30 tous les trois à quatre jours.

C’est M. Azoulay qui eut l’idée d’associer la quinine au bismuth pour combattre l’anémie bismuthique et joindre

à celle du bismuth l’action de la quinine active contre les protozoaires. Mais ce produit serait moins actif que les précédents, à cause de sa faible teneur en bismuth.

Bismuth-métal : D eee

MM. Sazerac et Levaditi ont expérimenté et obtenu de bons résultats sur la syphilis du lapin avec le bismuth précipité à l’état de division extrême par réduction du tartrobismuthate de Na.

Dans cent cas de syphilis humaine, MM. Fournier et Guénot appliquèrent ce mode de traitement en employant le produit soit en suspension huileuse à 1/10, soit dans une solution isotonique, en injection intra-musculaire ou sous-cutanée de 0 gr. 15 à O0 gr. 20, tous les trois à cinq jours, par série de dix à douze. Ils constatèrent que l’action est analogue, aux diverses périodes de la syphilis, et aussi énergique que celle des autres composés bismuthiques. Il y aurait peu de réaction locale; la stomatite seraït moins fréquente qu'avec les sels de bismuth.

Cela montre bien que j’action sur la syphilis des produits employés est bien due au bismuth.

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