SYPHILIS PRIMAIRE
Observation LI. -— Tableau I.
Mme T., Alice, âgée de 28 ans, est envoyée à la consultation de dermatologie de l'Hôpital de Saint-Germain-en-Laye par le Docteur Larget pour un examen sérologique motivé par des troubles de l’état général.
Elle est mariée depuis cinq ans, elle a eu une grossesse suivie de la naissance d’un enfant à terme qui est normal et qui a marché à 12 mois. La réaction de Vernes au péréthynol à la date du 30 septembre 1933 est à 0. Nous avons eu ainsi la chance de voir cette malade avant le chancre.
Au début de novembre la malade revient à la consultation pour montrer une ulcération indurée de la vulve qui remonte à une dizaine de jours. Il s’agit d’un accident primaire. Les derniers rapports ont eu lieu il y a 6 semaines. La réaction de Vernes est à 9 le 4 novembre 1933.
On injecte 1/4 de cgr. de cyanure de Hg. Cette injection est suivie de nausées et de coliques. En raison de cette intolérance on commence d’emblée un traitement simultané fait de la façon suivante :
nd
Le 7novembre 15 cgr. d’As. 5 cgr. de Bi-métal 12 —— 30 — à) — 18 — 30 — 5 — 21 — 50 — 5 — 28 — 50 — 5 —
2 décembre 50 — 5 — 9 — 50 . 5 — 12 50 — 5 — 16 — 70 —- 5 — 19 — 70 — 5 — 26 — 70 5 — 30 — 70 — 5 — 6 janvier 1934 70 — 5 — 9 — ‘70 — 5 — 13 — 70 — 5 — Total S8gr.15 75 cgr
Les 16, 23, 30 janvier on injecte d’abord 4 puis 3 fois 8 centigr. d'huile grise.
Le 24 février nous reprenons le traitement simultané.
Du 24 février 1934 au 13 mars, il est fait une série de 6 injections simultanées à doses plus rapidement progressives de 3 gr. d’arsenic et de 30 cgr. de bismuth.
Du 17 mars au 28 avril, il est fait 10 injections intramusculaires chacune de 70 cgr. d’arséno seulement.
Ce qui fait qu’en tout il a été injecté le total de 10 gr. 05 d’arséno en deux mois avec une tolérance parfaite d’ailleurs.
Les Vernes péréthynol des 16 décembre 1933, 16 janvier 1934, 24 février, 17 mars, 21 avril, 9 juin, 17 juillet, 2 octobre, ainsi que du 16 février 1935, ont tous été négatifs.
La ponction lombaire demandée a été refusée.
On voit donc la persistance de la guérison sérologique depuis avril 1934, date à laquelle nous avons fini le traitement par une série d’injections d’arséno (jalon arsenical).
Observation I. — Tableau I
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Observation Il. —— Tableau II.
M. B., Emile, âgé de 16 ans, est porteur depuis trois semaines d’une ulcération du gland qui présente tous les caractères d’un chancre syphilitique. Nous le voyons pour la première fois le 29 novembre 1932. La réaction de Vernes est à 23.
Le traitement simultané est commencé tout de’suite et le 10 décembre le Vernes monte à 55, traduisant ainsi la syphilisation progressive, non encore arrêtée par le traitement. | sa Ce malade n’a élé traité qu'avec de l’arséno et du Bi.
En décembre, on fait 9 injections avec pour dose totale 6 gr. 5 d’arséno et 40 cgr. de Bi.
A la fin de décembre, on voit pour la première fois le Vernes à 0. Nous verrons ultérieurement que le Vernes restera à O0 d’une façon pratiquement stable.
En janvier 1933, le malade reçoit en 5 injections, 3 gr. 50 d’arséno, et 26 cgr. de Bi., en février 4 injections avec un total dans le mois de 2 gr. 80 d’arséno et 26 cgr. de Bi. ; en mars, 4 injections avec un total de 2 gr. 40 d’arséno et 10 cgr. de Bi.
Ce qui fait qu’au total ce malade a reçu, en 22 injections, 15 gr. 20 d’arséno et 99 cgr. de Bi., pendant un traitement de trois mois exactement.
Que va devenir un tel malade, qui ainsi que nous allons le voir ne recevra plus rien ?
De mars à août 1933, le Vernes reste à 0.
Le 12 septembre 1933, la courbe du Vernes monte à 5. On attend et on répéte la réaction le 30 septembre, et l’on a la surprise de retrouver une réaction à 0. Les réactions sont toutes faites à l’Institut prophylactique et les malades ne sont jamais connus par le chef de laboratoire. Y a-t-il eu une erreur ? Jusqu'en février 1934, les Vernes restent à 0.