‹ Du Traitement de la Syphilis par les injections simultanées et prolongées, intramusculaires d'Arsenic trivalent et de BismuthChapitre 20 sur 25 · HÉRÉDO-SYPHILIS · texte numérisé non relu

HÉRÉDO-SYPHILIS

Observation XVAHI.

Mlle B., Marie, âgée de 18 ans, vient à la consultation le 14 mars 1932. Dans ces antécédents, paralysie infantile peu après la naissance. À 11 ans premières règles, qui ne se renouvellent qu’une seule fois par an. Actuellement faciès hébété, tremblement des mains, des lèvres. Elle traîne les jambes en marchant, elle est apathique, la parole est achoppée, il existe une céphalée tenace.

On a tout lieu de croire à une hérédo-syphilis. La réaction de Vernes est à 23.

Le traitement simultané est fait pendant trois mois de juin en août 1933, on voit la courbe du Vernes osciller de 23 à 9 puis 6 et enfin remonter en cours du traitement à 11.

Une deuxième série d'octobre à décembre se montre aussi inutile. Le Vernes n’est pas réduit.

Les examens de liquide céphalo-rachidien ne sont pas modifiés et restent avec les indications suivantes : Leucocytes — 0,5; Alb. = 0 gr. 46.

On voit ici l’inefficacité du traitement simultané.

Observation XVIHIE.

La petite B., Jacqueline, âgée de 8 ans, est envoyée par le

dispensaire d'hygiène sociale pour examen sérologique et traitement anti-syphilitique. Elle a présenté des troubles

CR er

de la vue et une réaction de Bordet-Wasserman effectuée à l’Institut Pasteur positive.

Elle a été traitée de octobre 1931 à juin 1933, sans résultat.

Du 8 juillet au 12 septembre 1933, on fait 13 injections de 5 cgr. d’As. soit 65 cgr. d’As. et à chaque fois de 2 gr. 5 de B. soit 32 C£T. 5.

Le Vernes péréthynol reste à 101. Il faut continuer le traitement de cette enfant jusqu’en mars 1935, pour voir le Vernes tomber à 22 seulement, mais en dépit du traitement il remonte en septembre 1936, à 91.

Nous voyons donc l’inefficacité de ce mode de traitement dans un tel cas.

Observation XIX. —— Tableau XIII.

La petite Odette, 13 ans, envoyée par son pensionnant pour faiblesse générale. A l'examen on ne constate aucun stigmate net d’hérédo-syphilis mais il s’agit d’une enfant pâle, maigre, débile, longiligne, aux dents irrégulières.

Sa mère est morte, il y a 4 ans, l’enfant ne peut préciser de quoi; son père va apparemment bien. Dans sa famille deux aînés vivants, deux morts.

On trouve une réaction de Vernes à 98, dans le sang.

Dès le début traitement intensif : en janvier 1934, 25 cgr. de B. (Muthanol) en février et mars 70 cgr. d’Arsénomyl ; en avril et juin une série discontinue de 13 injections de bivatol.

Son Vernes tombe alors à 40. A la fin des vacances le Vernes est remonté à 55, on fait 21 injections de bivatol jusqu’en décembre puis en janvier 1935, 45 cgr. d’As. En mai 22 injections de Bis-Hydra, et avant les vacances de 1935, 12 injections d’acétylarsan. Le Vernes tombe à ce

moment à 19.

Il remonte à 24 à la fin des grandes vacances 1935.

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