‹ Du Traitement de la Syphilis par les injections simultanées et prolongées, intramusculaires d'Arsenic trivalent et de BismuthChapitre 19 sur 25 · ENT · texte numérisé non relu

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dans le L.C.R. : alb. — 0 gr. 51, leuco. — 0, 3, Vernes —151. Le Vernes dans le sang va vite tomber et rester à 0. Nous regrettons de ne pas avoir le résultat d’une ponction

lombaire plus récente pour ce cas curieux de tabès qui a pu

être considérablement amélioré par le traitement simultané.

Observation XV.

Mme R., Jeanne, âgé de 42 ans, femme de ménage, pas de syphilis avouée. Est envoyée par son médecin pour un diagnostic de syphilis probable. Elle a un cœur hypertrophié, une crosse aortique élargie. L’examen neurologique ne révèle rien d’anormal.

Le 7 mai, le Vernes est à 32 dans le sang.

Elle est traitée en juin par du Bi. et de l’huile grise puis une série d’acétylarsan et une nouvelle série de Bi.

Le Vernes est entre 8 et 6 de janvier à mai 1933.

Le 6 mai, on commence un traitement simultané :

Mois Nombre d’injections Arséno. Bi Vernes mai 7 3 gr. 30 DOCS TU) juin 8 5 gr. 40 egr. 6 juillet 3 2 gr.70 CSN

En raison de l’inefficacité de cet essai du traitement simultané on l’abandonne. On essaie ensuite du quinby puis de l’As. trivalent. La réaction de Vernes tombe à 0 en avril et remonte ensuite lentement vers 3 puis 5 en février 1935. Tout traitement est alors abandonné. Il semble cependant que la malade soit améliorée. La lésion étant fixée et devenue non évolutive il semble préférable de ne pas fatiguer par un traitement spécifique intensif, une malade arrivée à la période tertiaire. Notons cependant la parfaite tolérance de ce traitement continué pendant trois mois.

Dee.

Observation XVI.

Mme R., Clémence, âgée de 52 ans, vient consulter le 9 janvier 1932. Elle ne se rappelle pas avoir contracté la syphilis à aucune période de sa vie. Depuis deux ans elle présente un. psychisme spécial, défaillant avec perte de mémoire même des faits récents. Elle ne reconnaît pas sa fille. Son faciès est hébété et rieur.

Le Vernes dans le sang est de 12 seulement à la date du 9 janvier 1932. Mais le Vernes dans le L.C.R. à la même date est de 141 avec les résultats suivants : Leuco. = 31,2; AIb==—"0'sr: 62;

Pendant un mois et demi on fait un traitement simultané d’As. et de Bi. au bout duquel la courbe de. Vernes tombe avec une grande lenteur à 7. De mars à octobre 1932, deux séries d’As. trivalent intramusculaire et deux séries de Bi. puis quelques injections d’huile grise et le Vernes est toujours à 4.

Au début d'octobre on commence à nouveau le traitement mixte que nous étudions et on ne l’arrête qu’en mars 1933.

Le Vernes dans le sang est tombé à 0 depuis 4 mois.

Dans le L.C.R. il est tombé à 50, avec la modification suivante = Lelcom=10/5: AIDE 0 6rA5 1"

On refait ensuite deux séries d’As. trivalent et une série de Bi. Au début de janvier 1934, le Vernes du sang est encore toujours à 0. Dans le L.C.R. il est tombé à 8 avec Léuco.=— 0,7 AIDE 0 gr80!

Pendant dix mois reprise du traitement simultané As. et Bi. à la fin duquel on trouve dans le L.C.R. Vernes — 6; leuco.=10,2: Alb= 06e 27

De novembre 1934 à avril 1936, on aura encore eu l’occasion de lui faire trois séries de Bi. et deux séries d’As. trivalent et 10 injections de mercure sous forme d'huile grise.

Le Vernes du sang était toujours resté à 0.

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Celui du L.C.R. était devenu à 2 avec Leuco. = 0,7, Alb. = 0 gr. 30.

Voilà donc une malade d’un certain âge qui a parfaitement supporté un traitement que l’on oserait plutôt appeler un traitement d’attaque de la syphilis et qui l’a parfaitement supporté.

Il n’y a pas eu de réactions locales importantes et au point de vue général il n’y a pas eu de viscéro-récidives.

Nous n'avons qu’à nous féliciter du résultat au point de vue méningé. La continuité de ce traitement a semblé avoir la meilleure action sur les réactions sérologiques de son liquide céphalo-rachidien ainsi que sur sa formule et le taux ‘ de l’albumine.

La malade a supporté en 4 ans de traitement 1 mois et demi, puis 6 mois de traitement mixte simultané et a parfaitement supporté l'administration prolongée de série d’arsenic faisant directement suite au traitement simultané.

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