‹ Du Traitement de la Syphilis par les injections simultanées et prolongées, intramusculaires d'Arsenic trivalent et de BismuthChapitre 23 sur 25 · MT UE · texte numérisé non relu

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concernent des syphilis au stade primaire. L’observation VI nous a permis de voir un malade avant la période sérologique. Son Vernes est toujours resté à 0 ; le diagnostic étant certain il semble que le traitement se soit vraiment montré efficace.

Au cours de l’observation VII, ayant voulu attendre la positivité de la réaction de Vernes pour confirmer un diagnostic encore incertain nous avons vu le Vernes tomber à 0 un mois après le début du traitement.

Quelle est la valeur de la guérison sérologique observée ?

Pour l’observation [, nous avons pu voir un recul de 10 mois après jalon arsenical.

Pour l’observation II, 20 mois de recul avec une ponction lombaire à liquide céphalo-rachidien normal 11 mois après la fin de tout traitement.

Pour l'observation IV, 7 mois de recul sans ponction lombaire.

Au cours du traitement des syphilis primaires nous avons donc obtenu des résultats rapides et quand nous avons pu le vérifier tardivement des guérisons précoces et peut-être définitives.

Au cours des accidents secondaires de la syphilis nous avons obtenu des résultats plus lents.

Pour l’observation VIII négativation des réactions

de Vernes après deux mois de traitement et recul de

Le fe

18 mois après la dernière injection qui était de l’arsenic.

Pour l’observation IX deux mois et demi de traitement pour la négativation suivie de guérison apparente de cinq mois.

Pour l'observation X, stabilité sérologique de 12 mois.

L'observation XI par contre est troublante. Dans les quatre premiers mois qui suivent son chancre le malade reçoit une série de novar, une série de cyanure de Hg. Nous le voyons à ce moment avec une réaction de Bordet-Wasserman qui à été positive, et un Vernes à 57, puis à 70. Le traitement simultané amène le Vernes à O0 en un mois et demi environ, mais il subit ultérieurement une ascension. Nous pensons qu'un traitement continu simultané comparable à celui de l’observation IX serait peut-être arrivé à maintenir sa négativation.

La négativation du Vernes est relativement plus lente pour l'observation XII où il faut deux mois de traitement suivi pour obtenir la première fois un chiffre à 0. Cette observation étant toute récente, nous n’avons pas encore le recul suffisant pour parler de guérison.

L'observation XIII apporte un exemple de thérapeutique enchevêtrée. L'association de bismuth (Olba) et d’arsenic trivalent n’a pas été faite dès le

début; aussi a-t-il fallu trois mois de traitement

PS

conjugué pour faire descendre la courbe de Vernes de 20 à 0. |

Nous voyons donc pour la période secondaire de la syphilis :

19° une négativation du Vernes en un mois et demi à deux mois et demi. Donc un temps plus long que pour la période primaire ;

20 Ja nécessité d’un traitement beaucoup plus long pour avoir une négativation permanente.

Au cours des syphilis tertiaires nerveuses nous avons suivi les indications thérapeutiques données par Ravaut. Le traitement a été continué très longtemps.

C’est ainsi que nous pouvons rapporté l’observation XIV d’une malade atteinte de tabès avec syphilis cérébrale mise au traitement alterné de septembre 1935 à janvier 1936, avec ponction lombaire au début. Voyant l’insuccès du traitement nous avons essayé le traitement simultané ininterrompu pendant une durée de huit mois, sans aucune interruption. Nous regrettons vivement de ne pas avoir une ponction lombaire tout à fait récente depuis avril 1936.

Nous avons pu cépendant assister suivant la courbe du tableau XIT à une négativation du sang et à une amélioration sensible du taux de l’albumine et de la formule leucocytaire du L.C.R. Cliniquement cette malade est améliorée, elle parle mieux, sa figure

devient plus expressive.

Nous avons eu l’occasion de voir une lésion aortique (observation XV). Cette forme de syphilis est très résistante au traitement. Il nous a semblé plus prudent d'abandonner à un certain moment le traitement pour des lésions fixées plutôt que de les réactiver.

Nous avons également eu l’occasion de suivre une malade atteinte de syphilis cérébrale en 1932. Nous avons trouvé dans le L.C.R. un Vernes à 141, une formule leucocytaire — 31,2; albumine — (0,62.

Le traitement simultané, pendant un mois, suivi d'un traitement alterné puis d’une reprise du traitement conjugué pendant 6 mois, nous a permis d'obtenir les résultats suivants :

Vernes du: sang = 0; celui du L.C.R. = 2 avec 0,7 leucocyte et 0,30 d’albumine. Nous n'avons jamais dépassé la dose de 70 cgr. d’arsenic et de 5 cgr. de bismuth-métal au cours du traitement simultané.

Nous pensons que ce traitement simultané nous à donné des résultats comparables aux autres traitements mais peut-être est-il un peu moins toxique et choquant.

Nous avons également eu l’occasion de comparer le traitement conjugué et prolongé aux autres méthodes pour les hérédo-syphilis avec ou sans lésion nerveuse, mais avec une sérologie toujours positive. Nous savions bien combien il est difficile de traiter de tels

malades. Nous avions espéré pourtant obtenir un

ML El

résultat. Nous sommes obligés de reconnaître un échec total. Il semble que le traitement n'ait pas «mordu » sur cette forme de syphilis. Les courbes que nous reproduisons en sont les témoins.

Nous aurions été désireux de présenter un plus grand nombre d'observations. Pour certaines nous n’avons pas eu le recul suffisant pour juger les résultats tardifs. Certains de nos malades sont encore en traitement. De plus nous ne pouvons affirmer l’excellence d’un traitement alors que la chance à pu nous maintenir en dehors du pourcentage des accidents. Néanmoins nous avons pu noter pour chacune des observations une

tolérance parfaite.

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