‹ Du Traitement de l’Ataxie Locomotrice par la SuspensionChapitre 15 sur 18 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

B... (Pierre), 44 ans, journalier, entré le 20 décembre 1891, salle Saint-Augustin II (troisième séjour). (Service de M. le professeur Bondet).

Ataxie locomotrice. Amélioration considérable par la suspension.

Le malade rentre dans le service pour des douleurs fulgurantes peu intenses, surtout accusées aux mollets et à la face plantaire. Légère incoordination. Signe de Romberg. Réflexes rotuliens abolis.

29 février 1892.— On a soumis le malade à une suspension quotidienne, comme il l’avait été, d’ailleurs, pendant ses séjours antérieurs. On constate aujourd’hui les résultats suivants :

L’incoordination a disparu; il peut se tenir debout les yeux fermés et même sur un seul pied.

Le malade part aujourd’hui, 3 juin 1892. Il revient dans le service et présente :

Signes de Romberg et de Westphal. Incoordination toutefois moindre qu’au séjour précédent. Douleurs fulgurantes. Quelques troubles de sensibilité aux membres inférieurs: Pas d’érections. Pupille dilatée.

12 juillet 1892. — Le malade part après avoir été soumis au traitement par la suspension; une séance chaque jour. Il n’a plus de douleurs fulgurantes. La marche paraît normale sans trace d’ataxie. Les érections sont revenues, les réflexes sont toujours absents. Les pupilles réagissent mal à la lumière. Pas d’albumine.

28 février 1893. — Il entre de nouveau à la salle Saint- Augustin avec les symptômes suivants :

Douleurs fulgurantes. Démarche ataxique. Pas de trouble de sensibilité. Signes de Romberg et de Westphal. Pas de troubles viscéraux. Absence d’érections. On reprend la suspension.

15 mai 1893. — Le malade sort. La guérison est complète : les réflexes sont toujours abolis.

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