CONCLUSIONS
[. — Le traitement de l’ataxie par la suspension n’est pas de date très ancienne. La technique en est simple; mais, pour éviter certains accidents, la suspension doit être faite par les médecins eux-mêmes ou en leur présence ou bien encore par des personnes compé-
tentes.
IT. — La pratique longtemps prolongée de séances quotidiennes d’une minute ou deux a donné d’excellents résultats dans les diverses formes de l’ataxie.
La suspension agit sur tous les symptômes : douleurs fulgurantes, incoordination, troubles de sensibilité, troubles vésicaux et génitaux, troubles oculaires et vaso-moteurs, crises laryngées, pharyngées et gastriques.
Seuls les réflexes rotuliens et signes pupillaires n’ont pas été améliorés.
IT. — Si l’on n’a pas obtenu de résultats après vingt ou trente séances, ne pas cesser le traitement comme certains le disent; mais au contraire, il faut persévérer, continuer la suspension, car on peut voir
les améliorations et la guérison ne semanifester qu'après un traitement prolongé. Les accidents, par ce traitement, sont rares et de peu d'importance; ils peuvent être évités si l’on tient compte des contre-indications.
IV. — Le mode d’action n'est pas entièrement élucidé. Ce traitement cependant agirait, soit en apportant des modifications dans la circulation de la moelle; soit aussi en diminuant la compression des tubes nerveux, par la rupture de brides méningitiques qui le comprimaient, ou en favorisant la résorption d’exsudats.
Les causes psychiques sont accessoires et ne peuvent expliquer la guérison de certains symptômes.
V. — La pendaison n’est pas une méthode curative du tabes, mais c’est un procédé qui améliore le plus grand nombre de symptômes et mérite d’être conservé et employé à cause de son innocuité.
Vu, bon à imprimer.
Le PRÉSIDENT DE LA THÈSE, Vu, bon à imprimer. BONDET. Le Doyen, LORTET.
Vu, bon et permis d'imprimer.
Le RECTEUR, G. COMPAYRÉ.