‹ Du Traitement de l’Ataxie Locomotrice par la SuspensionChapitre 3 sur 18 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'année dernière, durant les quelques mois passés comme interne à la clinique médicale de l'Hôtel- Dieu, dans le service de M. le professeur Bondet, il nous a été donné de voir des ataxiques traités depuis longtemps par la méthode que nous préconisons aujourd’hui dans notre thèse, Nous avons été surpris des résultats obtenus par la pratique d’une suspension longtemps prolongée, alors que tout autre traitement tenté chez eux n'avait pu améliorer leur situation. Conduit ainsi à étudier les bienfaits que pouvait procurer une telle méthode à des gens voués à la douleur et condamnés au repos, nous nous sommes demandé s’il n’y avait pas là le sujet d’un nouveau travail.

L’enthousiasme qu'avait pu donner ce mode de

traitement aux médecins qui l'avaient expérimenté avait été suivi d’un certain discrédit, dû aux quelques accidents causés par une suspension faite en l’absence de gens compétents ; car, il faut le dire de suite, le soulagement qu’elle avait procuré aux malades l'avait rapidement jetée dans le domaine public. Néanmoins, et à une certaine époque, les travaux furent nombreux aussi bien en France qu’à l'étranger.

La suspension n’a pas la prétention de guérir d’une façon radicale une maladie telle que le tabes ; mais au moins elle donne aux médecins qui l’appliquent une certaine satisfaction, puisqu'elle soulage notablement les malades dans les symptômes qui leur sont le plus intolérables.

Poussé par le temps qui nous presse, nous n’avons pu donner à un tel sujet tout le développement qu'il mérite, n1 les expériences nouvelles qu'il peut exiger ; mais nous serons satisfait si les observations cliniques nous ont permis de montrer qu’il ne faut point désespérer d’une pareille méthode, si les résultats qu'elle peut fournir n’ont pu être donnés toujours après vingt ou trente séances. La persévérance dans ce traitement, à moins de contre-indications formelles, sera une des conditions de réussite et si, après un ou deux mois de suspension, on n'a pas vu d'améliorations se produire, il se peut que celles-ci n'apparaissent qu'après un temps assez long.

Au moment de terminer nos études médicales et avant de quitter ceux qui ont été nos maîtres dans les hôpitaux, nous désirons leur faire savoir tous les regrets que nous éprouvons à nous séparer d'eux et aussi toute la satisfaction que nous avons à leur témoigner, ici même, notre reconnaissance,

M. le professeur agrégé Roque, dont nous avons été l’interne dans le service de M. Bondet, nous a inspiré ce travail ; il nous a montré dans son service l’un des malades qui fait l’objet de notre thèse; il a, également, de concert avec M. Devic, publié l'observation d’un ataxique ; nous la reproduisons plus loin, elle montre tous les bénéfices que l’on peut retirer d’un pareil traitement. Nous avons beaucoup appris à ses savantes cliniques ; toujours il nous a donné des marques de sympathie et d'amitié, dont nous garderons constamment le souvenir. Nous serons heureux s’il veut bien croire à l’assurance de notre profond respect et à la reconnaissance que nous lui devons.

Nous avons regretté de n'avoir pu passer que quelques mois comme interne dans le service de M. le professeur Teissier. Il a été pour nous un maître bienveillant ; autant par ses conseils au lit du malade que par son enseignement si brillant à la Faculté, il nous a familiarisé avec toutes les questions qui touchent à la médecine. Qu'il nous permette de le remercier des

nombreuses marques d'amitié dont il a bien voulu nous

Res

honorer et de l’aimable attention avec laquelle il nous a appris à résoudre les problèmes difficiles de la clinique médicale et de la thérapeutique.

Que M. le professeur Bondet veuille bien agréer l'expression de notre reconnaissance, pour le grand honneur qu’il nous fait en acceptant la présidence de notre thèse.

A J'Antiquaille, soit comme interne suppléant, soit comme externe, nous avons appris les maladies vénériennes et cutanées dans le service de M. le professeur Augagneur. Que notre maître veuille bien accepter l'expression de notre gratitude pour l’enseignement qu’il nous a donné.

MM. Maurice et Auguste Pollosson, Devic, Jaboulay, Sabatier, dont nous avons été l’interne suppléant; MM. Chappet, Vinay et Vincent, dont nous avons été l’externe, voudront bien accepter l’assurance qu’en les remerciant de leurs savantes leçons, nous remplissons le plus agréable des devoirs.

Nous remercions aussi M. Mouisset, médecin des Hôpitaux, qui a bien voulu nous autoriser à publier des observations concernant des tabétiques traités par la suspension. |

MM. Tournier et Villard, chefs de clinique, nousont aidé de leurs conseils éclairés ; souvent ils nous ont donné des marques d'amitié; nous sommes heureux de

leur adresser un témoignage public de notre gratitude.

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Les docteurs Hudellet et Bernasconi, chirurgiens de l'Hôtel-Dieu de Bourg, ont été nos premiers maîtres. Durant le cours de nos études médicales, ils ne nous ont ménagé ni leurs conseils ni leur amitié. Enfin, dans des circonstances récentes et douloureuses, ils nous ont donné, ainsi que MM. les Médecins de Villefranche et les Administrateurs de l’Hospice de cette ville, des marques de sympathie. Que tous veuillent bien croire à notre parfaite reconnaissance et à notre sincère amitié, qui restera toujours pour eux inaltérable

et sans bornes.

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