‹ Du Traitement de l’Ataxie Locomotrice par la SuspensionChapitre 5 sur 18 · TO · texte numérisé non relu

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Dans la Revue de médecine de la Suisse romande de 1889, Révillod cite des faits intéressants concernant des maux perforants plantaires « dont le pied, ayant un aspect phlegmoneux, diminue de 4 centimètres de circonférence. En outre, de violentes douleurs constatées à ce niveau furent notablement soulagées. »

A peu près à la même époque, Ladame fait remarquer que l'amélioration se produit dès le début du traitement. [Il ajoute que les suspensions doivent être d’une durée d’autant plus courte que le malade est plus lourd.

Bonjour, en juin 1892, donne la statistique de 13 tabétiques ayant subi 400 suspensions. Trois ont marché beaucoup mieux après; chez l’un deux, il vit réapparaître les réflexes rotuliens. Enfin, chez quatre malades, il vit une diminution ou disparition des douleurs fulgurantes et de la paresthésie. L'état d’un des malades a vite été amélioré après quelques séances, puis il a présenté une exacerbation. Après 20 ou 30 séances, ce traitement ne donnerait plus de bons résultats.

En France, l’on fut très enthousiasmé par ce mode de traitement ; les travaux furent nombreux. Nous sommes obligés de nous restreindre en ne citant que les principaux. Nous avons vu plus haut comment la suspension avait été importée de Russie en France, au retour de son voyage par M. Raymond ; nous avons vu aussi quel essor Charcot lui donna en s’en faisant le défenseur. Après eux les publications se succèdent. On voit Lespinasse qui donne deux observations, avec

diminution des douleurs, en quelques séances, et de l'incoordination ; enfin, chez certains, les désirs génésiques réapparurent. Moutard-Martin constate que les crises gastriques sont moins fréquentes et une diminution des troubles oculo-moteurs.

Darier obtient de bons résultats dans deux cas d’atrophie du nerf optique.

Abadie, à l’occasion d’une communication à la Socièété de médecine de Paris, donne quelques résultats encourageants au point de vue des troubles visuels. Dans un cas, les troubles de la miction ont cessé rapidement.

Blocq et Raoult étudient surtout les contre-indications.

Gilles de la Tourrette rappelle les influences heureuses de ce nouveau traitement chez les ataxiques où les douleurs ne pouvaient être atténuées que par la morphine et qui, grâce à la pendaison, ont pu éviter de devenir des morphinomanes. C’est encore cet auteur qui donne de ce traitement la technique la mieux détaillée et la plus complète.

Notre maître, M. le professeur Teissier, présente deux malades à la Société nationale de médecine de Lyon. La première présentait des douleurs fulgurantes dans les meinbres inférieurs et des douleurs en ceinture : elles ont cessé sous l'influence de la pendaison ; le signe de Rombers disparut et aucun accident ne se produisit au cours du traitement, à part un peu de vertige et quelques douleurs dans les bras, dues à la compression par l'appareil. La deuxième malade fut moins améliorée ; elle avait commencé ce traitement à une période

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