‹ Du Traitement de l’Ataxie Locomotrice par la SuspensionChapitre 9 sur 18 · QU · texte numérisé non relu

QU

En 1886, douleur et lassitude dansles membres inférieurs ; symptômes qui s'accentuërent. Au bout de cinq mois, il est incapable de rester tout le jour à son magasin.

Au mois d'août, les douleurs lancinantes deviennent plus vives.

En septembre 1886, il perd,en quatre semaines, toutes les dents de la mâchoire supérieure, sans phénomènes douloureux.

En novembre 1886, les douleurs diminuent, il peut reprendre son travail. |

En février 1887, après des douleurs très violentes, il voit

se former spontanément une plaie au pied droit sur le gros orteil. On le soigna pour un mal perforant, qui résista à tout traitement pendant dix-huit mois.

En novembre 1887, les douleurs fulgurantes gagnent les membres supérieurs. Incoordination motrice marquée, le malade est confiné au lit.

En décembre 1887, sa vue baissa rapidement des deux côtés. Il voit la lumière, ne peut lire. Les douleurs persistent et s’accompagnent d'un gonflement manifeste au niveau des articulations des pieds. Incoordination extrême:

En janvier 1888, vue entièrement perdue ; le malade a la sensation de la lumière, mais il ne distingue plus les objets. Les douleurs persistent. Arthropathies des deux pieds, incoordination motrice complète. Perd ses urines.

En février 1888, les ongles tombent spontanément. Depuis deux semaines, il'a des vomissements abondants se renouvelant quatre ou cinq fois par jour en dehors de la période digestive.

En avril 1888, les vomissements persistent, mais sont irréguliers.

En août 1888, phénomènes diarrhéiques intenses depuis quinze jours ; perd des matières.

En novembre 1888, la diarrhée a cessé. Les douleurs, l’incoordination, la cécité persistent. Plus de vomissements.

Il entre à l'Hôtel-Dieu. Abolition des réflexes rotuliens.

Anesthésie dans les deux membres inférieurs. Confiné an lit, perdant ses urines, il est presque cachectique.

En janvier 1889, l’état persistant, on essaye la pendaison en commençant par des séances d’une minute matin et soir.

Avril 1889, amélioration notable : le malade a eu 200 séances de suspension. Les douleurs ont disparu les premières. Il y à un mois que la vue a commencé à revenir et, malgré la persistance d’un myosis extrême, le malade distingue très bien les objets. Il peut marcher avec un aide et une canne.

En août 1889, ne perd plus ses urines, se lève, marche avec une canne en se tenant au mur. Lit son journal. Les douleurs ont disparu. Ni diarrhée, ni vomissements.

Décembre 1889, il a eu 640 séances, marche assez bien quoique lançant encore la jambe ; l’incoordination n'existe plus que dans l’obscurité ou les yeux fermés. Plus de douleurs.

En février 1890, il a continué à se pendre deux fois par jour ; lit bien, marche bien, quoique ses jambes restent lourdes et que la déformation des articulations persiste. Douleurs reviennent par intervalles de quatre à cinq jours sans motif appréciable. Plus de signe de Romberg. Sent bien le sol et distingue les objets. La sensibilité est revenue. Réflexes abolis.

Décembre 1890, le malade a continué la pendaison ; il peut être considéré comme guéri. Sert d’auxiliaire aux infirmiers ne souffre plus et marche sans canne.

Août 1891, le malade a continué la pendaison jusqu’en avril; à ce moment, il allait si bien qu’il a interrompu. Les érections étaient revenues.

Il y a quinze jours, les douleurs dans les membres inférieurs ont reparu etle malade a, depuis huit jours, trois vomissements chaque jour. — Pendaison :

En septembre 1891, vomissements et douleurs ont disparu en quelques jours. Le malade continue à se pendre.

RS

En juillet 1892, depuis six jours, se pend irrégulièrement. L'amélioration s'accentue de plus en plus. Il y a quatre jours, ressentait des douleurs vagues dans la jambe et le bras. Le matin, selle abondante uniquement constituée par du sang et de l’eau. Aucun ténesme. Appétit conservé.

Le 9 juillet 1892, selles constituées par quelques cuillerées de sang pur semblantétendu d’eau. Nidouleurrectale, ni étreinte, ni colique ; langue normale, appétit conservé. Les douleurs persistent, assez vives dans le bras et les jambes. Pas de température, on donne de l’opium.

10 juillet 1892. — Hier, 14 selles avec mêmes caractères, les draps du malade sont tâchés de larges plaques de sang. Aucune matière fécale. Eau et du sang-sang.

Pas de phénomènes généraux.

Les douleurs ont disparu.

Le 11 juillet, il va bien.

Le 15 juillet, depuis quatre jours tout est rentré dans l’ordre ; il a repris ses fonctions d’infirmier dans le service.

22 mai 1896. — Depuis 1892, le malade continue la pendaison; séance d’une minute chaque jour, car de temps en temps il éprouvait quelques symptômes douloureux.

Il présente toujours l’abolition des réflexes rotuliens ; les pupilles sont toujours en myosis. Pas de cécité.

De temps en temps, apparition de quelques douleurs dans les membres inférieurs, elles sont peu vives et disparaissent rapidement.

La marche se fait sans l’aide d’une canne ou d’un appui quelconque ; le malade remplit le rôle d’infirmier auxiliaire dans le service.

Tous les symptômes qui avaient été améliorés de par la pendaison n’ont présenté aucune modification.

Nous l'avons interrogé s’il avait eu quelque accident par suite de l’emploi prolongé de ce traitement: il nous a répondu que jamais il navait eu d'accident, ni vertige ni lipothymie; un peu de douleurs à la nuque.

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