TYPE
Rien à noter dans les antécédents héréditaires. Personnellement, bronchite depuis l'âge de trois mois ; il y a deux mois, pleurésie (plusieurs ponctions).
La tuméfaction du coude a été découverte par la mère il y a un mois,
Actuellement, on note de la tuméfaction du coude, sur tout son pourtour. Au niveau du cul-de-sac postérieur et au pourtour de l'articulation radio-cubitale, on a une sensation de fluctuation.
Les mouvements sont très limités.
15 février 1900. — On fait une injection de glycérine iodoformée (1 c.c.).
23 février. — On fait une nouvelle injection (1 cue.).
Mai 1903. — Les renseignements fournis par la mère nous apprennent que le coude serait complètement guéri, avec des mouvements aussi étendus que dans le coude sain. Elle n'y trouve aucune différence.
OBSERVATION XXVI (inédite).
Arthrite fongueuse du coude gauche. — Guérison.
S... J.-B., quatre ans et demi, entré salle Saint-Pierre, le 5 mai 1900.
A noter dans les antécédents que la mère est morte de tuberculose pulmonaire.
L'affection actuelle a débuté il y a deux mois par une chute sur le coude. Au bout de huit jours le coude a commencé à $e tuméfier. Pas de douleurs.
Actuellement, on note une tuméfaction diffuse du coude. Les culs-de-sac sont distendus. Le membre est en extension à 135°, et en pronation.
Il n'y a pas de mouvements spontanés ; ils existent, mais très limités, si on les provoque.
8 mai. — Injection de glycérine iodoformée (4-5 c.c.) dans le
coude gauche. Bandage plâtré.
8 septembre. — Légère augmentation de volume du coude, surtout dans le sens antéro-postérieur. Pas d’épanchement intra-articulaire.
Epaississement de la synoviale, au niveau de la tête radiale, de consistance ferme.
L'extension est complète. La flexion dépasse de beaucoup l'angle droit. La supination est à peu près complète. La pronation est complète. L'enfant se sert de son bras pour tous les usages.
14 mars 1903. -— L'enfant est revu. La forme du coude est normale. Cependant les méplats sont un peu moins accusés que du côté sain. La flexion et l'extension sont complètes. La pronation est complète ; la supination très légèrement réduite. I1 y a toujours un léger épaississement de la synoviale dans la gouttière radio-olécrânienne. Les mouvements étendus d’extension et de supination s’accompagnent de très légers craquements neigeux.
L'enfant se sert de son bras, qui est à peu près aussi fort que l’autre. Pas d’atrophie au niveau de la partie supérieure de l’avant-bras ; il en existe une légère (1 rentimètre environ), un
peu au-dessus de l'articulation.
OBSERVATION XXVII (inédite).
Arthrite fongueuse du coude. — Guérison.
O0... Pierre, six ans, entré salle Saint-Pierre, le 11 avril 1902.
Rien à noter dans les antécédents. L’affection actuelle a débuté, il y a un an, par de la douleur dans les mouvements. Depuis quelques jours, limitation des mouvements.
A l'entrée. — On constate que l’avant-bras est en flexion à 55° environ. Les mouvements sont à peu près nuls, aussi bien dans le sens de la flexion,que dans celui de la supination. Le coude est légèrement tuméfié, donnant, de chaque côté, une sensation d'œdème pseudo-fluctuant.
17 avril. — On fait une injection de glycérine iodoformée, dans la partie externe de l'articulation. Plâtre.
20 juin. — La tuméfaction a à peu près disparu.
26 juin. — Leicoude est à peu près sec ; on fait une nouvelle
injection et un bandage plâtré.
4 septembre. — L'articulation n'est presque pas tuméfiée ; à la partie interne, on sent le relief normal de l'olécrâne, de l'épitrochlée. La tuméfaction paraît limitée à la partie externe, surtout au niveau de l'extrémité supérieure du radius, qui paraît un peu augmentée de volume.
La flexion est possible jusqu'à l'angle droit ; Fextension jusqu'à 140° ; la supination est très vite arrêtée.
20 septembre. — L'enfænt a été mis en observation pendant quinze jours. Le coude est sec, sauf un peu de tuméfaction pseudo-fluctuante vers la tête radiale. La flexion et l'extension sont dans le même état que précédemment. La pronation est complète ; la supination est limitée à la moitié. L'enfant se sert mieux de son bras.
31 janvier 1903. — L'enfant se sert librement de son bras, depuis le mois de septembre. Les mouvements deviennent de plus en plus libres. L'extension se fait jusqu'à 165°. La flexion dépasse l'angle droit ; la pronation est complète ; la supination est toujours limitée à la moitié. Il n'y a plus de tuméfaction.
31 mars 1903. — La supination reste un peu limitée. L'état se maintient bon ; l'enfant continue à se servir de son bras. Le
coude est tout à fait sec.
OBSERVATION XXVIII (inédite).
Arthrite fongueuse du coude. — Guérison.
L... Emile, six ans, entré salle Saint-Pierre, le 27 mai 1902.
Rien à noter dans les antécédents, sauf la rougeole.
L'affection actuelle a débuté, il y a quatre mois par une chute, suivie de douleur et de tuméfaction.
À l'entrée. — On note de la tuméfaction. On sent des fongosités abondantes, surtout au niveau de la tête radiale. La flexion est possible jusqu’à l’angle droit ; l'extension jusqu'à 145°. La pronation et la supination sont limitées. Il existe un ganglion sus-épitrochléen volumineux.
31 mai. — On fait une injection de glycérine iodoformée, suivie d'un plâtre. 3
13 août. — La tuméfaction persiste. On trouve des fongosités, surtout à droite de l’olécrâne, Les mouvements de flexion et d'extension sont réduits de moitié et douloureux ; la pronation et la supination sont limitées.
On fait une nouvelle injection et un plâtre.
25 octobre. — Le coude est encore gros, mais on ne sent plus de fongosités. Les mouvements sont toujours limités, dans les mêmes conditions que précédemment.
On fait un simple plâtre, sans injection.
4 mars 1903. — Le plâtre est cassé depuis un mois. Le coude est sec, sans fongosités, ni épanchement, ni œdème, avec une hyperostose assez prononcée, au niveau du condyle externe et de la tête radiale, qui fait une assez forte saillie en dehors.
Il y a quelques légers mouvements de flexion et d'extension, dans une amplitude de 25° à 30° ; la pronation et la supination ont environ le cinquième de leur excursion normale. Le coude est laissé libre.
OBSERVATION XXIX (inédite).
Arthrite fongueuse du coude. — Guérison.
PI1.., treize ans, entré salle Saint-Pierre, le 11 juin 1902.
Rien à noter dans les antécédents.
L'affaction actuelle a débuté il y a trois mois, par de la douleur. On lui a mis un plâtre pendant un mois.
A l'entrée, — On note une légère tuméfaction de la synoviale surtout au niveau de la tête radiale, dans le grand cul-de-sac,
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sans épanchement appréciable. On trouve un point douloureux net, sur le bord interne de la cavité sigmoïde cubitale,
L'extension se fait jusqu'à 135°. La flexion dépasse un peu l'angle droit. La pronation et la supination sont normales.
25 juin. — La tuméfaction, au niveau de la tête radiale, a beaucoup diminué. On ne trouve plus rien dans le grand culde-sac. I1 y a un peu d'empâtement le long du nerf cubital. La pronation et la supination sont à peu près complètes. L'extension est peu gênée, et la flexion dépasse de beaucoup l’angle droit.
30 juin. — On fait une injection de glycérine iodoformée, suivie d'immobilisation dans un plâtre.
2 avril 1903. — On a retiré l'appareil plâtré, au bout de deux mois. Depuis ce moment, l'enfant se sert de son bras malade comme de l’autre. L'extension est limitée à 150°, la flexion, à 45°. La supination et la pronation sont complètes. On note au coude un certain élargissement, qui paraît occuper le bord interne de l’olécrâne, mais qui est surtout visible sur le bord externe de la tête radiale.
OBSERVATION XXX (inédite).
Arthrite fongueuse tibio-tarsienne. — Arthrite fongueuse des deux genoux, dix-huit mois plus tard. — Guérison de l'arthrite tibio-tarsienne et du genou gauche. — Genou droit encore en traitement.
G... Marthe, trois ans et demi, entrée salle Sainte-Amélie, en janvier 1900.
Antécédents inconnus.
L'enfant est atteinte d’une arthrite tibio-tarsienne avec emrpâtement tout autour de l'articulation et suppression complète des mouvements. On l’a immobilisée, paraît-il, dans un plâtre qui a été enlevé en juin dernier.
Il y a quinze jours, on lui a fait une injection de glycérine iodoformée, suivie d’immobilisation dans une hotte plâtrée.
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6 février 1900. — Injection de glycérine iodoformée (4-5 c.c.). Botte plâtrée.
7 avril — Toute tuméfaction a absolument disparu, sauf un léger degré d'hypérostose. Les mouvements de la tibio-tarsieune sont normaux.
31 octobre. — La guérison s'est maintenue, sauf une certaine limitation de la flexion plantaire.
Depuis deux mois, les genoux ne pouvaient plus s'étendre complètement, le droit d'abord puis le gauche. Depuis quelques jours le coude gauche s'est pris également.
Aux genoux, on note une légère flexion des deux côtés. A droite, il n’y a pas d'augmentation nette de volume, mais un gros épaississement synovial, au niveau de l'interligne. À gauche, la tuméfaction est plus marquée et a envahi le grand cul-de-sat, qui est saïfllant, sans épanchement. La flexion est légèrement limitée des deux côtés.
Au coude gauche, on observe une légère limitation des mouvements, avec un peu de tuméfaction en dehors, sans épanchement, ni fongosités. |
19 avril 1901. — L'enfant a fait un séjour de six mois à Giens, cet hiver, Actuellement :
Le genou gauche est globuleux, on n'y trouve pas de liquide. Pas de douleur. Les mouvements se font complètement. Les culs-de-sac sont empâtés, contenant des fongosités, qu'on retrouve sur tout le pourtour de l'interligne.
14 septembre 1901. — On fait une injection intra-articulaire de 2 c.c., dans le genou gauche. Le genou droit est également atteint, mais on se borne à le redresser. Plâtre aux deux genoux.
8 novembre 1901. — Le genou droit paraît en bon état. A gauche, il existe une légère flexion ; il y a un certain degré d'empâtement avec sensation de pseudo-fluctuation sur le bord interne du ligament rotulien. Pas d’'épanchement.
23 novembre. — Après quinze jours de repos, sans immobilisation, on constate que :
Le genou droit est en légère flexion, laquelle ne peut dépasser
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l'angle droit. Pas d'épanchement ; la synoviale paraît peu épaissie.
Le genou gauche est en flexion. Le genou est globuleux, la synoviale épaissie, surtout en dedans, le long de l'interligne.
Le coude gauche paraît guéri, avec une légère limitation de l'extension.
On fait une injection de glycérine iodoformée (2 «.c.), dans la partie tibiale des deux genoux. Redressement et plâtre.
23 février 1902. — Quinze jours après l'ablation des plâtres, on constate :
Au genou droit, extension complète ; la flexion se fait jusqu'à l'angle droit ; pas d'empâtement notable.
Au genou gauche, extension complète ; la flexion se fait jusqu'à langle droit ; pas d'empâätement manifeste ; cependant il y a un peu d'épaississement vers le ligament rotulien.
4 avril 1902. — Etat semblable. L'enfant marche bien, mais depuis quelques jours, elle se plaint du genou droit, qui paraît avoir un peu augnienté.
30 avril. — L'enfant se plaint un peu du genou gauche, mais on n'y trouve pas de tüméfaction ; il paraît guéri.
A droite, il persiste une tuméfaction légère, surtout dans le grand cul-de-sac, et de chaque £ôté du ligament rotulien. Le genou droit plie un peu moins bien que le gauche. On l’immobilise dans un plâtre.
13 juin 1902. — A gauche, on ne trouve pas d'’attitude vicieuse. La flexion se fait jusqu'à l'angle droit. Il persiste un certain épaississement de la synoviale, mais sans épanchement.
À droite, il y a toujours une légère flexion et un léger épaississement de la synoviale, sans épanchement.
26 juin. — La flexion s’est reproduite à droite. Le creux poplité est à 8 centimètres du plan du lit. On fait une injection de glycérine iodoformée et un plâtre.
9 octobre. — Le genou gauche est guéri. À droite, la flexion s’est reproduite, presque à 90°. L'enfant souffre et ne peut marcher. Sensation d’œdème pseudo-fluctuant un peu en dehors du ligament rotulien. Plâtre.
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3 janvier 1903. — La guérison s'est maintenue à gauche. La flexion se fait jusqu'à l'angle droit. L'extension est complète.
À droite la flexion s’est reproduite à 45° environ. Douleur par la mobilisation. Peu de tuméfaction ; on sent seulement quelques fongôsités autour de l’interligne, surtout en dehors du ligament rotulien.
Injection de glycérine iodoformée ; redressement et plâtre.
2 avril 1903. — Le genou gauche continue d'aller bien, se fléchit au delà de l'angle droit. À droite le genou s’est remis en flexion à environ 45°, à la sortie du plâtre. Il est toujours un peu tuméfié. L'enfant ne peut pas soulever sa jambe.
Injection et bandage plâtré.
OBSERVATION XXXI (Thèse de Bois, Lyon, 1900) Arthrite fongueuse tibio-tarsienne. — Guérison (1).
M... Marie, deux ans et demi, entrée salle Sainte-Amélie, le 18 juillet 1899.
Pas de renseignements sur les antécédents héréditaires ou personnels. On sait seulement que l'affection actuelle date de cinq semaines.
On note actuellement :
Empâtement localisé de chaque côté du tendon d'Achille, se prolongeant jusqu’au niveau de la malléole interne.
La face antérieure ne présente rien d'anormal.
Les mouvements sont conservés ; la flexion du pied est toutefois assez limitée.
On a fait antérieurement des pointes de feu superficielles, suivies d'un appareil plâtré.
29 août 1899. —- On fait quatre injections de glycérine iodoformée :
Une en arrière de la malléole interne ;
Une à la pointe de la malléole interne ;
Une sur le bord interne ;
(1) L'enfant n’a pu être revue depuis le 12 décembre 1899.