PQ, RES
Une entre la malléole externe et le tendon d'Achille.
12 septembre. — On fait cinq injections, trois en dedans, deux en dehors.
29 septembre. — La tuméfaction a complètement disparu. Les mouvements ont leur amplitude normale et ne sont pas douloureux. Suppression du plâtre.
OBSERVATION XXXII (Thèse de Bois, 1900).
Arthrite fongueuse de la tibio-tarsienne gauche. — Guérison.
Œ... Anna, cinq ans, entrée salle Sainte-Amélie, le 16 mai 1899,
Père atteint de tuberculose pulmonaire, mère bien portante. Rien dans les antécédents personnels.
Le début de l'affection remonte à un an et demi, et se traduisit par de la douleur continue, exagérée le soir, et une légère boiterie, qui est allée en augmentant. Au printemps dernier on lui a fait un silicate qui a été gardé trois mois. Malgré cela, la tuméfaction a persisté, et l’état s’est aggravé. Depuis trois semaines, la marche est devenue impossible, l'enfant saute sur son pied sain.
Actuellement, on constate :
Tuméfaction pseudo-fluctuante de toute la région tibio-tarsienne gauche. Atrophie de la jambe gauche allant jusqu'à 5 centimètres et demi au niveau de la cuisse.
Douleur surtout provoquée par la palpation et les mouvements, nettement marquée au niveau des articulations tibiotarsienne et calcanéo-astragalienne.
Les mouvements sont très limités.
Léger degré d'équinisme.
20 mai 1899. — On fait trois injections de glycérine iodoformée, une en avant de la malléole externe, et une en arrière, une en avant de la malléole interne.
29 mai. — Trois nouvelles injections.
2? juin. — Trois nouvelles injections.
8 juin. — On fait six injections : une en avant de l'articulation, deux au niveau de la maHéole externe, en avant et en arrière, deux en avant de la malléole interne, une en arrière.
On remarque que la partie interne de l'articulation, qui n'avait pas reçu d'injection, est plus tuméfiée, tandis que la partie externe, qui a été injectée, a subi des modifications très
sensibles.
La malade part avec une botte plâtrée.
29 août. — On enlève le plâtre et on voit que la tuméfaction
a beaucoup diminué. Il persiste seulement un peu d'empâtement, de chaque côté du tendon d'Achille.
Tous les mouvements ont repris leur amplitude normale.
On refait deux injections de glycérine iodoformée.
12 septembre, — On fait quatre injections, trois en dedans, une en dehors. Botte plâtrée.
20 décembre. — L'articulation tibio-tarsienne est absolument sèche. Pas de tuméfaction. Les mouvements sont conservés dans le tiers environ de leur amplitude normale.
Mars 1903. — Nous recevons des nouvelles de la malade par une lettre de son médecin.
Le gonflement a totalement disparu.
La douleur a absolument disparu, aussi bien à la pression, que dans les mouvements spontanés ou provoqués.
Les mouvements sont absolument normaux, et l'enfant se sert de son membre malade aussi bien que de l’autre.
Il persiste une très légère atrophie.
L'état général est excellent.
OBSERVATION XXXIII (Thèse de Bors, Lyon, 1900) Arthrite fongueuse de la tibio-tarsienne droite. — Guérison.
J... Eugène, six ans et demi, entré salle Saint-Pierre, le 31 août 1899,
er ES
À noter dans les antécédents que Ja mère est morte de tuberculose pulmonaire, et que lui-même a été soigné, à l'Antiquaille, pour une maladie de la peau.
Le début de l'affection actuelle remonterait au mois de juillet, l'enfant se fit une entorse .Depuis ce jour la marche est devenue de plus en plus difficile.
Actuellement, on note :
Tuméfaction diffuse de la région tibio-tarsienne droite, avec disparition des saillies malléolaires, distension afticulaik'e.
La palpation est douloureuse. Mouvements presque nuls et très douloureux.
Œdème de la face dorsale du pied. Pas de collection fluctuante.
Atrophie du membre inférieur, surtout marquée au mollet (crc):
1° septembre. — On fait sept injections de glycérine iodoformée, trois en dedans, quatre en dehors.
12 septembre. — Cinq injections, trois en dedans, deux en dehors.
22 septembre. — Cinq injections aux mêmes points. Eruption
bulleuse à la face postérieure du pied.
17 octobre. — On fait quatre injections, à la suite desquelles apparaît une éruption bulleuse de la face plantaire du pied. Botte plâtrée.
26 décembre. — Le gonflement a totalement disparu, sauf un très léger empâtement dans les gouttières rétro-malléolaires.
Les mouvements ont leur amplitude normale. L'enfant ne souffre pas. Il peut marcher dès l'ablation de son plâtre, avec une légère claudication.
12 mars 1903. — Depuis janvier 1900, l'enfant marche bien, et n'a présenté aucun trouble de son membre. Les mouvements sont absolument complets et on ne peut trouver d'autre différence entre les deux articulations que l’exagération de la saillie des deux malléoles, particulièrement de la malléole interne.
Légère atrophie du mollet (un demi-centimètre).
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OBSERVATION XXXIV (inédite).
Arthrite fongueuse de la tibio-tarsienne. — Récidive par insuffisance de traitement. — Coxalgie gauche secondairement.
A. Blanche, huit ans, entrée salle Sainte-Amélie, ie 5 mars
Père alcoolique. Pas d’autres antécédents à signaler.
L'affection actuelle a débuté il y a trois mois, par une entorse. La région tibio-tarsienne se tuméfia de suite, et la marche devint impossible.
Actuellement on note une tuméfaction diffuse de l'articulation. Limitation presque complète des mouvements, avec tendance à l'équinisme.
L'enfant a porté une botte plâtrée pendant un mois.
7 mars. — On fait une injection de glycérine iodoformée (3 cuc.), dans la cavité articulaire. Immobilisation dans un plâtre.
12 mars 1903. — Le plâtre a été cassé par les parents, qui croyaient l'enfant guérie.
Actuellement, en arrière de la malléole externe, on trouve un œdème pseudo-fluctuant. Les mouvements sont abolis et très douloureux.
Signes de coxalgie gauche.
OBSERVATION XXXV (inédite).
Arthrile fongueuse tibio-tarsienne. — Interruption précoce du traitement. — Récidive. — Fistulisation secondaire.
R... Blanche, sept ans et demi, entrée salle Sainte-Amélie, le 10 janvier 1900.
Rien à noter dans les antécédents héréditaires. Personnelle-
os
ment, l'enfant a eu successivement et sans interruption, en mars 1898, la rougeole, la coqueluche, la fièvre muqueuse, Elle est actuellement extrêmement amaigrie.
Le début de l'affection articulaire remonterait à la fin de 1898 : on aurait constaté, à ce moment, de la douleur au niveau du cou-de-pied, puis est apparue de la tuméfaction.
L'enfant a été opérée en 1899 à Toulouse ; elle est restée quatre mois dans un appareil silitaté. Quelque temps après l'ablation du silicate, on a vu réapparaître la douleur et la tuméfaction. On lui a fait alors des pointes de feu et un nouvel appareil.
15 janvier. — On fait une injection de glycérine iodoformée (3 c.c.). Immobilisation dans un plâtre.
Le lendemain l'enfant a de la fièvre, de l'agitation, de l'insomnie.
5 février. — On constate une forte diminution de la tuméfaction. On fait une nouvelle botte plâtrée, sans injection.
2 avril. — Il reste encore un petit point fluctuant sur la face dorsale, en dehors du tendon tibial antérieur.
30 avril. — Il n’y a plus aucun point fluctuant .
Mai 1903. — Depuis sa dernière visite à la Charité, l'enfant
a marché pendant un an et demi. Depuis à peu près un an, il s’est produit une récidive, pour laquelle elle est soignée à Marseille. L'articulation s'est empâtée de nouveau, et il s'est établi une fistule qui donne abondamment.
OBSERVATION XXXVI (inédite).
Arthrite fongueuse du cou-de-pied droit et du genou gauche. — Guérison.
M.., deux ans. Le début de l'affection remonte au mois de décembre 1900 pour la tibio-tarsienne, et au début de février 1901 pour le genou.
En mars 1901 on note l'état suivant :
Tuméfaction diffuse tout autour de l'articulation tibio-tar-
sienne ; effacement des méplats périmalléolaires. En avant de la malléole interne se trouve une bosselure, au niveau de laquelle la peau est légèrement amincie, rosée, et qui donne une sensation de mollesse très marquée, presque de fluctuatiun vraie. Les mouvements sont limités, les douleurs à peu près nulles ; cependant l'enfant refuse d'appuyer son pied sur le sol.
Le genou gauche est légèrement fléchi et son extension complète est impossible. Il n’est pas augmenté de volume, ni déformé. x
28 mars 1901. — Injection de glycérine iodoformée dans la tibio-tarsienne, qui est ensuite immobilisée dans une botte plâtrée.
Le genou est redressé sous anesthésie, et immobilisé dans an bandage plâtré.
6 juin 1901. — Les bandages ont été enlevés depuis quelques jours. Le cou-de-pied est toujours œdémateux, mais la bosselure, qui semblait sur le point de s'abcéder, en avant de la malléole interne, a très notabement diminué.
Le genou s’est replacé de suite en flexion à 45°. Il présente maintenant une tuméfaction œdémateuse assez prononcée, notamment en dehors du ligament rotulien, où l’on sent un point fongueux pseudo-fluctuant.
Injection de glycérine iodoformée dans les deux artirulstions. Bandage plâtré.
Otctobre 1901. — Les appareils sont renouvelés, ainsi que les injections de glycérine iodoformée. Les articulations malades ne présentent pas de changement appréciable.
3 février 1902. — La tibio-tarsienne est considérée comme guérie. À part un léger effacement des gouttières rétro-malléolaires, l’œdème péri-articulaire a complètement disparu. Les mouvements persistent avec la moitié de leur amplitude normale. L'enfant s'appuie sur son pied et demande à marcher. On applique seulement un tuteur immobilisant l'articulation tibio-tarsienne,
Au genou la flexion persiste à 160°. II est sec ; on ne sent plus
SE
nulle part de tuméfaction œdémateuse. On renouvelle l'injection de glycérine iodoformée, et, Sous anesthésie, le membre redressé est immobilisé dans un bandage plâtré.
17 mai 1902. — La tibio-tarsienne est guérie, avec des mouvements réduits à peu près de moitié. L'enfant marche bien.
Le genou s’est fléchi de nouveau, et on retrouve un peu d’'empätement en dehors du ligament rotulien.
Injection de glycérine iodoformée et bandage piàtré.
17 septembre. — Il persiste encore une légère attitude vicieuse en flexion, et, de chaque côté du ligament rotulien, un peu d'empätement œdémateux. On fait un simple bandage plâtré, sans injection.
21 janvier 1903. — L'arthrite du genou paraît guérie, bien qu'il persiste encore un très léger œdème, de chaque côté du ligament rotulien. Avec son dernier bandage plâtré, l'enfant a marché assez régulièrement, et, pour plus de commodité, en portant son membre en abduction. Il en est résulté une tendance au genu valgum.
On place un tuteur immobilisant le genou, et tendant à corriger, au moyen d'une genouillère, la tendance au retour de la flexion, et à l'augmentation du genu valgum.
Avec ce tuteur l'enfant est laissée libre de marcher.
La malade est revue en mars et en avril 1903. Son état est le suivant :
Elle marche de mieux en mieux, sans trop de fatigue, mais garde une tendance fâcheuse à tenir sa jambe gauche en abduction. Le genou est sec, sans œdème, ni épanchement. Il se fléchit encore un peu pendant la nuit, mais il est très suffisamment maintenu par le tuteur. ;
Les mouvements sont très peu étendus ; il n'y à cependant pas d’ankylose. Il semble d’ailleurs prématuré de chercher actuellement à les réfablir.
La tibio-tarsienne ne présente plus aucune trace d’arthrite ; elle est indolore, sèche, mais se différencie toutefois de l'articulation saine, en ce que les os sont un peu plus épais, et les mouvements réduits environ de moitié.
P. Pravaz : 6
OBSERVATION XXXVII (inédite).
Arthrite fongueuse tibio-tarsienne droite. — Guérison.
M... Jean-Marie, trois ans, entré salle Saint-Pierre, le 26 mai
Rien dans les antécédents.
L'affection actuelle a débuté il y a un an. Depuis deux mois, il se plaint de son dos. =
I1 a été traité par des applications de teinture d’iode.
fl y a trois ou quatre mois, l'enfant a eu un abcès, qui a été ouvert au niveau du tibia, et qui a laissé une cicatrice adhérente.
Depuis quelques semaines, est apparue une tuméfaction prononcée de la tibio-tarsienne, tuméfaction qui entoure l’articulation, efface les gouttières rétro-malléolaires, et fait un peu saillie sur le dos du pied.
On trouve une légère exagération des saillies vertébrales, au niveau de la neuvième dorsale, sans troubles fonctionnels nets.
31 mai. — On fait une injection de glycérine iodoformée, suivie d'un plâtre.
4 septembre. — Le plâtre est enlevé depuis dix jours. Il y à toujours une certaine tuméfaction de l'articulation ; les méplats rétro-malléolaires sont effacés. On a une sensation d'œdème pseudo-fluctuant, surtout en avant de la malléole externe.
5 septembre. — Injection de glycérine iodoformée (3 c.c.). Plâtre.
4 décembre. — L’articulation est sèche. Il n’y a plus de fon-
gosités. On trouve seulement un léger épaississement des tissus.
26 mars 1903. — La jambe paraît aller bien. Le petit malade marche bien ; l'articulation est toujours en bon état. Il y a toujours un peu d’épaississement des tissus péri-articulaires, mais sans œdème, ni fongosités.
ca TR feu.
La flexion dorsale est aussi complète que de l’autre côté, mais la flexion plantaire paraît limitée, et s'exerce surtout dans l'articulation de Chopart. Cependant, il persiste sûrement des mouvements dans la tibio-tarsienne, mais peu étendus. Un peu d’hésitation dans la marche. Quand l'enfant pose le pied droit à terre, le gauche se met en valgus.
OBSERVATION XXXVIII (inédite).
Arthrite fongueuse médio-tarsienne. — Guérison presque com-
plète. — Récidive par interruption du traitement.
C... Marie-Jeanne, quatorze ans, entrée salle Sainte-Amélie. le 3 janvier 1900.
Rien à noter dans les antécédents.
L'affection actuelle a débuté il y a cinq mois, insidieusement, par de la douleur amenant progressivement la claudication.
Depuis quelques temps,apparition d'un gonflement, qui a augmenté lentement. Repos forcé depuis trois mois. Bon état général.
A l'entrée, on constate que le pied est en équinisme léger, il peut à peine être relevé jusqu'à l'angle droit.
Tuméfaction en bracelet du dos du pied, correspondant au tarse antérieur. Pas de modification de la peau, mais dilatation des veines superficielles. Gonflement mou, avec, par places, de la pseudo-fluctuation.
La tibio-tarsienne paraît saine.
Pression assez douloureuse sur la tuméfaction, mais par places.
Mouvements de flexion très limités, n'atteignant pas l'angle droit. L’'adduction et l’abduction sont douloureuses ; de même la rotation et l’extension.
5 janvier 1900. — On fait une injection de glycérine iodoformée (4 c.c.). A la suite de l'injection la malade présente, pendant
Ha
deux jours, de la fièvre, de l’anorexie, de la céphalée et une légère photophobie.
13 janvier. — La tuméfaction semble avoir diminué, mais on y trouve des points nettement fluctuants. On fait des injections de glycérine iodoformée ( 8 c.c. en totalité), dont plusieurs intra-osseuses ; plusieurs os sont très ramollis.
29 janvier. — Botte plâtrée. La malade part pour deux mois.
18 octobre. — La malade paraît aller bien.
9 mars 1903. — La malade n’a pas été revue pendant deux ans et demi. Elle a actuellement une arthrite en évolution.
OBSERVATION XXXIX (inédite).
Arthrile fongueuse médio-tarsienne. — Guérison.
M..., Rose, trois ans et demi, entrée salle Sainte-Amélie, le 31 janvier 1901.
Rien à noter dans les antécédents.
L'affection actuelle à débuté, il y a un an, à la suite d'une légère entorse du cou-de-pied, accompagnée d’une faible dou leur, qui disparut au bout de vingt-quatre heures. Pas de gêne de la marche.
Trois mois après, est apparue une tuméfaction sur la face dorsale du tarse, qui disparut par le repos et l'application de cataplasmes. Elle se reproduisit en décembre dernier, et disparut à la suite d'un repos d’un mois au lit. La malade recommença à marcher, mais avec quelques douleurs au niveau de la partie dorsale du tarse.
Chaque soir le pied enflait.
A l'entrée, on constate une grosse tuméfaction qui disparaît en vingt-quatre heures, par le repos. On observe ainsi des alternatives de gonflement, coïncidant avec la fatigue.
Ce gonflement affecte la forme d'un collier correspondant exactement à la région du tarse antérieur, sur toute la largeur
du pied. À ce niveau on a une sensation de mollesse œdéma-
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teuse, sans empâtement fongueux. Le squelette paraît augmenté de volume.
Légère diminution des mouvements de flexion du pied ; les mouvements de torsion de l’avant-pied sont légèrement douloureux.
23 février 1901. — On fait une injection de glycérine iodoformée (5 c.c.), en trois points différents de la région dorsale du tarse. Plâtre.
20 septembre 1901. — Le plâtre a été porté jusqu'au 16 septembre. Il persiste une légère tuméfaction au niveau du tarse, mais plus trace d'œdème, ni d'empâtement. Tous les mouvements du pied, même la rotation, ont leur amplitude normale, et sont indolores.
La malade marche toute la journée et dit seulement ressentir un peu de douleur quand elle est lasse.
Avril 1903. — Nous recevons des nouvelles de la malade par lettre. La guérison s'est complètement maintenue. L'enfant se sert de sa jambe malade comme de l’autre ; les longues courses ne la fatiguent que fort peu. Il n’y a pas d’atrophie sensible du membre.
OBSERVATION XL (inédite).
Arthrite fongueuse du poignet. — Adénite cervicale. — Guérison.
CL-R...., Marius, deux ans et demi, entré salle Saint-Pierre,
le 30 avril 1900,
Le père et la mère sont morts tuberculeux. Personnellement, l'enfant n’a rien dans ses antécédents.
L'affection actuelle a débuté, il y a deux mois, par de la tuméfaction de la main. Pas de douleur. En même temps apparaissait un ganglion au cou, avec une certaine rougeur à son niveau.
A l'entrée, on observe une tuméfaction s'étendant de l'interligne articulaire radio-carpien à la racine des métacarpiens,
rire
sur la face dorsale. La pression est indolore. On sent de la pseudo-fluctuation.
Les mouvements sont limités. L'enfant ne peut relever la main au-dessus de la ligne prolongeant l'axe de l’avant-bras. Mouvements de latéralité assez limités, ainsi que la pronation et la supination. Les mouvements des doigts sont normaux.
AU ‘cou, à gauche, il existe un volumineux ganglion, avec rougeur au centre et fluctuation.
2 mai. — On fait une injection de glycérine iodoformée (3 à 4 c.c.), dans le poignet. Ouverture et curetage du ganglion ; cautérisation au chlorure de zinc.
15 mai. — On trouve une tuméfaction diffuse au niveau du poignet. Au niveau des tendons externes, il existe une petite saillie, de consistance assez ferme, donnant la sensation d'un petit kyste du poignet. Plâtre.
18 avril 1903. — L'enfant est revu. Il a porté son appareil plâtré pendant deux mois, on n’a fait aucun traitement. Depuis ce moment, il s’est servi de sa main, sans présenter ni gêne, ni douleur. Actuellement il est en bon état. La forme du poignet est à peu près normale, mais on trouve, au niveau de l’extrémité supérieure des 2 et 3 métacarpiens, un épaississement synovial, qui fait un très léger relief, et donne au doigt la sensation de petites granulations synoviales. En dehors de cela, aucune tuméfaction du poignet.
Les mouvements ont leur étendue normale ; il y a même exagération de la flexion palmaire et des mouvements de latéralité, indiquant une certaine laxité des ligaments. Il persiste une légère atrophie, qui se traduit par une différence d'un Aemi-centimètre au bras.
OBSERVATION XLI (inédite).
Arthrite fongueuse du poignet droit. — Guérison.
M...., Marguerite, deux ans et demi, entre salle Sainte-Amélie, le 25 mars 1901,