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« ce traitement essentiellement conservateur en est d’autant plus précieux, mais que, comme toute méthode très
active, il ne doit être appliqué qu'à bon escient ».
Nous conclurons donc que le traitement endoscopique des calculs de l’uretère, s’il a des détracteurs, a aussi d'illustres parrains et que, sans méconnaître la valeur de l’urétérolithotomie, on peut admettre qu'elle doit vivre des contre-indications et des échecs du traitement endoscopique. « Tant qu'on n’a pas essayé par des manœuvres aussi simples de provoquer l’expulsion du calcul, l'intervention paraît devoir être différée » (P° RocET, Société de Chirurgie de Lyon, séance du 21 décembre 1992).
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Conclusions.
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Tout calcul de l’uretère doit être méthodiquement recherché et enlevé sans retard car il compromet le rein plus sûrement et plus rapidement que les calculs de cet organe. |
Toute colique néphrétique qui traîne, ou ne fait pas sa preuve par l’expulsion du calcul qui l’a causée doit entraîner un examen radiographique et urologique qui se complètera, s’il s’agit de lithiase urétérale, par une tentative d'expulsion provoquée.
Avant de prendre le bistouri pour opérer une lithiase urétérale, on peut, et on doit, penser au cathétérisme thérapeutique des-uretères et aux traitements endoscopiques. piques.
Où ne peut jamais affirmer avec certitude que le traitement endoscopique procurera l'expulsion du calcul. Les résultats sont cependant assez encourageants pour qu'on puisse, en conscience, proposer ce traitement.
Les traitements endoscopiques ne doivent être employés qu’en présence d’indications nettes, chez des sujets résistants peu infectés pour des calculs récents, pas trop volumineux, sans sclérose urétérale avancée. Les chances de succès sont d’autant plus grandes que le cal-
cul est plus proche du méat urétéro-vésical.
Comme toutes les interventions sur les voies urinaires, les manœuvres d’extractions endoscopiques des calculs peuvent entraîner des poussées imprévues de fièvre urineuse et des complications sceptiques : elles sont exceptionnelles chez les sujets peu ou pas infectés. On réduira à l’extrême le nombre et la gravité de ces complications en préparant les malades, en opérant avec une asepsie et une antisepsie minutieuse et surtout en surveillant les indications opératoires. La présence d’une infection urinaire marquée doit les faire rejeter d'emblée.
L'urétérolithotomie, en raison de sa simplicité, et de l'excellence de ses résultats, n’en reste pas moins le traitement vraiment chirurgical de la lithiase urétérale. Dans les cas favorables aux procédés d'expulsion provoquée, elle est le traitement qui s'impose après l'échec des méthodes non sanglantes. Dans les cas défavorables, elle représente le seul mode de traitement auquel on doit
recourir sans hésitation.
Le PRÉSIDENT pe LA Taèse, Vus | TIXIER LE Dove, Jean LÉPINE.
Vu et permis d'imprimer :
Lyon, le 5 Juin 1924 Le RECTEUR, PRÉSIDENT DU CoNsEIL DE L'UNIVERSITÉ,