TRAITEMENTS SYMPTOMATIQUES
Une des indications les plus pressantes à remplir est de combattre les hémorragies qui affaiblissent le misérable cancéreux, augmentent la cachexie et hâtent à grands pas le terme fatal. Ce sont surtout les cancers utérins qui présentent cette terrible complication contre laquelle tous les hémostatiques purement symptomatiques sont presque complètement impuissants.
On a fait des lavages avec l’eau de Pagliari, à la dose de 5 à 6 cuillerées à soupe par litre d’eau bouillie, avec de l’eau chaude, de l’eau froide, vinaigrée, additionnée de teinture de benjoin.
On a appliqué sur les bourgeons saignants une solution d’antipyrine à 50 ou 100 0/o, de l’ergotine, agissant sur la contractilité des vaisseaux, de la teinture de benjoin qui forme en séchant une sorte de vernis antiseptique, de la teinture de matico (feuilles du piper augustifolium). Gallard, en 1864, recommande dans la Gazette des Hôpitaux la solution de perchlorure de fer au 1 /30e, qui fut aussi employée par Rouffart. Ergot, perchlorure et antipyrine ont été également injectés dans le tissu néoplasique.
On a essayé à l’intérieur la teinture d’hydrastis canadensis d’une façon continue, à cause de son action tonique sur les petits vaisseaux, qui en fait, pour ainsi dire, un spécifique de ménorrhagie. L’ergotine est toujours donnée • dans les hémorragies brusques et abondantes en injections hypodermiques, mais nous ne l’avons jamais vue produire le résultat qu’on était en droit d’en attendre.
Après l’hémorragie, la douleur est le premier symptôme à combattre. Lorsqu’on réussit, le sommeil, depuis longtemps supprimé et impossible, redevient permis. Le moral du malade s’en ressent immédiatement et l’on constate toujours, à ce moment, un relèvement de l’état général.
La ciguë avait fait place à l’aconit, à la belladone, a la douce-amère. Parmi les médicaments chimiques, on a l’antipyrine, le chloral, l’exalgine, mais nul ne peut lutter avec l’opium et ses alcaloïdes. La morphine pai la \oie buccale, mais surtout par la voie hypodermique, donne encore les plus beaux résultats, d’autant plus qu on n en peut craindre l’accoutumance chez ces malheureux et qu’on peut en user larga manu. Il se présente des cas, assez rares il est vrai, où elle est impuissante, mais jointe à un traitement plus actif, souvent insuffisant par lui-même contre l’élément douleur, elle reprend aussitôt toute sa
valeur.
L’extrait de cannabis indica a pu, lui aussi, apporter parfois quelque soulagement.
La résorcine a été également employée en poudre ou en solution concentrée à 130/100. Elle serait nettement analgésique et agirait en même temps comme un antiseptique
puissant Chéron en fait l’éloge dans la Revue médicale et chirurgicale des maladies de la femme en 1893.
La diminution des suintements fétides des ulcérations n est pas non plus une amélioration à dédaigner, non seulement pour le malade, mais aussi pour son entourage et pour ceux qui sont chargés de le panser, quelquefois à plusieurs reprises dans la même journée.
Pour les lavages, tous les liquides antiseptiques ou désodorisants y ont passé ; d’abord le sublimé à 1 ou 2/1000, le ch 1 oral au 1/100, le permanganate de polasse à 10 ou 20/1000, les solutions de sulfate de cuivre ou de fer, le chlorure de chaux de 2 a 8/100, la liqueur de Labarraque (hypochlorite de soude), à la dose d’une grande cuillerée par litre d’eau, le lia ph toi camphré, puis a raison de deux cuillerées par litre, la teinture de benjoin,
Acide pliénique .
Glycérine .
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Essence de thym .
Acide salicylique .
Essence de géranium rosat .
Alcool à 90° .
le coaltar saponiné à 3 cuillerées,
Acide salicylique .
Salicylate de soude .
Teint, eucalyptus .
Eau dist .
à la dose de 6 cuillerées par litre.