HISTORIQUE
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C'est en 1899 que Mosetig a commencé à employer son mélange. Il en publia la technique en 1900 et fit connaître sa statistique en 1904. Elle comprenait 187 cas. Depuis, Von Hackmann a publié 38 cas; Serenin, 91; Damianos, 21; Helsberg, 27; Kotzemberg, 48 ; Wolbrecht, 98, et tous confirment les conclusions de Mose- Lio.
La réunion immédiate est notée dans 40 °/, environ des cas, el dans la plupart des autres la guérison s’est faite assez vite; on ne relève qu’un petit nombre d'insuccès. Deux fois cependant la fermeture de la cavité fut suivie de douleurs et de phénomènes de rétention qui obligèrent à réouvrir et à drainer. Dans un troisième cas, 11 ÿ eut aussi des phénomènes infectieux qui furent suivis de pneumonie, puis d'érysipèle, et la plaie n'était pas encore fermée au bout de quatre mois.
En France, la méthode a été introduite par Bérard et
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Thévenot, qui ont rapporté en 1903 cinq observations d'ostéomyélite traitée par l’obturation avec le mélange de Mosetig. Un seul cas à guéri sans fistule. Dans les quatre autres! cas la guérison s’est effectuée per secundam après une suppuration qui a duré 5 semaines dans un cas, 4 mois dans le deuxième et 9 mois dans les deux derniers.
Tous ces malades sontrestés guéris depuis 4 ans. L'un d'eux a été radiographié et l’on a constaté que la cavité avait complètement disparu et que l'os avait retrouvé sa forme normale. |
En 1904, Jouon a rapporté 3 cas favorables où les lésions ostéomryélitiques très étendues furent guéries au bout de 10 mois.
En 1908, Nové-Josserand a appliqué la méthode Mosetig à 3 cas d'ostéomyélile chronique, à 16 cas d'ostéite diaphysaire tuberculeuse, à 9 cas d'ostéoarthrite tuberculeuse, à 1 cas de mastoïdite et 1 cas d’ostéomalacie locale. Les résultats furent excellents.
Parmi les travaux les plus récents parus sur cette question, citons les thèses de Rottenstein (Paris 1907), Jouet (Bordeaux 1908), Collenet (Lyon 1908), et surtout les savants rapports de Broca et de Nové-Josserand au Congrès de chirurgie de Paris, 1908. Ils apportent de nombreux cas personnels et concluants sur la méthode de Mosetig ; de Frœlich (de Nancy), avec une statistique personnelle de 18 malades avec guérison ; de Bérard et Thévenot (de Lyon), avec 19 observations, toutes favorables à la méthode.