CONCLUSIONS
I. L’ouverture de l’articulation du genou et la suture de la rotule dans les fractures transversales paraissent indiquées :
A. Dans les fractures anciennes avec cal fibreux et impuissance fonctionnelle du membre, rendant au malade impossible ou difficile l'exercice de sa profession ; dans les cas de déchirure du cal fibreux.
B. Dans les fractures récentes, lorsqu’il y a plaie communiquant avec l’articulation; lorsqu’il existe un grand écartement et beaucoup de difficulté pour rapprocher les fragments; lorsque l’interposition de caillots volumineux, de lambeaux aponévrotiques entre les fragments rend leur coaptation impossible. Dans les cas d’agitation extrême du malade.
II. Aucun chirurgien ne doit se croire autorisé à faire une pareille opération à moins qu’il ne soit certain de pouvoir employer toutes les précautions antiseptiques reconnues nécessaires par l’expérience ; car :
A. Aucun accident grave n’est arrivé aux chirurgiens qui, en faisant cette opération, ont pris rigoureusement toutes les précautions antiseptiques.
B. Toutes les fois qu’il a été possible d’avoir des détails sur les accidents survenus, on a acquis la conviction que ces accidents étaient dus, ou à l’état grave des malades, ou à l’omission de certaines précautions antiseptiques très importantes, bien qu’elles paraissent des mesures accessoires ou de détail.