C. — APPLICATIONS PÉRI-AURICULAIRES
À ces applications faites à l’intérieur du conduit, seront associées avec le plus grand avantage les applications péri-auriculaires. On peut les ranger sous quatre chefs principaux : |
1° Applications médicamenteuses.
2° Réfrigération.
3° Sangsues.
4 Electrisation.
1° Applicalions médicamenteuses. — Les cataplasmes qui, au temps de Trœltsch, étaient d’un usage courant, sont de plus en plus abandonnès. Gruber les rejette parce qu'ils irritent la peau du pavillon et de la règion mastoïdienne. Urbantschitsch les ordonne cependant assez vo-
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lontiers, et Politzer y a quelquefois recours. Un bon moyen de les remplacer est d’appliquer comme nous l’indiquerons plus tard plusieurs tampons d’ouate trempês dans une solution faible de sublimèé.
Les douleurs phèriphériques seront plus ou moins efficacement combattues soit par l’application d’une pom— made morphinée, soit par des frictions légères de plusieurs minutes, répétés plusieurs fois par jour avec la pommade suivante :
Huile d'hydsciamine.s 7.4. 20 gr.
Féintare d'Oplut, 4 55, 5
âà 10 gr.
brome en ao ë
Enfin l'onguent gris, ou la vaseline mercurielle sont quelquefois employès en onctions sur la mastoïde.
2° Réfrigération. — L'application simultanée de liquides chauds à l’intérieur du conduit, et de liquides froids ou de glace autour du pavillon, est une méthode qui donne souvent à lolitzer de meilleurs résultats dans le traitement des mastoïdites, et dont le concours ne devra pas être négligé dans la simple éruption furonculeuse du conduit toutes les fois que les phénomènes inflammatoires et particulièrement la douleur dépasseront les limites habituelles. Il existe plusieurs manières de réaliser la réfrigération à l'extérieur de l’oreille. La plus simple consiste en l'application de compresses humides et froides sur l’apophyse mastoïde et en avant du tragus. C’est du reste un assez mauvais moyen, Car à peu près fatalement quelques gouttes de liquide dont sont imbibées les com-
LOU presses, tombent dans le conduit, font souffrir le malade et vont à l’encontre du résultat qu’on désire obtenir. On pourra dans les moments où on n’applique pas de compresses faire des onctions sur la mastoïde avec de longuent gris. |
L'application de glace renfermèe dans un sac bien clos évite l’inconvénient que nous reprochions aux compresses. C’est un bon moyen à condition que la glace soit bien pilée. Ps
Le meilleur procédé consiste cependant dans l’usage de l'appareil refrigérant de Liter, construit sur les indications de Politzer. C’est ‘un tube de plomb plusieurs fois repliè sur lui-même de façon à figurer un disque mêtallique portant une ouverture excentrique pour le passage du pavillon de l’oreille. La partie la plus large du disque s'applique sur l’apophyse mastoïde, la plus étroits passe en avant du tragus. Le tube de plomb est en communication avec un récipient rempli d’eau fraiche et situé à une petite hauteur ; l’eau après avoir parcouru les sinuositès du disque, en refroidissant les rêgions pèriauriculaires s'écoule dans un récipient situë au pied du lit. L’emploi combiné du froid et de la chaleur fait souvent rêtrocèder les symptômes inflammatoires : « Le froid, dit Hartmann, diminuant l’afflux sanguin, et la chaleur modérant les symptômes locaux. »
3 Sangsues. — Il est rare qu’on ait à les employer pour un simple furoncle de loreille. Trœæltsch dit n’y avoir jamais eu recours dans ce cas. Cependant l’intensité de la douleur pourrait les indiquer ; mais il faut se souvenir que pour en retirer un kènéfice réel, on doit les
CFO TREL appliquer au plus tard quarante-huit heures après le début des accidents (Lermoyez). On les pose le plus généralement en avant du tragus, dans une toute petite région, dont la limite antérieure ne s’écarte pas de plus d’un cenümètre du tragus, et qui finit en bas à la naissance du lobule de l'oreille. Quelquefois on les pose sur la région mastoïdienne. S'il s’agit d’un adulte quatre à six seront quelquefois nécessaires ; s’il s’agit d’un enfant une, deux ou trois suffisent. On aura soin de ne pas les appliquer toutes en même temps : et l’on pourra entretenir lécoulement une demi-heure ou une heure si les phénomènes inflammatoires l’exigent.
# Electrisalion. — Urbantschitsch en a obtenu des effets surprenants, dûs probablement à une action vasoconstrictive décongestionnante. IL se sert de courants induits faibles; met un électrode sur la-nuque, et l'autre au devant du tragus, fait des séances de cinq à dix minutes, qu’il répète deux fois par jour.
Leæ effets obtenus se traduisaient par une sédation le plus souvent marquée de la douleur, mais la marche de la maladie n’en était pas entravée (Lermoyez).