‹ Du Traitement Des Infections Péri-Utérines Aiguës Et Des SalpingitesChapitre 11 sur 30 · SIG · texte numérisé non relu

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Un deuxième point intéressant, c’est que l’emploi du vaccin semble déterminer une fonte beaucoup plus rapide que par le traitement médical seul, de la masse constatée par le toucher vaginal.

En effet, dans l’observation I, nous avons constaté, dès la première injection, une diminution considérable des phénomènes douloureux en même temps qu’une chute marquée de la température. De plus, en peu de temps, huit jours après la permière piqûre, on constatait une diminution très nette de la masse latéro-utérine qui était devenue complètement indolore.

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Cependant, comme nous le montre l'observation, la température qui était retombée à la normale, recommença bientôt à monter et à présenter de grandes oscillations. Il s’agissait, en effet, d’une femme infectée depuis longtemps déjà, et cette fièvre était en rapport avec une poussée d’annexite bilatérale accompagnée d’une phlegmatia. Une nouvelle série d’injections de vaccin antipyogène Pasteur, pratiquée à ce moment, eut une influence très nette sur les lésions annexielles qui fondirent rapidement, mais n’eut, par Contre, aucune action contre la phlébite qui évolua comme d'ordinaire, et qui obligea à maintenir la malade dans l’immobilisation stricte pendant longtemps. Mais il est certain que lorsque la femme sortit de l’hôpital au mois de décembre, elle ne présentait plus aucune lésion appréciable au toucher et lorsqu'elle fut revue au mois d’avril dernier, elle avait repris ses occupations habituelles et ne se plaignait plus d'aucun trouble fonctionnel.

De même, dans l’observation II, nous avons constaté

par l’utilisation du vaccin une régression rapide de la sasse latéro-utérine avec chute immédiate de la température; quant aux symptômes douloureux présentés par la malade, ils diminuèrent également très rapidement dès le début pour disparaître au bout de quelques jours.

Il semble donc permis de croire par ces faits, pris parmi beaucoup d’autres, qu’on peut attendre d’excellents résultats par l’emploi de la vaccinothérapie dans le traitement des infections péri-utérines.

IL est certain que la régression des lésions est obtenue beaucoup plus rapidement, que, non seulement elle peut permettre de limiter l’extension des lésions si elle est faite précocement et à des doses suffisantes, mais qu’encore elle permet d’en diminuer la durée et d’en atténuer la gravité.

2, — Action du vaccin dans les salpingites

Et ce que nous disons pour les infections péri-utérines semble encore plus exact en ce qui concerne les annexites. Nous avons réuni un certain nombre d'observations qui semblent, à ce point de vue, permettre les plus grands espoirs. Ges observations sont d’autant plus intéressantes qu'il s’agit, dans la plupart des cas, de malades qui se sont présentées à la consultation et qui, malgré les lésions marquées qu’elles présentaient, n’ont pas été dans la nécessité de rester à l’hôpital. Elles ont pu, au bout de peu de temps, vaquer à leurs occupations habituelles et mener en somme une vie relativement active sans être incommodées par leur annexite.

Nous verrons, par les quelques observations que nous

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avons recueillies, que l'emploi du vaccin antipyogène a permis de constater, d’une injection d’antipyogène à l’autre, une amélioration considérable dans l’état des malades, tant au point de vue des lésions locales qu’au point de vue des symptômes fonctionnels entraînés par celles-ci.

3. — Cas où le vaccin antipyogène doit être remplacé par un vaccin monovalent spécifique

Il ne faudrait pas cependant en conclure que toutes les infections pelviennes sont susceptibles de retirer toujours, de cette vaccinothérapie, les mêmes bénéfices. \

En effet, parmi les nombreuses malades qui ont été examinées et traitées à la consultation de M. le Professeur Lecène, il en est un certain nombre qui n’ont certainement pas été améliorées d’une façon satisfaisante par le tétra-vaccin antipyogène Pasteur.

Bien que les injections aient été pratiquées suivant la même méthode et aux mêmes doses, certaines annexites n’ont nullement réagi à l’emploi de 6e vaccin.

Et l'explication de ces échecs semble devoir être donnée par ce fait que toutes les annexites ne reconnaissent pas la même cause. En effet, si le vaccin antipyogène semble donner des résultats à peu près constants lorsqu'on se trouve en présence de malades atteintes d’annexites survenues à la suite d’un accouchement ou d’un avortement suivis d'infection puerpérale, en présence de malades atteintes d’annexites survenues à la suite d’infections utéro-vaginales banales, il paraît avoir des effets

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beaucoup moins heureux lorsqu'il s’agit de traiter un certain nombre de salpingites d’origine gonococcique.

Ici, en effet, les résultats observés sont très variables; alors que certaines malades sont certainement très améliorées par le vaccin antipyogène, d’autres au contraire, n’en retirent aucun bénéfice. Est-ce à dire que ces femmes ne peuvent retirer aucun avantage de la vaccinothérapie ? Certainement non. Mais il s’agit de cas où les lésions sont dues probablement beaucoup plus au gonocoque qu'aux germes d'infection secondaire; et ce qui vient à l'appui de cette théorie, c’est que lorsqu'on remplace le vaccin antipyogène par un vaccin antigonococcique (c’est le Néo-Dmegon qui a alors été employé dans le service pour ces cas), celui-ci donne les résultats que l’on obtient avec l’antipyogène dans les autres cas.

4, — Cas où le vaccin n'empêche pas l'intervention chirurgicale

Nous n’irons pas jusqu'à dire que la vaccinothérapie constitue la seule thérapeutique qui doive être désormais employée dans le traitement des affections gynécologiques : il est évident qu’un certain nombre d’annexites ne. sont que peu influencées par la vaccinothérapie, quelque soit le vaccin employé; et si on peut constater une amélioration des signes fournis par le toucher vaginal, certaines femmes continuent cependant à présenter des troubles fonctionnels tels que l’intervention chirurgicale est indiquée.

Toutefois, même dans ces cas où la vaccinothérapie semble avoir échoué, au moins en apparence, où elle

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semble n’avoir donné que des résultats cliniques peu nets, elle peut cependant donner des résultats au point de vue anatomique.

Et, à ce point de vue, nous avons en effet rapporté deux cas d’annexites opérées après un traitement vaccinothérapique; et si, dans un des cas, des circonstances opératoires difficiles n’ont pas permis de faire une chirurgie conservatrice, dans l’autre, au contraire, une hystérectomie fundique a été possible.

Il est évidemment difficile d'affirmer que la vaccinothérapie a une influence heureuse sur les résultats anatomiques, et les deux cas que nous rapportons ne sont pas suffisants pour permettre d’en tirer une conclusion définitive.

Malgré tout, il nous est peut-être permis d'émettre cette hypothèse que les difficultés opératoires pourraient être, au moins en partie, aplanies, si l’on pratiquait d’une facon systématique la vaccinothérapie dans les annexites avant l’intervention lorsque celle-ci est jugée nécessaire.

Nous terminerons cet exposé en indiquant la composition du tétra-vaccin antipyogène Pasteur, en indiquant la technique que nous avons suivie dans son emploi, et en donnant les raisons pour lesquelles nous avons cru devoir l’employer.

Küss, dans sa thèse, a rapporté une quinzaine d’observations relatives à des annexites d'origines diverses, qui avaient été traitées par le bouillon-vaccin Delbet. Les résultats qu'il semble avoir obtenus avec celui-ci ne sont certainement pas négligeables. Mais il paraît arriver à cette conclusion que la vaccinothérapie dans les annexites

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