‹ Du Traitement Des Infections Péri-Utérines Aiguës Et Des SalpingitesChapitre 28 sur 30 · OBSERVATION XVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVII

Mme H.…, sans profession, 24 ans. Annexite bilatérale post abortum.

Entrée le der février 1926 dans le service pour douleurs siégeant dans le bas ventre. La malade avait eu, Gepuis le mois d'octobre 1925, un retard de règles et elle fait une fausse couche le 12 décembre, Suites immédiates normales.

Mais dans la suite, la malade a continué à présenter des métrorragies d’abondance moyenne, mais à peu près continues, avec des caillots. ë

Huit jours après la fausse couche, ia malade a commencé à ressentir quelques douleurs dans le bas ventre, et à avoir des pertes blanches très abondantes.

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Depuis, les douleurs n’ont fait qu’augmenter, apparaissant irrégulièrement, empêchant le sommeil. En même temps, atteinte de l'état général, fièvre à 39°, asthénie, anorexie complète.

A son entrée à l'hôpital, la malade présente encore de l'anémie, elle a encore des hémorragies abondantes avec caillots volumineux et température à 38°. Annexite bilatérale.

Le 4 février, la température commençant à monter davantage, on fait une première injection de vaccin antipyogène de 1 cm“, qui a pour résultat de faire tomber la température et d'amener une sédation assez nette des douleurs.

A la suite d’une deuxième injection de 1 em“, la température tombe à 370, la malade ne souffre plus du tout. Cependant à l'examen, le cul-de-sac droit, dans lequel on avait constaté une masse annexielle de la grosseur d'une orange, douloureuse, le cul-de-sac gauche, dans lequel on avait constaté une masse également douloureuse, de la grosseur d’une mandarine, sont encore empâtés, mais beaucoup moins douloureux, L'amélioration après la deuxième injection est tellement nette que la malade sort immédiatement de l'hôpital, sans terminer son traitement, le 10 février.

Nous avons cependant pu avoir de ses nouvelles et elle nous écrivait le 25 avril que, après sa sortie, « elle avait fait des imprudences », qu’elle avait recommencé à souffrir et qu'elle était entrée à l'hôpital (sans dire lequel) où on l'avait opérée. Hystérectomie totale. Elle ajoute qu'elle a, depuis, « constamment des bouffées de chaleur, ainsi que de petites douleurs dans le ventre et qu'elle est d’une nervosité extrême ».

I est. probable que si la malade n'avait pas été améliorée aussi rapidement et si elle avait accepté de terminer son traitement, étant donné le résultat si net obtenu par le vaccin, elle aurait pu éviter la castration.

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