B. — CONDUITE DU TRAITEMENT MÉDICAL
Etudions donc maintenant rapidement quelles sont les grandes lignes du traitement médical classique, qu’il était nécessaire de suivre avant la pratique de la vaccinothérapie, car nous aurons l’occasion de montrer un peu plus
loin quels sont les réels progrès que l’utilisation des vaccins à permis de réaliser tant au point de vue de la durée du traitement qu’au point de vue de ses résultats immédiats aussi bien qu’éloignés.
Le traitement médical comporte avant tout l’immobilisation aussi complète que possible dans le décubitus horizontal le plus strict, car c’est là certainement la base de la thérapeutique médicale.
Il faut y adjoindre les injections vaginales aussi chaudes que possible, qui permettent de lutter avec une certaine efficacité contre les phénomènes douloureux. I] est bon d’ailleurs, pour obtenir une sédation plus marquée, d'y adjoindre les lavements chauds qui, en même temps qu'ils aident à combattre la douleur, favorisent l'évacuation intestinale, fait important, car il ne faut pas oublier les troubles surajoutés dus à la constipation si fréquemment rencontrée chez ces malades.
Enfin, dans de nombreux cas, s’il y a des risques d’extension au péritoine, si on se trouve en présence d’une cellulite pelvienne qui s’accompagne d’une réaction péritonéale, il importe de mettre une vessie de glace en permanence sur l’abdomen.
Et ce traitement, d’ailleurs, ne doit pas être employé seulement dans les infections péri-utérines aiguës ou dans les annexites aiguës.
En effet, dans les salpingo-ovarites chroniques, quelle que soit d’ailleurs la forme anatomique de l’annexite, qu’il s’agisse d’un pyosalpinx refroidi, qu’il s’agisse d’une salpingo-ovarite parenchymateuse avec adhérences, c’est ce même traitement médical, chaque fois qu’il peut être