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Nous rappellerons, à ce point de vue, qu’on avait préparé d’abord des stock-vaceins monovalents, c’est-à-dire ne contenant qu’une seule souche d’un microbe déterminé ; c’est en particulier le vaccin qui avait été employé par Brücke en 1906, vaccin antigonococcique ne contenant qu’une seule espèce de gonocoques.
On en vint à préparer ensuite des stock-vaccins polyvalents, c’est-à-dire contenant plusieurs souches d’une même espèce microbienne, car on connaît la diversité des souches, aussi bien du gonocoque que du staphylocoque ou du streptocoque.
On arrivait ainsi à augmenter les chances de déterminer la formation des anticorps spécifiques, chances d’autant plus grandes que la préparation contenait plus de souches d’une même espèce microbienne.
Enfin, on alla encore plus loin, et on finit par employer, non plus un vaccin polyvalent, mais bien des polyvaceins, c’est-à-dire contenant non seulement des souches différentes du microbe agent de l’infection en cause, mais encore des germes associés.
En effet, les salpingites en particulier, sont des affections qui ne reconnaissent pas un agent unique et, sans parler des salpingites metastatiques ou d’origine intestinales, les salpingites d’origine utérine ou vaginale ne sont pas toujours dues à un même microbe, puisqu'elles peuvent être dues, non seulement à une infection gonococcique, mais encore à une infection puerpérale, post partum ou post abortum, ou encore à des infections utérovaginales banales.
C’est pourquoi M. le Professeur Delbet s’est attaché
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à préparer un vaccin contenant, non plus une espèce microbienne déterminée, mais bien un ensemble des germes pyogènes, ceux que l’on rencontre avec une fréquence toute particulière dans les infections d’odre chirurgical.
Nous signalerons dans un chapitre suivant quels sont les inconvénients que présente l’utilisation du bouillonvaccin Delbet, en même temps que nous indiquerons la composition du tétra-vaccin antipyogène de l’Institut Pasteur, Sa composition, sa technique et ses indications dans les infections péri-utérines aiguës et dans les salpingitées aïiguës, subaiguës ou chroniques.
LES DIFFÉRENTS TRAITEMENTS DES INFECTIONS PÉRI-UTÉRINES AIGUES ET DES SALPINGITES
À. — INDICATION DU TRAITEMENT MÉDICAL DANS LES INFECTIONS PÉRI-UTÉRINES ET LES SALPINGITES
Lorsqu'on se trouve en présence d’une malade qui, à la suite d’un accouchement difficile ou d’un avortement, arrive à l’hôpital avec des signes de pelvi-péritonite diffuse, chez laquelle l’examen local fait constater un empâtement général des culs-de-sac, avec immobilisation de l’utérus, il ne faut pas songer à intervenir chirurgicalement. C’est là une thérapeutique qui est absolument con- ‘tre indiquée, étant donnés les dangers auxquels elle ex- -pose. Elle est d’ailleurs d'autant. plus inutile que ces phleg- -mons du ligament large, et que ces cellulites pelviennes sont des affections qui sont curables et même complètement curables par le traitement médical classique, tel que :nous le décrirons tout à l’heure.
‘De même lorsqu'on se trouve en présence d’une malade chez laquelle les signes locaux permettent de porter le diagnostic de salpingite aiguë, il ne faut pas non plus tenter de pratiquer une intervention chirurgicale. A la phase de début, en effet, quand il n’y a pas encore de sup-
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puration collectée, seul, le traitement médical doit être mis en œuvre. Autrefois, en effet, certains auteurs avaient préconisé l’intervention précoce, comme il est classique de le faire dans les appendicites, mais c’est là une pratique qui doit être absolument proscrite dans le traitement des annexites aiguës, étant donnée la gravité de l'opération chirurgicale pratiquée à ce stade,
Et ce qui est vrai pour les salpingites aiguës l’est éga--lement pour les salpingites subaiguës et pour les salpingites chroniques au moment des poussées qu'elles sont susceptibles de déterminer à intervalles plus ou moins éloignés.
Il faut bien dire d’ailleurs que l’examen local prati-qué dans cette phase aiguë ne permet pas de juger de l'étendue exacte des lésions réelles, et on conserve ainsi l’avantage d'apprécier les reliquats des lésions après refroidissement. Et c’est là un fait très important au point de vue de la conduite à tenir ultérieurement. L'’appréciation exacte du degré et de l'étendue des lésions permet en effet d'instituer un traitement en conséquence, soit les. soins médicaux prolongés, soit l’intervention chirurgicale, c'est-à-dire, suivant les cas, hystérectomie fundique, ou hystérectomie totale ou subtotale à froid.