‹ Du traitement des infections rhumatismalesChapitre 3 sur 9 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

I n’est pas de thérapeutique plus classique et Plus certaine, dans le traitement des affections rhumatismales, que l'emploi de l’acide salicylique.

Aucun des nombreux médicaments proposés pour remplacer celui-ci n’a pu offrir semblable sécurité lans son maniement, ni pareille efficacité dans ses ffets thérapeutiques.

Soit que l’on utilise la voie digestive, en donnant Jar la bouche du salicylate de soude, soit que l’on mprunte la voie cutanée au moyen d'onctions au salicylate de méthyle, le but que l’on recherche est le faire pénétrer dans l'organisme une certaine quantité d’acide salicylique; ce résultat atteint, les ffets favorables ne tardent pas à se manifester: iédation de la douleur, diminution du gonflement

t de la rougeur des articulations malades, chute de la

empérature, en un mot atténuation, puis disparition le l'affection.

Ces résultats, qu’une longue expérience a permis e contrôler d’une manière indiscutable, sont absoaiment constants, quel que soit le mécanisme invoué pour expliquer l’action du médicament à l'égard e l'élément étiologique entore inconnu de l'affection.

Et c’est bien à l’acide salicylique que les effets bservés doivent être attribués, puisque, quel que soit ; mode d'introduction du médicament, il est facile de bntrôler son cycle d'élimination en le recherchant lstématiquement dans les urines.

Une médication aussi efficace est cependant pas- {ble de quelques critiques, et l'excellence des résultats

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thérapeutiques ne saurait entraver la recherche des moyens de pallier aux inconvénients de cette méthodk L'administration du salicylate de soude par voi digestive présente d'assez graves inconvénients. Tou d’abord, diverses difficultés d'ordre pratique: pou tirer des vertus du produit tout l’avantage possible il est nécessaire de l’administrer aux doses relativemen fortes de 4, 6 ou 8 grammes, en solution étendue dont le volume doit atteindre ou dépasser un litre ce liquide doit être absorbé en 24 heures, par doses fractionnées et régulièrement espacées, si bien que pour être tout à fait rigoureux, on serait en drok d'exiger le réveil du malade au cours de la nuit @ pour le maintenir constamment sous l'influence du médicament, en dépit de sa rapide élimination. D’autre part, les cas ne se comptent plus où lon à obervé des troubles gastriques (douleurs nausées), ou des troubles nerveux (bourdonnement: d'oreilles, surdité passagère, céphalée). Si l’on élèw les doses, ces troubles s’accentuent et peuvent êtr remplacés par des symptômes plus graves encore Dans les cas les plus courants, dans les circonstance: les plus favorables, le malade qui prend plusieurs jours de suite une dose moyenne de salicylate de soude ne tarde pas à être rebuté: l’anorexie, les nausées sont les précoces manifestations de l’intolé rance de l’estomac, tant à l’égard du médicament lui même, que vis-à-vis de la quantité de liquide qu’on lu fait ingérer à jeun.

Le salicylate de méthyle présente l’avantage dk s’administrer par la voie cutanée: l’intégrité du tube digestif du malade se trouve ainsi respectée.

(1) LESNÉ, Société de Thérapeutique, 1921.

TAILLEURS (de Lausanne), La Pédiatrie pratique 25 Juillet 1921. ) pratiq

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Il agit d’ailleurs à des doses infiniment plus aiblés que le salicylate de soude (1 à ? grammes).

Son absorption, relativement lente, lui assure une ction prolongée.

Une ou deux applications par 24 heures sont suffisantes, si l’on a soin d'éviter, par un pansement >cclusif, l’'évaporation du médicament.

Toutelois, en regard de ses réelles quantités, le salicylate de méthyle présente un grave défaut qui e rend inapplicable dans la plupart des cas; c’est son odeur véritablement intolérable pour le malade t son entourage.

Eviter ou pallier dans une très large mesure cet nconvénient presque prohibitif, tout en conservant es avantages de la médication salicylée, constitue un déal thérapeutique qui se trouve réalisé par l'emploi lu. salicylate de dioxy-isobutyrate de propyle, ou \igolane.

C’est ce composé qui à été exclusivement utilisé, \ la satisfaction des expérimentateurs, dans les obervations que nous publions plus loin, dans des as justiciables soit du salicylate de soude, soit du alicylate de méthyle, c’est-à-dire, non seulement dans es cas de rhumatisme articulaire aigu franc, monoju polyarticulaire, mais dans toutes les algies rhumaismales, de même que dans la goutte, le lumbago, ertaines névralgies intercostales, les douleurs a rigore, etc.

L’Algolane, tel qu’il est délivré par ses préparaeurs en vue de son emploi thérapeutique, se présente ous la forme d’un liquide de couleur ambrée, d’odeur ion désagréable, peu pénétrante et qui ne persiste pas près évaporation.

__ Comme nous aurons l’occasion de le vérifier ci-

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après, il n’exerce aucune action irritante sur les téguments, même après des applications répétées; ce qui permet de l'utiliser pur, sans adjonction d'aucun excipient ou correctif et simplifie par là-même la médication.

De plus l’Algolane ne laisse aucune trace soit sur les tissus, soit sur les linges du malade.

Nous l'avons employé, chez l’homme, aux doses indiquées par les fabricants, soit dix gouttes par application, en onctions superficielles, pour une sur= face égale à celle de la paume de la maïn, en ayant la précaution, après l’application, de recouvrir la sur= face ainsi enduite avec une légère couche de coton cardé non hydrophile, recouvert lui-même d’un imperméable, le tout maintenu par un pansement légèrement serré. On peut également appliquer l’imperméable directement sur la région enduite d’Algolane, et mettre le coton au-dessus.

La chose importante est d'éviter l’évaporation du produit. Cette précaution est absolument indispen: sable ; dans les cas où elle a été négligée, il n'y à pas eu apparition d'acide salicylurique dans les urines, ce qui prouve que l'absorption de l'acide salicylique que l’on observe dans les cas traités avec une tech nique convenable, n’a pas eu lieu.

Ets en | ÉTUDE CHIMIQUE

L’ALGOLANE est un produit entièrement synthétique. C’est

l'éther salicylique d’un alcool primaire à fonction complexe, qui

possède par ailleurs une autre fonction alcool tertiaire et une fonction éther sel. Cet alcool répond à la formule suivante :

co?cèH7

Il peut être considéré comme dérivant de l’acide isobutyrique, L’acide butyrique étant représenté par la formule linéaire :

r (CH — CH? — CH? — CO?H Vacide isobutyrique possède une chaîne ramifiée

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