‹ Du traitement des maladiesChapitre 27 sur 64 · INTESTINS · texte numérisé non relu

INTESTINS

téméraire d’entrer dans ce sanctuaire de la médecine sans être permissionné, diplômé , si nous n’avions , pour nous excuser, notre envie non de bien dire , mais de bien faire , non d’être un savant , mais un simple ami contant à d’autres amis ce qu’il a vu , fait et pensé , engageant ces derniers à soumettre ce petit travail à qui de droit , avant de lui accorder le mérite que nous voudrions qu’il eût, celui de dire quelque chose d’utile et de consolant. Pauvre être que nous sommes, nous venons de naître à toutes les lumières que nous traitons , il nous est bien permis un peu d’enthousiasme ; nous n’avions jamais vu ni compris de si grandes choses dans la nature, nous sommes comme un enfant qui vient en instruire ses camarades, les conviant à le suivre, pour voir et juger de ces merveilles. Oui , nous restons dans notre simplicité, nous ne parlons pas le langage scientifique du vrai savant : nous savons peu de chose, nous le répétons; donc, pour nous, le ventre et non l'abdomen, est une vaste enceinte à fumier qui renferme des ruisseaux très sales qu’on nomme intestins , dans lesquels circulent , avec plus ou moins de facilité , de vitesse et

de trouble, des résidus de matières plus ou moins bien préparées par l’estomac, plus ou moins fournies de sucs, plus ou moins solides ou liquides, échauffées , échauffantes , colliquatives, spasmodiques , etc., dégageant des liquides âcres ou doux, acides ou fades, corrosifs ou savonneux , etc. De ces liquides découlent des fluides gazeux plus ou moins purs, connus sous les noms de vents, flatuosités, etc., genre de trouble pour lequel nous avons fait un article spécial qui suit celui-ci et s’en trouve le complément.

Pour ce qui concerne les embarras des voies intestinales, de quelque nature qu’ils soient , constipation ou diarrhée , atonie ou excitation , inflammation , etc., nous prions de voir aloès , avoine , belle-dame , centaurée , chenette , magnésie, séné, tilleul , violette.

Le magnétisme a une grande puissance sur cet organe. En général, les mains sont posées sur les flancs, les deux pouces rapprochés du nombril , puis on les descend jusqu’aux genoux, etc. Nous ne pouvons pas trop recommander l’eau magnétisée. Ce que l’on désirera obtenir avec elle , surtout dans ce genre de maladie, qu’on le veuille avec persévérance , on l’obtiendra.

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