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nomie animale. Chacun a pu observer et juger toute la puissance de ce trouble, mais peu de savants ont étudié toute la portée désorganisatrice d’un vent dans l’organisme humain. Un bon pet (qu’on nous passe l’expression) peut redonner la santé à tel individu, comme il peut tuer tel autre. On le trouve toujours mieux hors du logis que dedans. Il y a une immense étude à faire à cet égard , que nous laissons à la science. Disons ce que nous savons, et proposons ce que nous pouvons penser qui en débarrasse ou les annule.
Tous les êtres vivants respirent, à n’en pas douter. Respirer ou aspirer est synonyme. Aspirer, quoi? L’air qui nous environne. Cet air, introduit (en apparence) en plus grande quantité par la bouche que par toutes les papilles du corps, sort par les mêmes ouvertures. Il fait son entrée dans ce labyrinthe dans un état quelconque , qui se trouve modifié par le contact des molécules qu’il rencontre sur son passage. Il suffit qu’introduit dans les bronches, il y rencontre des contractions, résultat du feu de quelques tubercules pulmonaires , ou, dans l’estomac, la présence de quelques aliments qui y séjour-
maladies.
nent depuis un temps quelconque , et y forment, par leur stagnation, des acides plus ou moins caustiques, pour que lui-même se trouve irrité de ce voisinage, s’échauffe, fermente et fasse une explosion inévitable.
On comprend facilement qu’une soupe à l’oseille, un ragoût épicé de girofle, etc., un verre de vin , une tasse de café , un verre d’eau-de-vie , fassent ensemble un mélange de leur arôme particulier, qui, par leur diversité d’états, engendrera un autre arôme qui, grandissant dans des proportions effrayantes, troublera généralement tout ce qu’il touchera. Les nerfs qui tapissent et composent l’estomac, étant des individualités àSiférentes et toutes d’une sensibilité , d’une délicatesse incroyable, se trouvent agacés, irrités du contact de cet arôme et d’une digestion ainsi mal préparée et exécutée, qui a vicié l’air dans lequel ils puisent leur existence la plus pure ; ils se convulsent alors , et, par cette contraction, ils ferment l’orifice de l’estomac; les aliments enfermés dans cette enceinte, ainsi que dans les intestins, n’étant plus raréfiés librement par le va-etvient de cet air si nécessaire pour les aider dans leur nutrition, corrompent à leur